‹ Discours et panégyriquesChapitre 20 sur 86 · Isaï., cap. xxxiv · texte numérisé non relu

Isaï., cap. xxxiv

56 DISCOURS sur l'oeuvre

gieuse faiblesse de notre esprit, ni ignorer que tout mouvement intellectuel s'accomplit entre des rivages étroits et escarpés, qui souvent nous dérobent les perspectives de la vérité. Mais, d'autre part, nous savons que Dieu ne refuse rien à notre misère, et qu'il dépend de nous que le vicie cle notre ignorance soit comblé par la plénitude divine. L'erreur est une imperfection, elle peut devenir un crime : c'est lorsque, se reconnaissant elle-même, elle refuse de s'avouer, et oppose aux traits lumineux et pénétrants cle la vérité le bouclier d'une inflexible opiniâtreté. Alors elle devient une puissance de mort et malheur aux vaincus !

Ce caractère odieux de l'erreur s'était révélé aux jours mêmes de la prédication du Sauveur, et, pour nous prémunir, Jésus-Christ l'avait publiquement flétri clans la personne des pharisiens et des scribes : — « Défiezvous, disait-il, de ceux qui vous approchent revêtus de la peau des brebis, et qui intérieurement ne sont que des loups ravisseurs1. » —

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