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Ile-
ment le fauteuil présidentiel, un homme sorti de La classe ouvrière, un ci-devant apprenti tailleur. Mais on ne vous dit pas que la porte de White House est en pratique fermée aux grands talents, aux plus grands hommes de la République.
Henry Clay, une des plus fortes intelli- #ences du temps, a brigué en vain la présidence. Et Daniel Webster, rival digne de Clay, n'a pas été ni ne sera probablement plus heureux. Cest pour inol Un mauvais symptôme que cette exclusion.
cet ostracisme des plus hautes intelliœences. Cela me fait craindre pour les Etats-Unis, quelqu'un de ces jours, la curvenance de quelque Corialan, moins une mère, grande patriote, pour le dés-
armer.
Mais puisque nous voilà rendus anx Etats-Unis, nous n'avons plus qu'un pas à faire pour revenir dans notre
Bas-Canada. J’allais oublier que nous, Canadiens-Français, présentons un des exemples les plus frappants à l'appui de la proposition que je soutiens. Vous le
savez, nous excitons l'étonnement de
tous les étrangers, qui ne peuvent s'expliquer l'existence en Canada, d’un peuple distinct de ceux qui habitent
lAmérique du Nord ;: comment une
soixantaine de mille pauvres colons français, abandonnés il n’y a pas encore un siècle, sur les bords du Saint-Laurent, ont pu, sous l’étreinte de la conquête, former un peuple nombreux et fort, avec sa religion, sa langue et ses lois. À quoi devons-nous, après Dieu, la conservation de cet héritage de nos pères, si ce n’est à l'existence, et à l’action bienfaisanie d’un élément social aristocratique, à notre excellent clergé ?
En vous parlant du clergé canadien
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e passerai avec un respectueux silence Je
devant l'homme angélique, qui renonce à toutes les affections terrestres, aux joies du monde, aux félicités de la famille, pour embrasser une vie toute d'abnéoation, de dévouement et de charité. Je ne vous parlerai pas de l’homme qui bénit notre entrée dans la vie; qui nous guide dans l'exercice des vertus chrétiennes dès notre bas âge : qui au printemps de la vie «antifie nos amours; qui est un second père, un second ami, à Ceux qui en ont, et qui en sert à ceux qui n’en ont pas ; qu'on trouve toujours à son chevet avec des paroles de consolation et d'espérance, lorsqu'on arrive au terme de sa carrière, et qui enfin bénit notre tombeau comme il avait béni notre berceau. Cet homme ce n’est pas à nous qu'il appartient d'en parler : laissons ce soin à ceux
qui nous ont précédés dans la vie. Eux seuls, de la haute sphère où ses conseils et