‹ Discours et panegyriques (volume 2)Chapitre 44 sur 84 · Ut positis compvehendere quœ sit Sublimitas et profundum · texte numérisé non relu

Ut positis compvehendere quœ sit Sublimitas et profundum

Ephes. ni, 18.

appuie toute sa doctrine, c'csl l'autorité même de l'Église, c'est l'autorité des Pères et des théologiens, c'est la tradition catholique dans sa splendeur et dans sa puissance.

Dans ses luttes avec le protestantisme, le saint Docteur ramène avec une grande habileté et une science profonde toutes les controverses au point central de la démonstration catholique, à la solution nécessaire de toute polémique religieuse, à la règle de foi. C'est surtout dans cette thèse fondamentale que se révèle l'argumentation pressante du saint Docteur et la force de cette intelligence qui va jusqu'aux preuves premières et les place dans une clarté que les sophismes de l'hérésie ne peuvent plus obscurcir.

La science de saint François de Sales a creusé plus loin encore. Il y a entre les dogmes catholiques, même les plus élevés, et les principes de la raison humaine ou les conclusions d'une philosophie digne de sa grande mission, des rapprochements pleins de lumière. Sur les traces des grands théologiens du moyen-âge, et surtout sur les traces du docteur Angélique, son maître préféré, saint François de Sales a exposé ces analogies, ces relations qu'il a puisées dans la connaissance approfondie de la nature humaine et des données de la raison.

Et, pourtant, je n'ai pas tout dit, et ilfaut monter encore. Sur les plus hauts sommets de la vie surnaturelle, au faite divin de la perfection chrétienne, il yalacharité de Jésus-Christ qui dépasse toute intelligence, toute science, et tout génie humain : Scire ctiam supereminentem scientiœ charitatem Christi (1).

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