SAINT-MANDÉ
campagne politique avant Theure. Nous sommes ici en famille. Je vous remercie, les uns et les autres, d'avoir amené vos femmes, vos filles et même vos bébés. {On rit.) On n'est jamais trop nombreux quand on est enAre amis. [Vifs applaudissements.)
Je ne ralentirai pas davantage le cours de vos plaisirs. Avant de nous quitter, permettez-moi de vous remercier franchement, loyalement, du plaisir que vous m'avez causé. Je vous remercie, et au revoir! {Applaudissements prolongés. — Cris répétés de : Vive la République I Vive Gambetta!)
Prononcé le 29 juillet 1881
(Séance de clôture) A LA CHAMBRE DES DÉPUTES
Les pouvoirs de la Chambre élue le 44 octobre 4877 expiraient le 44 octobre 4884. Le gouvernement décida, après quelques hésitations^ de fixer aux dimanches 24 août et 4 septembre les élections législatives ^; la Chambre des députés tint sa dernière séance le 29 juillet.
Nous reproduisons, d'après le Journal officiel, le compterendu de la dernière partie de cette séance.
M. LE PRÉSIDENT. - • Messicurs, j'ai reçu de M. le président du conseil le décret suivant :
« Le Président de la République française,
(c Vu Fart. 2 de la loi constitutionnelle sur les rapports publics,
« Décrète :
« Article premier. — La session ordinaire du Sénat et de la Chambre des députés est et demeure close.
« Art. 2. — Le présent décret sera porté au Sénat par M. le ministre des affaires étrangères, et à la Chambre des
i. Le 26 juillet, la Chambre avait discuté une question, transformée en interpellation par M. Clemenceau, sur la date des élections. Elle avait voté par 218 vuix contre 201 Tordre du jour pur et simple réclamé par le président du conseil. M. Clemenceau avait proposé un onire jour portant que « la fixation inattendue des élections générales à une date aussi rapprochés, alors que la convocation des réservistes indiquait une clate ultérieure, aurait le caractère d'une surprise et constituerait une manœuvre électorale ». — L'ensemble du budget avait été voté dans la séance du 29.
députés par M. le président du conseil, ministre de Tinstniction publique et des beaux-arts.
« Fait.à Paris, le 29 juillet 1881 .
u Jules Grévy.
« Par le Président de la République,
« Le président du conseil, ministre de l'instruction publique et des beaux-arts,
« Jules Ferrt. »
Acte est donné de ce décret, qui figurera au procès-verbal de la séance et sera déposé aux archives.
M. LE PRÉSIDENT. — Messieurs... {Mouvement d'attention), nous allons nous séparer, et je ne voudrais manquer ni à des précédents hautement établis ni aux sentiments de gratitude et de reconnaissance qui m'animent, en négligeant de rendre à la Chambre tout entière, sans distinction de nuances et de partis, le témoignage du concours toujours fidèle qu'elle m'a prêté et qui m'a fortement soutenu dans la tâche si difficile et si nouvelle pour moi, comme on a pu le reconnaître quelquefois, qui m'était imposée.
Si j'ai pu, pendant ces trois années, être de quelque utilité dans vos délibérations, je ne m'illusionne pas, messieurs ; je sais que je le dois autant au concours de mes collègues qu'à l'assiduité, à la bonne volonté, à l'énergie persévérante que j'ai apportées dans l'exercice de mes fonctions.
U ne me conviendrait pas, et il ne conviendrait pas à cette Assemblée que je la retinsse plus longtemps, et que, sortant de la réserve que je dois garder, j'entrasse dans le domaine de la politique future.
Le suffrage universel tiendra prochainement ses grandes assises. C'est à lui qu'il appartiendra, dans la plénitude de sa puissance et de sa liberté, de juger votre œuvre, Messieurs, qui, comme celles de toutes