TOAST DE M. LÉON SAY
Je vous remercie des termes élevés dans lesquels vous avez apprécié la présence à Cherbourg des présidents des deux Chambres aux cdtésde M. le président de la République.
Vous avez raison. Nous sommes venus ici pour achever l'œuvre du 14 juillet.
Nous, qui confondons dans un même sentiment l'armée de terre et l'armée de mer, nous sommes venus saluer à Cherbourg, le pavillon de la marine, comme nous avions saluée à Paris, les drapeaux de l'armée.
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J'ai lu tantôt sur l'inscription d'un des monuments de votre ville que Napoléon avait rêvé de réalisera Cherbourg les merveilles de FÉgypte.
Nous, nous n'avons rien rêvé (Applaudissements), nous n'avons pas cherché de modèle dans Tantique Egypte ; mais nous avons vu réaliser les merveilles de la France maritime.
Ces merveilles vivantes parlent bien plus à nos cœurs qne les merveilles mortes d'une Egypte imaginaire, car elles sont le gage de l'avenir, puisqu'elles en sont la sécurité. {Applaudissements,) Vous représentez les habitants d'un département maritime qui nous est cher, vous êtes, Monsieur le maire, à la tète d'une population dont le cœur bat à Tunisson du nôtre.
C'est une population qui aime la France, la République et la iher : la France, qui lui donna le jour; la République, qui lui donna la liberté; et la mer, qui, lui donnant l'espace, sollicite son génie d'entreprise et lui promet les richesses du monde.
Les paroles de M. Léon Say ont été couvertes d'applaudissements enthousiastes, et la personne du président du Sénat a été i'objet d'une manifestation très significative.