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dans la même proportion. (C’est triste à dire, mais 1l serait funeste de l’ignorer ou de Île taire: dans un ancien pays couvert d'une population nombreuse, surtout S'il est exposé aux fluctuations du commerce et de l’industrie, la misère.
la misère seule, jointe à la restreinte morale dont il est parlé plus haut, peut poser des bornes à l'accroissement de la population pauvre. Mais il faut donc laisser périr les pauvres ?—Non; mais je dis qu: l'état et Les publicistes doivent fran aiement avouer leur impuissance à cet :" d,et laisser le soin des pauvres à la religion, qui possède mieux qu'eux le secret de soulager les misères humaines.
qu'on ne peut prévenir, Que ‘“hacun donc, à la voix de la religion, soulage autant qne possible les misères qui l’environnent, et s’en rapporte por le reste non aux utopistes, mais à Dieu,qui
a voulu que le monde fût ainsi fait. Et
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n’allons pas, insensés que nous sommes, murmurer contre la providence. Nous voudrions qu’il n’y eût pas de misères parmi les hommes: désir bien louable sans doute. Mais sil n'y avait pas la misère à craindre, dites-moi, qui porterait les hommes, en l'absence d’un mobile plus relevé, à la prévoyance,à l'économie.
au travail, à la bonne conduite ? Vous le voyez, 11 y a dans la misère humaine un précieux et constant enseignement ; il y x du bien jusque dans les maux que Dieu nous envoie
Je vous disais, il y a quelques instants, que Louis Blanc est le moins déraisonnable de nos utopistes modernes : son système est spécieux, en ce qu'il est
empreint d’une pensée généreuse. Aussi
fait-1l fureur parmi la jeunesse, et pour cette raison je vais m'y arrêter un moment.
L'association universelle et solidaire de
l'industrie de l’apôtre socialiste, se réduit, en fin de compte, à faire d’une société d'hommes un vaste atelier, où chacun.
produisant selon ses facultés, consommerait néanmoins selon ses besoins. Il y à un fonds de secours destiné aux vieillards, aux malades, aux blessés, etc.
Cet et cœtera est de Louis Blanc, et comprend sans doute le restant du catalogue des misères humaines. Aussi, voilà, d’un trait de plume, toutes ces misères bannies d’entre les hommes.
L'ouvrier n’a plus à se préoccuper de l'avenir ; l'association lui donne ‘ selon ses besoins, ” quelle que soit la somme ou la valeur de son travail : etassistance lorsqu'il sera vieux, malade, blessé, etc.
Bien fou donc serait l’'ouvrier qui ne se hôterait pas de jouir au plus tôt des douceurs de la famille. Le résultat est facile à prévoir. À présent que l’ouvrier Wa qu'un avenir incertain devant lui :
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que les misères qui l'entourent lui pré sagent un sort semblable pour ses vieux jours, surtout s’il se charge d'une famille : si dans ces circonstances, dis-je, les populations tendent à dépasser les moyens de subsistance, que sera-ce lorsque les
classes laborieuses n'auront ou croiront
n'avoir plus rien à craindre pour Ja
satisfaction de leurs besoins ? Comme Louis Blanc ne fournit pas le moyen d'échapper à cette loi universelle de la nature dont nous venons de parler, il arrivera bientôt que sa société ne sera plus qu'une immense aumônerie, sans ammnônier encore ; car il n’y aura plus de riches pour faire l’aumône. Voilà où conduit toujours l'oubli des lois de 1n nature.
Je ferai grâce à Louis Blanc de plusieurs autres lois de la nature qu'il met egale-
ment en oubli, dans son plan d'association
Ses
universelle et solidaire. Par exemple qui
lui a promis le dévouement personnel et
de famille, qui portera Iles bons travailleurs, sans détruire chez eux toute émulation, à renoncer à une partie du fruit de leur travail pour l'avantage des travailleurs médiocres? Un pareil dévouement ne s'est vu qu'une fois, en petit et pendant quelque temps seulement, parmi les premiers chrétiens de Jérusalem ; et je ne crois pas leur faire injure, en pensant que la croyance à la fin prochaine du monde, qui semble avoir régné parmi eux, eatrait pour quelque chose dans ce dévouement extraordinaire. Puis, je me trompe fort, ou il serait bien difficile à Louis Blanc, ou à ses disciples, de trouver un grand nombre de sociétaires de l’espèce des premiers chrétiens.
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ciations formées sur le principe proclamé par notre réformateur; mais le temps ne leur a pas encore imprimé le timbre de la viabilité. Puis, il ne faut pas comparer des associations particulières d'ouvriers qui se connaissent, qui se choisissent, avec l'association universelle que rêve Louis Blanc.
