‹ Discours et rapports de RobespierreChapitre 7 sur 54 · Contrat social, livre III. chap. iv · texte numérisé non relu

Contrat social, livre III. chap. iv

3. J.-L. WraDEH berger. Essai sur le système de politique étrangère de J.-J. Rousseau; La République confédérat&e des petits États (Paris, 1900), p. 281.

INTRODUCTION

de la République; c'est un sentiment, et non une suite de connaissances; le dernier homme de l'Etat peut avoir ce sentiment comme le premier1. » Mais, dans la pensée de Montesquieu, cette vertu politique n'est point tout à fait distincte de la vertu morale; elles sont unies Tune à l'autre par un lien constant : « L'amour de la patrie conduit à la bonté des mœurs, et la bonté des mœurs mène à l'amour de la patrie. Moins nous pouvons satisfaire nos passions particulières, plus nous nous livrons aux générales2. »

Il semble bien que cette conception de la vertu soit celle que Robespierre ait adoptée. Il est ici «le disciple de Montesquieu, et il lui emprunte jusqu'aux expressions par lesquelles il traduira sa pensée : a Quel est le principe fondamental du gouvernement démocratique ou populaire, c'est-à-dire le ressort essentiel qui le soutient et qui le fait mouvoir? C'est la vertu; je parle de la vertu publique qui opéra tant de prodiges dans la Grèce et dans Rome, et qui doit en produire de bien plus étonnants dans la France républicaine; de cette vertu qui n'est autre chose que l'amour de la patrie et de ses lois 3. v, Mais, pour lui comme pour Montesquieu, « l'amour de la patrie suppose ou produit toutes les vertus4 » et devient ainsi un élément fécond de perfectionnement moral. Là encore, Robespierre pose en prin-

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