Luc, cap. x
faut l'honorer. « Les pharisiens accusent Madeleine, dit un orateur sacré1, Jésus la défend; les pharisiens la méprisent, Jésus l'exalte; les pharisiens l'appellent une grande pécheresse, Jésus la proclame une grande sainte ; les pharisiens la croient indigne de toucher même les pieds d'un prophète, Jésus la déclare cligne des embrassements d'un Dieu ; les pharisiens voudraient lavoir honteusement chassée delà salle du festin, Jésus lui ouvre les portes du ciel. » Il l'a si bien réhabilitée qu'au bout de deux années on n'ose plus se plaindre que des prodigalités de son amour; mais, sur ce point même, Jésus ne souffre pas qu'on lui fasse cle la peine, et il promet à ses prodigalités l'admiration des siècles futurs.
Privée par la mort de la présence cle son bien-aimé, Madeleine n'est pas privée clés grands biens qu'elle tient de sa miséricorde. La première, elle a la joie de voir son maître ressuscité. La première, elle entend sa voix si chère l'appeler par son nom : Marie ! La première, elle a l'honneur d'être l'apôtre du grand