Au reste, ce plan, fut-il réalisable, avec les hommes tels qu'ils sont, irait bientôt sengouffrer, avec Îa société entière.
dans l'abime d’un paupérisme universel, signalé plus haut comme la conséquence inévitable d’une loi constante de la nature organique.
Oh! messieurs, vous surtout mes
Jeunes auditeurs, qui vous laissez si
facilement illusionner par les utopies sociales, qui s'appuient d'une pensée noble ou généreuse, méfiez-vous de tous
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ces plans de réforme qui vous offrent en perspective le retour soudain du Paradis Terrestre sur notre globe ; tout cela n'est qu'un vain mirage, forme fantastique que revêtent les vapeurs du désert aux yeux du voyageur égaré. Méfiez-vous de tout ce qui vous transporte en dehors du monde réel, et des sentiers sûrs de la nature. Elle est assez belle la nature, pour qui se donne la peine de la connaître et de l’étudier, et elle ne trompe jamais.
N’allez pas tomber dans la fatale et trop commune erreur que le progrès git dans le nouveau. Bien souvent, il consiste à rectifier d'anciennes idées, faussées par l’action du temps, ou demandant seulement une application modifiée d'après un changement de circonstance. Trop souvent on parell cas, on coupe le fil de la tradition ; au lieu de rectifier ou de réformer, on proscrit, on détruit l’idée même, et un demi-siècle après, sinon
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plus tôt, on s'aperçoit qu'on à commis une énorme bévue.
Luther veut réformer, et l'imprudeni s'arme de l'idée du ‘“ jugement privé, ” quiest la négation del'autoritéspirituelle.
et une partie du monde chrétien se trouve aujourd'hui sans autorité, sans guide en fait de religion, et les âmes faibles et impressionnables v sont livrées aux inspirations les plus extravagantes, ei qui font la honte du christianisme.
Ajoutez à cela qu'un bon nombre de ceux à qui on a persuadé qu'il leur appartenait de se faire une croyance religieuse, ont trouvé que le plus court était de n’en chercher aucune.
Voltaire veut la tolérance religieuse, et l’'audacieux s'attaque aux christianisme même, et brise le frein religieux parmi
le peuple, qui est devenu ingouvernable.
au point que les disciples les plus éminents de l'Erostrate moderne en sont réduits à supplier l'Eglise de sauver la société qui se dissout.
Rousseau entreprend de démontrer
l'abus qu’on avait fait du droit divin, ei il pouvait accomplir son œuvre avec utilité, en ramenant ce principe vrai à une application rationnelle. Au lieu de cela, le téméraire répudie la maxime omnis polestas à Deo, et il enseigne que toute puissance vient du peuple. Il en est résulté que, de conséquence en conséquence, le citoyen Proudhon, avec sa sauvage logique, en est venu à pouvoir nier toute puissance, toute autorité quelconque, à repousser inème l'Etat serviteur de Louis Plane, et à crier + Vive l'anarchie !”
Terminons par un exemple qui des
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dans la vallée des intérêts matériels.
Lors de la grande révolution franaise, emporté par les haines séculaires qu'avait soulevées l’ancienne féodalité, on se mit à crier haro contre la grande propriété, et à diviser le sol par petits lots pour avoir, disait-on, un peuple de propriétaires. C'était une belle idée en théorie ; maisilen est résulté en pratique que la France, plus peuplée d’un tiers que l'Angleterre, avec un meilleur sol et un meilleur climat, produit par son agriculture infiniment moins que sa rivale, ce que l’on attribue principalement au morcellement du sol qui, en France. ne peut admettre Ia grande culture. Tout n'était donc pas mauvais dans la grande propriété, il fallait rectifier, réformer, mais on a trouvé mieux de détruire.
La question à l’ordre du jour à l'heure qu’il est, c'est le paupérisme ; on veut qu'il n’y ait plus de pauvres, mais avec les moyens que l'on propose pour parvenir à ce but, on ne parviendra qu'à faire disparaitre les riches. Que l’on avise à une meilleure distribution des richesses, à la bonne heure : mais que l'on ne tarisse pas ln source même de la richesse, en étouffant l’émulation, mobile des orands efforts.
Au reste, il faut commencer par le commencement : si l'on veut que Îa lumière se fasse au milieu de notre chaos social, il faut avant tout trouver un ouvrier à ce grand œuvre, et il n'y en à pas d'autre que l'intelligence. Org'anisons intelligence, ouvrons-lui la voie, éparwnons-lui des Juttes ingrates, laissons-la employer toutes ses énergies à l’avance-
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moyen d'arriver paisiblement au plus
haut degré de bien-être auquel il nous est permis d'atteindre.
