‹ Discours et panégyriquesChapitre 77 sur 86 · Summ. Theol, II« II* P., qucest. 81, a. 8, ad · texte numérisé non relu

Summ. Theol, II« II* P., qucest. 81, a. 8, ad

DU B. JEAN BERGHMANS. 323

découvre deux éléments : la pureté et la fermeté, muuditia,m et fîrmitatem1 . Non pas cette pureté restreinte, qui consiste dans l'exemption des souillures grossières d'un vice qu'on ne peut nommer sans rougir ; mais ce dégagement parfait des choses de la terre, qui permet à Dieu de s'appliquer à notre âme et notre âme de s'appliquer à Dieu. Les biens inférieurs nous sollicitent et nous attirent, et de leur mélange avec notre âme naît une souillure qui ternit son éclat et repousse les rayons du soleil éternel. Quiconque veut être conduit par la lumière céleste jusqu'aux sommets de la perfection, quiconque veut être saint, doit concevoir une profonde horreur pour toute espèce de faute, si légère qu'elle soit, et s'appliquer à produire en lui cet état que tous les maîtres de la vie mystique ont placé à l'origine de la sainteté, et qu'ils appellent la pureté de l'âme. Mais ce n'est là que le côté négatif de la sainteté. Après avoir purifié l'âme, et entouré d'une garde vigilante toutes les portes par où pénètrent en nous les attraits du monde inférieur,

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