‹ Discours et plaidoyers politiques, publChapitre 75 sur 101 · BANQUET DE PONT-L'ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

BANQUET DE PONT-L'ÉVÊQUE

que règlement à modifier, quelque nouvelle institution à fonder. {Nouveaux applaudissements.)

Quant à moi, Messieurs, comme je vous Tavais dit il y a quatre ans , et comme ma présence ici vous le prouve, j'ai tenu ma parole; je vous tiendrai encore parole, et si vous avez besoin de moi, je serai tout à vous. {Vive adhésion et applaudissements.)

Je bois donc à l'industrie chevaline du Calvados et des beaux déparlements qui le bordent, et je bois. Messieurs, à votre excellente solidarité républicaine, car il importe assez peu, en fin de compte, qu'il en soit resté trois sur sept. {Bires approbatifs,) Le progrès est dessiné, l'orientation est marquée, et je connais trop bien l'esprit de ces populatfons pour douter de l'unanimité à la première épreuve. {Marques de vive approbation. — Applaudissements.)

J'ignore si, dans cette assemblée, il en est qui n'ont pas encore épousé la cause commune de la nation ; s'il y en a, je fais appel à leur patriotisme et je les ajourne à quelques années; alors, il n'y aura plus ni dissidences, ni divisions; je reviendrai d'ici là au milieu de vous ; mais ce jour-là, au grand jour de la fête prochaine, — car qu'est-ce que c'est que trois ou quatre années dans la vie d'un peuple? — nous trouverons tous les Normands unis sous le drapeau de la République. {Applaudissements et acclamations prolon^ gés. — Marques unanimes d*app7*obation. — Toute Cassis^ tance se lève. Les convives du banquet se rapprochent et se pressent autour de M. Gambetta pour le saluer et le féliciter.)

En qaittant le banquet, M. Gambetta s'est rendu à la gare. Le train qui le ramenait à Paris s'est mis en marche au milieu des cris de : « Vive Gambetta ! » poussés par la foule qui avait franchi les barrières et envahi le quai de la gare. La ville était brillamment illuminée.

Prononcé le ^5 octobre 1881 AU BANQUET DU HAVRE

Nous raconterons dans le volume suivant quels furent, pendant les mois de septembre et d'octobre i88i, les principaux incidents politiques qui préparèrent la chute du cabinet présidé par M. Jules Ferry et Tavènement du ministère du \ 4 novembre.

M. Gambetla, qui avait passé la fin du mois de septembre en Allemagne, était revenu à Paris le iO octobre. Après avoir eu, le i^ octobre, une première entrevue avec le président de la République, il accepta l'invitation qui lui avait été adressée par la municipalité du Havre à visiter le port de cette ville.

Nous reproduisons, d*après la Bépublique française, le compte rendu sténographique du banquet du Havre :

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