Is., liv
malgré les persécutions, aujourd'hui ils enseignent encore à Rome, sous les regards et la bénédiction du Pontife suprême.
L'Algérie les a vus venir à la suite des premiers conquérants pour travailler à la civilisation de ses plages barbares. Tunis, le Caire, Alexandrie et Constantinople les vénèrent. Jérusalem, Bethléem et Nazareth les voient réaliser ces paroles de l'adorable Maître : « Laissez venir à moi les petits enfants (1). »
A Smyrne, à Madagascar, dans les îles Seychelles. dans les Indes, dans l'extrême Orient, ils portent, avec les bienfaits de l'Évangile et la puissance de l'Église, l'ascendant de la France.
L'Espagne vient enfin de leur ouvrir ses portes, fermées jusqu'à ce jour par une aveugle obstination.
Le Nouveau-Monde les aaccueillis avec enthousiasme. Le Canada les a vus ouvrir la première école des enfants du peuple. Baltimore, New-York, les grandes cités américaines ont créé pour eux, par centaines, des écoles toujours florissantes. Demain, si leur nombre répond aux vœux qui les appellent et aux élans de leur charité, ils iront jusqu'aux extrémités du monde, sur les traces des missionnaires, annoncer Jésus-Christ, étendre son règne, servir l'Église et sauver les âmes.
Et ainsi, en récompense de leur zèle, de leur fidélité, de leur soumission sans réserve à la chaire infaillible de Pierre, l'Église communique à ces humbles Frères l'impulsion de sa vie, quelques reflets de sa beauté divine, comme une part'de son intarissable fécondité et de son éternelle jeunesse.