‹ Discours [microforme]Chapitre 7 sur 27 · LES NES · texte numérisé non relu

LES NES

aus AT ours

“les que le sort de la naissance favorise un peu plus. Pour ces dernières, à l’ine-

LA

à truction de l’école du village, on ajoutera

l'instruction collégiale, et l'assistance de la famille pour entrer dans une

| carrière quelconque. Isemblerait qu'avec

l'amour.du travail et une conduite r'égri-

| lière, rien ne doive s'opposer à l’avance-

| nent de notre jeune candidat, Arrêtez!

il n’est, lui, que le candidat de la nature,

l'élu de Dieu, et dans la lice il va

| rencontrer ceux de l'hérédité, ceux de

| plupart,

l’homme enfin. Ces derniers, pour la

n'étaient destinés, par leur

| intelligence, qu'aux positions secondaires

jou infimes de Ja société : mais en vertu

E des écns de leurs pères, qui leur sont

[bien religieusement et intégralement

[garantis par les lois, ils vont faire une

à rude concurrence à ces nOUVeaux VORLES,

qu'ils regardent comme des intrus. Plu-

sieurs de ces derniers succomberont dans

Se ne

la lutte, ou s’en retireront Le cœur ulcéré ;: d'autres en sortiront victorieux, mais épuisés d'efforts et chargés d'infirmités ; un très-petit nombre pourront jouir de

leur triomphe, si chèrement acheté.

Or. que résultera-t-1l de cette lutte, presque impie, entre le principe du vrai droit divin, et le principe du droit humain ? Il en résultera qu'une proportion plus où moins grande des forces vives de la société se tournera contre elle, contre l'ordre établi. A défaut de griefs réels, et inalheurcusement ce moyen ne leur manquera pas souvent, ces nouveaux géants entasseront un Ossa de déclamations inflammatoires sur un Pélion d’utopies prestigieuses ;

et les masses. naturellement envieuses.

et faciles à égarer, tressailleront, applau- |

diront aux paroles brülantes de ces nou-

veaux apôtres ; et les gouvernements

chanc

toutes

hom

sphère frères, non €] comp

de ce: au po lesque l'ordre tourn parler social

sSoUve

Ma elle e

divin

lcéré ;

mails nités :

ur de

Ce,

lutte, a vrai

droit l'OPOrforces contre défaut ement souseront itoires ‘uses :

euses.

pplau- à

s nouments

edf

! chancelleront sur leurs bases ébranlées, et

toutes les énergies humaines, divisées en deux camps ennemis, travailleront à leur mutuelle destruction, usant dans une lutte fratricide, des forces données aux hommes pour travailler, chacun dans sa sphère, à leur bonheur et à celui de leurs frères, en subjuguant la nature brute.

non en exploitant leurs semblables. On comprendra qu'il n’est pas ici question de ces luttes salutaires, entre Ün parti au pouvoir et un parti hors du pouvoir, lesquelles ne dépassant pas le cercle de l'ordre constitutionnel, ne peuvent que tourner à l'avantage général. J'entends parler, on le sait, de ces tourmentes sociales qui, de notre temps, mettent si souvent en question le sort des empires

Mais toute déplorable que soit la chose, elle est inévitable, elle est d'ordonnance:

divine, elle est la conséquence d'une des

œrandes lois de la création, méprisée, violée, foulée aux pieds. Point de paix!

guerre, guerre sans fin entre le mmes d'un même sang, entre les citoyens d'un même pays, tant qu'ils n'auront pas reconnu leur souverain légitime, l’intelligence, et ne la traiteront comme tél.

Mais, me dira-t-on, ces hautes et fortes intelligences, en faveur desquelles vous réclamez, n’ont-elles pas eu ler - jours

de triomphe complet ? n'ont-el.. Las en

leurs trois grandes révolutions en France depuis un demi-siècle à peu-près, sans compter les petites :Ins noiiirieuses encore, et qu'ont-elles :aits ? la France et l'Europe ne sont-ell s pas plus que jamais sur un volcar. ? Il est facile de répondre à cette objection, qui arguë d'un état de choses où tout était violence, désorg'anisation et (.émence, contre un état de choses où la raison, l’organisation

intel]

et. con

Jus l'intel à exe prend sa lib

prisée, paix !

mmes s d’un t pas ’intelté].

fortes vous Jours as EU rance sans G USES ce et que e de reuë nce, > Un tion

EE

et l'harmonie régneraient : d'un ordre social où l'intelligence était comprimée, aigrie, en révolte, ne rêvant que destruction, sans avoir encore eu le temps ni l'occasion de s'occuper de réédification, et par conséquent sans expérience sous ce rapport, contre un ordre social où cette même intelligence pourrait se livrer hbrement et tout entière à l’œuvre du souvernement des homnies.

Puis 1l faut remarquer que ce n'était pas toute l'intelligence d'une société qui était à l'œuvre, non plus que cette intelligence mise dans la voie d’un libre

et complet développement.