Il y à une histoire intéressante à faire, c'est celle des efforts et des transformutions de l'intelligence, pour conquérir ou conserver son héritage naturel, le gouvernement du monde. {] serait beau voir une plume érudite et habile prendre les sociétés à leur origine, nous y montrer l'intelligence se débattant au milieu de:
éléments grossiers et discordants qu'elle avait alors sous la main, et s’efforçant d'établir l'autorité et l'ordre au sein de la barbarie primitive. Dans l'Inde, sous l'inspiration d'une sombre théogomie, vous verriez le corps social se fondre en castes infranchissables, à la tête desquelles se trouverait le prêtre ou le Brame, iorme sociale impitovable, mais si forte et si solide dans sa désolante immua-
biité, qu'elle x résisté à toutes les attaques, même à celles du temps, et qu'elle s’est réfléchie plus ou moins chez presque toutes les nations connues, sans en excepter les modernes.
Vous la voyez passer, en s'adoucissant.
dans l’ancienne Egypte, où chacun était obligé de suivre le métier de son père, où le prêtre fut d’abord au sommet d:
l'échelle sociale, composée de trois castes, les Prêtres, les Militaires et le Peuple.
jusqu'à Sésostris, alors que l'intelligence élargit sa basse en substituant la forme monarchique à la forme théocratique.
Vers le ième temps, Cécrops, fuyant peut-être les troubles politico-religieux qui agitaient alors son pays, part à la tête d'une colonie égyptienne pour aller fonder Athènes, en (Grèce, où
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Hellènes, venus en toute apparence de l'Inde, fuyant probablement le joug de la théocratie indienne. 11 serait curieux quoique fort naturel, que la civilisation de la Grèce, ainsi que celle de l'Amérique.
lut due à la même cause, au besoin que ressentaient des intelligences fortement trempées d'un état social plus libre et plus libéral. Toujours est-il que les civilisateurs de la Ctrèce, issus de deux nations à castes, ne Jaissent à leur nouvelle patrie que l'esclavage, qui était le loi des peuples vaineus. C'était encore beaucoup, mais l'humanité ne procède que pas à pas: tout ce qu'elle a voulu faire à la course n'a jamais réussi qu'à ajouter de nouvelles ruines aux anciennes. Mais quelle différence entre cette multitude d'hommes libres s'assemblant sur la place publique pour y écouter et juger
les harangues de ces hommes d'Etat, et
le timide Indou recevant en tremblant
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les décrets infaillibles des prêtres de Brahma! Pas de doute, pas de résistance, pas de remontrances même à qui parle au nom d’un Dieu, s'il a le pouvoir en inain ou à ses ordres. C'est, au reste, la nécessité, la logique du régime théocrutique, qui ne peut exister qu'à cette condition. Les Juifs, peuple remuant c1 inconstant, ne purent vivre longtemps sous ce régime, malgré les prodiges dont 11 fut accompagné chez eux.
Les progrès que fit la Grèce dans la vole de l'émancipation humaine peuvent s'apprécier par le fait que Rome, dans tout le cours de sa brillante carrière, ne fit guère que disséminer par le monde les idées de la Grèce, son institutrice autant que sa conquête. Le Romain.
visan. à l'empire universel, ne pouvait guère s'occuper de reculer les bornes
du monde moral. Cependant, plusieurs
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œuerres que Rome eut à soutenir contre ses esclaves révoltés, celle surtout que dirigea Spartacus, qui s’'avança jusqu'aux portes de Rome, font voir que l’intelligence ne se trouvait pas à l'aise sous Ja forme des anciennes républiques. Ainsi se préparaient les voies à l'affranchissement universel, qui devait découler des doctrines du christianisme.
Coux qui connaissent FPhistoire ne seront pas surpris, je pense, de m'entendre parler d'intelligence à propos des guerres d'esclaves chez les Romains. L'esclave ancien était loin d'être toujours un être
dégradé ; dans la société antique, il
répondait aux classes ouvrières des sociétés modernes. [1 y avait des esclaves dans les arts dans la haute industrie, dans les lettres mêmes. Téreuce avait été esclave avant de devenir l'ami de
Scipion Emilien et de Pelins. qui ne
dédaignèrent pas, dif-on, d'être ses collaborateurs dans plusieurs de ses ouvrages.
Plus l’esclave avait de talents et d’aptitude, plus il rapportait à son maitre, qui était par là intéressé à favoriser son avancement intellectuel. La providence.
qui se joue des projets méchants des hommes, jetait ainsi dans l'intérêt même des maitres le germe de l'émancination des esclaves. Nos voisins du Sud croient pouvoir conserver l'esclavage chez eux.
en maintenant leurs esclaves dans le dernier degré d'ignorance et d’abrutissement. Qu'ils se détrompent ; la providence n’a pas abdiqué le gouvernement du monde, et l'esclavage est une abomination aux yeux de Dieu et des hommes.
