Ibid., Consécration, deuxième partie
62 l'autel.
Autel ! autel! n'es-tu pas assez saiiu? Non, non; encore, encore. Les mystères que je dois porter sont si grands, si augustes, si redoutables !
Après l'huile des catéchumènes et le saintchrême, après les onctions qui achèvent mon baptême S encore des onctions! « 0 Dieu, confirme ce que tu as fait en moi : Confirma hoCyDeus,quodoperatusesinnobis.)yhePontiîe vient d'invoquer sur moi l'Esprit-Saint : « Descendat, quxsumus^ Domine Deus noster, Spi- Titus tuus sanctus super hoc altare ; pénètremoi davantage de ta force; unis, par une dernière onction, ma table à mes fondements, et consacre, par cette union, la perpétuelle stabilité de ma sainteté ^ »
C'est fait : l'autel est saint. Qu'on le pare de sa robe virginale ; qu'on le couronne de ses luminaires, ce Accourez, lévites, entourez l'autel du Seigneur, revêtez-le de ses blanches robes, et faites entendre un hymne nouveau, non plus le cantique de la pénitence, mais le joyeux