‹ Discours et panegyriques (volume 2)Chapitre 67 sur 84 · Psalm., xxxiv · texte numérisé non relu

Psalm., xxxiv

de son sang. Le pontife attesta dans un écrit solennel les détails de cette découverte; il affirma qu'il avait touché de ses mains ces reliques sacrées et toutes ces dépouilles augustes : omnia nostris manih/i*pertractanctes-

Les corps de sainte Cécile, de Valërien, dé Tiburce et d'Urbain furent transportés avec toute la pompe des grandes fêtes romaines et, au milieu de l'enthousiasme du peuple, dans la basilique restaurée.

Près de huit siècles s'écoulèrent encore avant qu'aucun regard mortel pût contempler lecorpsde l'angélique vierge. Une seconde manifestation glorieuse et comme une seconde résurrection lui était pourtant réservée. Le cardinal Sfondrate, du titre de sainte Cécile, voulut vénérer les reliques de sa sainte patronne. Le tombeau fut ouvert, le cardinal enleva la paroi qui fermait le cercueil de cyprès et le corps de Cécile apparut préservé de la corruption de la mort, intact et dans l'attitude où l'avaient admiré Urbain et Paschal. Les spectateurs croyaient entendre ces paroles de l'Époux céleste : Ne réveillez pas ma bien-aimée jusqu'à ce qu'elle le veuille elle-même. Nèque evigilare faciatis dilectam donec ipsa velit (1). Comme autrefois dans la chambre nuptiale, les parfums des roses et des lis s'échappaient de ces restes glorifiés et embaumaient le sanctuaire et des miracles nombreux, attestés parBaronius, Firent éclater la puissance de Cécile. Des fêtes magnifiques furent célébrées dans la basilique transtibérienne; le pape Clément VIII les présida, entouré des cardinaux et de plusieurs ambassadeurs des nations chrétiennes , au milieu d'une foule dont on pouvait à peine contenir les transports. Il en-

Page 1