‹ Discours et plaidoyers politiques de Me [L] G (volume 3)Chapitre 37 sur 44 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

DE LA TRANSFORMATION DE NOS QUATRE CONTRIBUTIONS DIRECTES EN UN IMPÔT SUR LE REVENU DIVISÉ EN CINQ CÉOULES.

La contribution directe est la part que chacun, citoyen ou étranger, résidant dans un pays, doit prélever sur ses ressources annuelles pour coopérer aux dépenses de l'État, en échange de la sécurité, de la protection dont il profite pour la jouissance de ses biens ou pour l'exercice de sa profession.

Elle ne saurait être égale pour tous, car les avantages que chacun retire de la société sont essentiellement variables, suivant le travail auquel il se livre ou les capitaux dont il dispose.

Quelques-uns soutiennent qu'elle doit être progressive; c'est-à-dire croître, non seulement en raison du revenu, mais d'après une série progressive qui hausse le taux de l'impôt à mesure que s'élève le chiffre même du revenu. Mais quelle devrait être la raison de cette progression ? Il faudrait la fixer arbitrairement ; et, dans une matière où doit régner le plus grand esprit

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