‹ Discours [microforme]Chapitre 21 sur 27 · ART · texte numérisé non relu

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remboursables, avec ou sans intérêt, aux élèves pauvres, des différents degrés supérieurs, qui, n'étant pas placés dans quelque emploi public rétribué, désirent s'engager dans quei. ‘ve profession, art où industrie.

Dans la discussion de l'article précédent, je me suis eflorcé de tranquilliser

lles esprits défiants, à l'endroit de Ia

puissance dont se trouverait investi notre corps des Lettrés, en ayant le monopole des emplois publics. J'ai essayé de vous faire voir que cette puissance cesserait du moment que ses possesseurs s’écarteraient de la voie du bien, semblables au véant Antée, qui perdait toute sa force du moment que ses pieds partaient de terre. Rassurons-nous, messieurs, il n°v a rien à redouter d'un corps aristocratique, constitué comme celui que je

propose, et dans les conditions où nous

le placons. Tout ce que nous lui assurerons en importance, en considération.

tournera avec usure à notre profit et à notre honneur, et à la gloire de notre

pays.

Aussi, ne devons-nous pas nous coltenter de lui conférer le pouvoir administratif, dans toutes ses branches ; mais lui assurer aussi les moyens d'obtenir une position sociale respectable en dehors du pouvoir. Il ne faut pas que ceux de nos Lettrés que la fortune ne favorisera pas, soient jetés sur la place publique, avec un diplôme honorable dans ieurs poches, et la misère, la livide misère en face. L'Etat ne doit pas abandonner ainsi ses enfants adoptifs, les laisser épuiser leur énergie intellectuelle dans des luttes ingrates, où exposés aux funestes inspirations du désespoir. Mieux vaudrait cent fois pour eux et pour leur

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pays, qu'ils n'approchassent jamais de leurs lèvres le fruit del’arbre de lascience ; car vous augmentez leurs moyens de ire le mal, en leur refusant ceux de ire le bien ; vous leur préparez vraiment le supplice de Tantale. J'espère donc que e 3e article sera favorablement accueilli.

d'autant plus qu'il n'y a guère de famille,

en ce pays, qui n'ait, ou n'ait eu, parmi les siens, quelqu'un de ces intortunés jeunes sens, qui, à la fin de leur cours d'études, se trouvent fourvoyés, et ne L'éducation collégiale est si accessible en ce pays, que les fortunes médiocres peuvent y prétendre. Les pères, tentés nar quelques bons lots, tombés de la lotterie des professions libérales aux mains de quelques

À heureux tireurs, s’'épuisent à faire aonner

une éducation classique à un ou deux de leurs enfants. On espère en faire des prêtres, mais la vocation manque pour

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le saint état. Ou bien encore, on avait en vue un état dans lequel il n'aurait rien coûté pour y faire entrer nos colltgiens ; mais il se trouve que leur gout ou leurs aptitudes les portent vers un autre. Alors, voici ce qui se passe.

Mon fils, dit le père, je me stux presque ruiné à te faire instruire. Tes frères et sœurs réclament maintenant tout ce qui me reste de fortune et de vie.

Te voilà inst 14, et en état de gagner ta vie. Va,e. vue le bon Dieu te bénisse.”

Pauvre père abusé, si Le respect filial ne retenait la langue de ton fils, voici ce qu'il te répondrait : “ Oh! mon père :

oui vous avez beaucoup fait pour moi :

beaucoup trop, hélas ! Vous avez ouvert devant moi un champ vaste et brillant.

où mes jours devaient s’écouler heureux

dans des études agréables, dans des

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