Monseigneur Richard, coadjuteur de Paris
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son champ. C'est la plus petite de toutes les semences. Mais lorsqu'elle grandit, elle s'élève au-dessus de toutes les plantes qui l'entourent et devient un arbre. » Dans cette parabole, Jésus-Christ prophétisait les prodigieux accroissements de son Église, si petite et si humble en ses commencements, aujourd'hui si vaste et si glorieuse. On peut l'appliquer à toutes les grandes œuvres où s'écoule la vitalité de l'Église, et en particulier à la Société charitable dont nous célébrons présentement les Noces d'Or. Elle ne prévoyait pas, certes, les magnifiques développements qu'elle devait prendre dans le monde entier, lorsque, réduite à un petit nombre déjeunes gens, elle s'essayait à vivre. Mais, cinquante années se sont écoulées depuis son origine, et maintenant le grain de sénevé est devenu un grand arbre.
(( Jubilemus Deol Chantons à Dieu notre joie ! » Tel est le cri de votre cœur. Messieurs, après ce cinquantenaire de généreux efforts et de faveurs divines. Ce cri fait tressaillir dans la tombe où ils dorment, ou plutôt dans les cieux où ils vous ont précédés, les milliers
de justes qui ont appartenu à votre Société. (( Nous avons assurément une Conférence en Paradis, écrivait Frédéric Ozanam, car plus de raille des nôtres, depuis vingt ans que nous existons, ont pris le chemin d'une vie meilleure ^ )) Et combien depuis cinquante ans! Le ciel et la terre sont donc en fête. C'est bien, réjouissez-vous, faites votre jubilé ! Jubilate Deo ! Vous avez mille fois raison ; car votre Société est grande et sainte, dans son but et ses moyens, et Dieu l'a consacrée pendant un demi-siècle par d'admirables bénédictions. C'est ce que je me propose de vous rappeler dans ce discours pour votre édification et votre encouragement.