Le jour de la rétribution arrivera pour eux, si celui du repentir n'arrive bientôt.
aussi sûrement qu'il y a des lois divines e4 humaines violées. Cette ignorance.
cet abrutissement., fort difficiles à maimte-
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ur, cependant, dans un pays inondé des productions de la presse, ne serviront au
jour inévitable de la vengeance, qu'à
rendre l’expiation plus terrible.
D'après l'esquisse rapide que nous venons de faire du progrès des idées ou de l'intelligence chez les anciens, sous le rapport politique, on voit que l'humanité, dans le cours de quatre mille ans, n'avait ouère fait que s'émanciper, sauf encore l'esclavage, du joug de l’immuabilité, décrétée par l'intelligence égoiste qui avait présidé à la fondation des premiers
empires. [ci, au moyen des castes; Ja,
au moyen des priviléges héréditaires, on voulut immobiliser le pouvoir et tous les autres avantages de société, dans certaines races, classes où familles, Malheureusement on oublia partout de prendre l'avis de la nature, et d'obtenir
d'elle l'engagement qu'elle continuerait,
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dans toutes les générations à venir, à
déverser exclusivement le don de l’intel-
ligence dans les races, classes ou familles ainsi déclarées privilégiées et dominatrices. La nature donc a continué à répartir l'intelligence selon ses lois à elle, sans acceptation des personnes, ni des demeures : temples, palais, échoppes, chaumières, tout lui était égal. Cependant urâce aux idées primitives, à l’organisation première de la société, aux avantages assurés dès l’origine aux classes priviléœiées, grâce surtout à l'impossibilité où étaient les classes inférieures de s’éclairer, le régime du privilége légal a pu se maintenir jusqu'à nos jours, avec des
traits plus ou moins marqués, même
dans les pays les plus avancés dans la voie du progrès,
Le monde ancien donc réussit à se délivrer des langes de la théocratie, et
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nir, à imtelnilles minaué à O1S à 28, nl ppes, dant nisatag'es ivilété où airer, U se des 1ème as Ja
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de l'hnmuabilité, et je suis porté à croire que c'est ce grand combat qu'il a voulu signifier et transmettre aux âges futurs par le mythe de Thésée et Procruste :
peut-être aussi par celui d'Hercule ct d'Antée, et encore, sous un aspect moins favorable, par celui des Géants et des Dieux de l’Olympe. Car il ne faut pas croire que tout est fable dans les mythologies : “ Ja mythologie, dit Ballanche, est une histoire condensée et pour ainsi
dire algébrique. ” La confusion et l'erreur
sont entrées dans l'esprit des peuples parce qu'on a pris au propre ce qui ne devait se prendre qu'au figuré : l'erreur est souvent une vérité mal comprise.
Mais ce n'était pas assez pour établir l'intelligence dans tous ses droits ; il fallait proclamer l'égalité et la fraternité entre les hommes et c'est ce que fit le christianisme, avec lequel s'inaugure le
monde nouveau. l'our le Dieu des chrétiens d’abord, il n'y à plus de gentils, toutes les nations sont appelées ; en outre 1l n'y a plus de castes, de maitres, n: d'esclaves ; il n’y a plus que des enfants du même père, et ce père c'est Dieu lui-même. Les lois de la nature ne son pas changées, les dons de l’esprit seront répartis comme auparavaut ; mais ceux qui en seront doués n’en seront que plus obligés envers leurs frères : c'est un dépôt dont ils auront un compte rigoureux à rendre ; plus ils auront reçu de talents, plus il leur faudra présenter d'œuvres
méritoires au père de famille. Il n’y a pas
même jusqu'à la vanité qui ne soit condamnée chez les grands; car celui qui voudra être Ie prenner dans le royaume de Dieu, devra commencer par se faire le serviteur de ses frères. Ave une pareille doctrine, l'émancipation humaine aurait dû marcher à grands
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Voi de | sont chose va-t-e laurie l'intel ie :
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pas, mais le fait de l'antique esclavage.
avant de disparaitre des lois, dut d’abord disparaitre des idées et des mœurs, et ce travail de régénération prit plusieurs siècles : il fallut que l'intellisence.comme à l’origine des sociétés, se fit prêtre pour fonder la nouvelle société.
Voilà donc le monde civilisé délivré de l'esclavage légal ; tous les hommes sont libres, aucun n'est légalement la chose d'un autre ; est-ce tout ? l'humanité va-t-elle enfin pouvoir se reposer sur ses lauriers ? — Non, certes ; les droits de l'intelligence sont reconnus, mais elle n’en a pas la pleine jouissance, et avant d'en être Jà combien de combats n’a-t-elle pas encore à livrer et à soutenir ? L'égalité est bien dans le droit, mais elle est encore loin d’être dans les faits; le mot esclavage est ravé du vocabulaire, mais
la chose reste dans Îles institutions
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