TOAST DE M. PEUVELEY, DÉPUTÉ
« Mes chers concitoyens, j'ai Thonneur de vous proposer de porter un toast au chef vénéré de l'Etat, au président de la République, à M. Grévy {Applaudissements et acclamations.)
« Pour être le fidèle interprète de vos sentiments, laissezmoi dire ici, Messieurs, tout ce que nous pensons de son patriotisme, de sa loyauté, de la rectitude de son jugement et des services immenses qu'il a rendus au pays, à la démocratie et à la cause de la République ; toutes ces cboses sont profondément gravées dans nos cœurs, et certes il n'est pas nécessaire de vous les rappeler longuement. Sans doute sa tâche est loin d'être accomplie, car plus les ser-
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vices rendus par lui ont été considérables dans le passé, plus nous sommes autorisés à compter sur son patriotisme et sur son dévouement pour Tavenir.
« En ce moment, la République s'affirme de plus en plus ; elle prend racine dans le pays, et c'est alors que toutes les grandes réformes apparaissent eu môme temps de plus en plus nécessaires. Il faudra, — et je ne doute pas le moins du monde de ses intentions à cet égard, — il faudra que les aspirations du suffrage universel telles qu'elles se sont récemment manifestées reçoivent une solution. Quant à moi, j'ai la profonde conviction, ou plutôt j*ai une telle foi en la loyauté, en Tesprit politique de celui qui est à la tête du gouvernement de la République, que je ne doute pas un instant qu'il se conforme aux décisions et aux désirs du suffrage universel. J'ai Tespoir qu'il en donnera une nouvelle preuve; et eu conséquence, mes chers concitoyens, je crois répondre à votre sentiment en vous proposant le toast que j'indiquais tout à l'heure-:
t< A M. le président de la République! A M. Jules Grévy ! » (AppUtudissem^nts,)