Jusqu'à présent, nous avons forcé

l'mtelligence en grande partie au moins, à exercer le rôle de tribun; laissons-la prendre celui de l’homme d'état; et si sa libre action alors ne prépare et n’assure

— JS —

des jours meilleurs à la société humaine, les bons esprits, avec Île témoignage d’avoir de bon cœur essayé du dernier moyen de salut qui restait, pourront de découragement abandonner la civilisation aux dieux infernaux, et laisser le champ libre aux prôneurs des systèmes de nivellement universel, qui doivent ramcner l’espèce humaine à l’état de barbarie primitive, ne laissant que l'espoir que la civilisation en sortira retrempée pour renaître à une nouvelle vie, semblable au Phénix, oiseau divin, que les anciens

faisaient renaître de ses cendres.

Avant d'abandonner la partie, cependant, et de livrer le monde social à la fatalité, demandons-nous si nous n'avons pas jusqu’à présent traité l'intelligence humaine cemme l’apôtre reproche aux Juifs d'avoir traité l'intelligence divine, le Verbe : In propria venit el sui eum non

recepé l'hun dami errer mIsèr

ka Cité

Ile plusic Mais ’inte at tou rique, d'accc la pa chacu de lu parts mode cercle AUX &

somn

maine, gnage ernier nt de vilisaser le 1es de ramcebarie ‘ que pour able ciens

»pen-

à 1e LVOons "EN CE:

aux vine, non

sénmisn De) ——

receperunl, Et ne semble-t-il pa; que l'humanité ait été jusqu’à présent condamnée, comme le peuple déicide, à errer dans un monde d'illusions et de misères, sans pouvoir nulle part ériger sa cité sainte ?

Il est, j'en suis sur, venu à l'esprit de plusieurs d’entre vous de me demander :

Mais qui donc s'oppose au règne de ‘intelligence ? Qui, Messieurs ? Personne.

et tout le monde. Sur la question théorique, tout le monde serait à peu près d'accord. La difficulté commence avec la partie pratique ; lorsqu'on expose à chacun le sacrifice que la patrie attend de Jui. C'est alors que s'élèvent de toutes parts les réclamations de nos hommes modernes, si petits, renfermés dans un cercle d’affections si étroites, comparés aux anciens peuples. Quels hommes nous sommes auprès de ce patriote grec per-

dant son élection, et s’en retournant chez Jui tout joyeux de voir qu'il y eût des centaines de citoyens valant mieux que lui! J'aime à citer ce trait historique, où je vois plus de vrai .triotisme que dans nombre d’actions plus éclatantes.

De la même nature est le trait d’ Aristide, surnommé le Juste, qui écrit, pour un de ses concitoyens illettré, une ballote de bannissement contre lui-même; ces traits sont l'enseigne des mœurs générales, encore mieux que les actions d'éclat, Que sommes-nous, nous patriotes modernes, auprès de ces deux Brutus de la Rome paienne, l’un sacrifiant ses deux fils, l'autre son propre père, dit-on, son protecteur au moins, sur l'autel de la Patrie ? Que sommes-nous auprès de ces Croisés que la Rome chrétienne envoyait à la conquête d'un tombeau ?

Que sommes-nous même auprès de ces femmes, de ces mères de Sparte, présen-

tant disa + La de b MAIS cito est b et de ce m sont ‘api dieu que des

l'occ sacri anci trop cral] loin peut peti

it chez ut des X que rique, e que antes.

istide, ar un allote >; Ces g'énéctions riotes us de deux , SON de ]4 s de lennce eau ?

e CCS ésen-

tant le bouclier à leurs fils, et leur disant: “ Avec ou dessus,” c’est-à-dire :

* La victoire ou la mort!” Nous sommes de bons pères de famille, si vous voulez !

mais, avouons-le, nous sommes de petits citoyens. Certes, le culte de la famille est bien légitime ; mais celui de la patrie et de l'humanité l'est davantage encore, ce me semble. Puis, les deux cultes ne sont pas incompatibles ; les dieux du capitole peuvent subsister à côté des dieux pénates. Neulement, il faudrait que la balance ne penchât pas en faveur des uns ni des autres, et savoir, dans l'occasion, faire aux uns et aux autres les sacrifices qu’ils ont droit d'éxiger. Les anciens ont peut-être quelquefois poussé trop loin le culte de la patrie ; mais je crains que les modernes ne poussent trop loin le culte de la famille. La famille ne peut guère procurer à l’homme que les petites satisfactions qui tiennent à 14

partie matérielle de sa nature ; mais les erandes et nobles jouissances de l'intelligence, la patrie, la patrie seule peut les faire coûter. La famille encore une fois, ne répond qu'aux vues secondaires du Créateur, à ce qui se rapporte à la simple existence de l'homme individuel ; mais nos grands devoirs envers Dieu, le perfectionnement moral, intellectuel et matériel de la race humaine, ce n’est que par la patrie, et dans la patrie, que NOUS POUVONS, à ces égards, répondre aux vues du Créateur. Aïnsi, de la grandeur et du bonheur dela patrie dépendent nos plus nobles jouissances, comme l’accomplissement de nos plus grands devoirs.

