‹ Discours et panegyriques (volume 2)Chapitre 49 sur 84 · il Corinth. an, il · texte numérisé non relu

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relie, disait-il encore, et, je pense, par inspiration céleste, toutes les contentions et disputes qui se font entre les catholiques dont la fin est inutile, et encore plus celles dont les effets ne peuvent être que dissensions et différends, surtout en ce temps plein d'esprits disposés aux controverses, aux médisances, aux censures et à la ruine de la charité (1). »

Le temps qui me presse me permet à peine de vous indiquer dans quelle mesure et avec quelle puissance saint Erançois de Sales est pour ce siècle le docteur de la vie surnaturelle.

Pas un de ses travaux ou de ses actes les plus secrets, pas une de ses pensées et pas une de ses paroles, pas un seul des conseils qu'il distribuait avec une si infatigable charité aux^lus humbles de ses diocésains et aux princes de la terre, aux magistrats et aux prêtres du Seigneur, aux religieuses et aux femmes du monde, qui ne soit inspiré uniquement par la foi et comme tout pénétré de la vie surnaturelle. Aujourd'hui encore, pour qui le contemple dans les récits de sa vie, dans ses écrits et dans les souvenirs qu'il a laissés à la vénération des peuples, François de Sales est toujours l'apparition suave et rayonnante de la bénignité et de l'humanité de notre Dieu Sauveur : Apparuit benignitas et humanitas Saîbatoris nostri Bel (2). Aucun saint ne peut reproduire avec plus de séduction aux regards de ce siècle la beauté divine de Jésus-Christ, aucun saint ne peut être plus puissant pour étendre sur les âmes le règne de la

i. Lettre à Bénigne Milletot, conseiller an parlement de Bourgogne, au sujet deson Traité des délits communs et eus privilégiés

ou de la puissance légitime des juges séculiers sur les personnes ecclésiastiques.

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