PSALM., CXXVII
c'est la femme sage qui édifie sa maison, la femme douce qui remplit de joie le cœur de son époux, et double le nombre de ses années ; c'est la femme simple qui méprise l'apprêt ridicule de sa personne, les surcharges d'ornements, et le culte exagéré des vêtements.
C'est la femme aimante, prudente; chaste, modeste, bénigne, soumise, qui, dans chacune de ses actions, fait bénir le nom de Dieu. Pour être cette femme, vous n'avez pas besoin d'aller chercher bien loin votre modèle, il suffira de vous souvenir de la mère près de laquelle vous avez grandi.
11 faut donner : jusqu'ici vous avez beaucoup plus reçu que vous n'avez donné ; maintenant vous serez vous-même immolée au bien des autres, vous serez glorieusement condamnée à faire à d'autres cœurs et à d'autres vies ces saintes prodigalités d'amour et de dévouement dont le cœur de la femme est si riche.
J'ai fini, mes Frères ; il ne me reste plus qu'à vous demander une grâce : vous êtes venus pour honorer par votre présence l'union de deux jeunes gens, vos parents et vos amis ; de deux jeunes gens par lesquels se rapprochent les deux plus grandes noblesses qui
soient au monde, noblesses de la foi et des vertus chrétiennes ; faites davantage, et puisque vous savez tous prier encore, unissez vos voix à la mienne, et demandons pour ces enfants que nous aimons des grâces sans mesure, plus encore que des jours prospères.
Ainsi soit-il.