En présence d'aussi graves considérations, les préjugés, les préventions doivent disparaitre, les vues s’élargir, les affections s'étendre, les sacrifices ne plus coûter, Que dis-je, sacrifices ? les yeux

de l

qu'il

sacri bien préc

place

des

emp.

cepe l'éga plus mêÊm

us les intelpeut » une laires à la duel ; eu, le el et n’est que aux deur ; Nos :oMmrs.

sidéions , les plus "eux

de l’homme sont si souvent obscurcis.

qu'il ne voit pas que ce qui lui paraît un

sacrifice, n’est ordinairement que le prix bien modique d'avantages bien plus précieux dans l'avenir ; un excellent placement de fonds, dirait un financier.

“Tout vice est issu d’ânerie, ” « dit le fabuliste. Oui, et aux vices il aurait pu ajouter les maux et surtout les maux politiques. C’est dans la plupart des cas, ’ignorance l'aveuglement, l’irréflexion qui opposent une folle résistance à des réformes raisonnables, à l'application opportune de remèdes à des maux qui, négligés, deviennent bientôt incurables par les moyens ordinaires, et demandent des remèdes héroïques qui, souvent, emportent le malade. Nous devrions cependant d'autant plus nous hâter à l'égard du mal qui nous occupe, qu'il est plus ancien, et qu'il date de l'origine

même des sociétés.

en

En effet, si nous nous transportons à l'origine des empires ou des sociétés, nous trouverons, comme dans nos sociétés actuelles, des aggrégations d'hommes doués des mêmes facultés, mais à des degrés différents. Chez les uns, et ce sera le petit nombre, vous remarquerez un développement plus grand des plus nobles facultés, et par suite des appétences plus ou moins vives vers les choses intellectuelles, où qui demandent plus particulièrement l'exercice de l’intelligence. {Dans la masse, au contraire, vous rencontrerez inaptitude et indifférence pour les hautes et fortes opérations de l'esprit, et des désirs qui ne dépassent œuère les besoins ou les satisfactions de la vie matérielle. Panem el circense: ! criait le peuple de Rome à ses patriciens. “ Du pain!” crient encore les prolétaires de l'Europe moderne. De cette catégorie, je dois excepter ces intelligences mé-

Ù connt » conda

| public desm | des in | prospé

| la dire

inférie

Des

| viensd

: commit

droit n

: compo;

| ligenc

Let com | S'il fut

| cest <<

: mieux

. des so

: à leur

leur p

ons à clétés, ciétés mmes à des et ce uerez plus appés Jes ndent J'inralre, diffé- +ions ssen!

de la criait ‘Du s de rorle,

= Elus

M connues, que nos institutions sociales | condamnent à végéter dans les rangs

inférieurs, au grand danger du repos

! public; ferment funeste laissé au sein . des masses, tandis qu’on en pourrait faire | des instruments d'ordre, de gloire et de prospérité.

Des deux catégories d'hommes que je

| viens de désigner, la première dut prendre | la direction de la jeune société, soit d'un commun accord, soit en établissant son | droit naturel par une force habilement composée et employée. Voilà l’intel- | ligence organisant les premières sociétés, | ot comme de droit se plaçant à leur tête.

S'il fut jamais un droit divin, à mon avis cest celui-là ; et tout eùt été pour le | mieux dans ce monde, si les fondateurs È des sociétés n'eussent, une fois parvenus L à leur but, mis en oubli le principe de L leur puissance, l'intelligence :—don de

Dieu, non des hommes et des institutions humaines : don que la nature, main de Dieu, dispense sans acception des per-

sonnes ni des classes, d’après des lois

mystérieuses que nous ne pouvons mépri-

ser sans danger, je dirai même sans crime. Ça donc été une grande faute de la part des fondateurs de sociétés, des premiers législateurs, que de décréter, sans restrictions, sans sauvegarder les droits imprescriptibles de l'intelligence, la transmission de père en fils, ou l'immobilisation dans certains castes, des principaux droits et des avantages de la société. TL'hérédité, il faut. le dire, à été pour l'homme social ce que la faute du premier homme a été pour l’homme spirituel, un vrai péché originel, dont après cinquante-huit siècles et demi, l'humanité souffre et porte encore Ia peine sans espoir, hélas! d'une bien

prochaine délivrance, tant le mal à

pOoUS:

entra

L’c l'org mora en 1 devei bon à l'Éer senst mond du P myth faiten des $ rent autre législ ütre l'a p:

s'en €

tutions ain de

es per-k es lois

méprie sans rute de 5S, des icréter, ler les 1Sence, 1 l’im-

:s, des

s de Îà dire, à a faute Lomme , dont demi.

ore Ja bien mal à

Page 1