‹ Discours et panégyriquesChapitre 78 sur 86 · Summ. Theol., in c · texte numérisé non relu

Summ. Theol., in c

la sainteté s'empare de tout l'homme, de son esprit, de son cœur, de sa mémoire, de ses sens, et les tourne vers Dieu. Elle les tourne vers Dieu non pour un instant, mais pour toujours. Elle les étreint, les immobilise et les contraint de produire tous leurs actes, les grands et les petits, dans la direction du bien suprême qui, en se proposant comme dernier terme de notre vie, veut être aussi, conjointement avec notre volonté, l'universel principe de tout ce qui se fait en nous. C'est la fermeté, firmitas. Le vieil Aristote la considérait comme la condition essentielle de toute vertu. « Pour être vertueux, disait -il, il faut agir avec une immobile fermeté : ad virtutem necesse est firmiter et immobiliter operari i ; » mais combien plus, quand il faut ordonner toutes les vertus et tous leurs actes vers un but unique, sans jamais le perdre de vue, et sans jamais fléchir dans sa route autrement que par ces mouvements indélibérés, et en quelque sorte fatals, qui nous viennent de notre corruption native. Le saint affermit donc

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