M DISCOURS PRONONCÉ
Tdle est la différence capi tics pnriis n'aperçoit pas, et 1 rence, c'est que le temps a ûolutiiiil à la mnin. On avait force les dynasties qui réynai payiie, !iN'aples,enToBcano,en bientôt convaincu que jamais c rublusne pourraient reposer si On a dès lors reconnu qu'il nation faire son sort ollc-nièr cette conviction est poussc^e s en Hcr/t'go\ine, p;ir exemple, Lie, la prcniicre pensée est de seconde de ne pas trlierclicrà pour le repos général, la li-oisi aux peuples la soumission, et réformes commaniiées par le I ces saf;es princes européens q réformes aux princes orienta mauvaise grâce à le faire, cai diuis leur pays de grands et s riiisloire |jrocIamera les bicnfï Clicrclicz, en effet, regard de l'Kurope, et vous verrez qi qui ne iioit occupé à réformer port» sociaux, administratifs eonsaurent à cette œuvre inéri l'Aiiglcterre, oui, rAiigleterre, [juis longtemps la liberté, s'<
17 OCTOnnE 1875. 659
^MTrne tic toutes les réformes possibles et imîïginables.
Telle est rEiirope <lc 1875, si «lifférentc de celle de 1815, et ineiiio de lS.*iO! Kllc était liguée, il y a quarante ans, contre les réformes, et présentement elle est tout entière réformatrice. Je su[iplie donc ceux qui croiraient se rappro<'her d'elle en résistant à l'esprit thi sicde de conipnîndre qu'au lieu de se rapprocher d'elle, ils s'en él4>igneraient peut-être et s'attireraient, au lieu de sympathies, des appréhensions, peut-être même du blâme.
On insiste, et l'on me dit : Oui, malgré tout ce que vous pouvez alléguer, ces sages princes peuvent être des réformateurs, mais ils ne sauraient cire îles républicains. Je m<* hùte de le reconnaître, el je ne prétendrai jamais qu'il puisse y avoir des républicains sur les trônes de Russie, d'Allemagne, trAulriche, d'Italie et même d'Angleterre! Mais croyez-vous donc que CCS souverains aient h's yeux fermés «luaiid vous croyez les avoir ouverl^-^? Vous n'aimez pas la république, el plusieurs d'«»ntre vous l'ont votée par raison, par palrit»lismt\ Kli bitMi, croyez-vous que tout ce que \ous savez, l'ilunipe ne le sache pas, que les raisons qui \ous ont décidés ne lui soient pas connue< ? Non, non, elle sait qu'il n'y avait de possible que c»' i|ue vous a\i*z fait, et vous approuve de l'avoir fait. Llle sourit quand on lui prête telle ou telle prcférem-e. Klle n'a ni amour ni haine ; elle a le souci du repos du monde; elle y tient par intérêt, par huma-
ni té, par hauteur de vues, et il y a tel changemeE que vous supposez devoir lui être agréable, qu'ell verrait avec grande inquiétude , parce qu'elle ne 1 croirait ni sensé ni durable.
Quant à la France, l'Europe restime, s'intéresse elle, souhaite son rétabUssement, car elle sent France indispensable à l'équilibre européen. En vo loz-vous une preuve? Ce printemps, un trouble ( cause inconnue s'est produit dans les esprits, d craintes de guerre ont envalii toutes les imaginatioi] et alors l'Europe s'est-elle montrée hostile ou indifl renlo à la France? Loin de là ! Un cri de paix c parti de tous les cabinets, et la paix a été maintem par la puissance du sentiment universel. On pai d'alliance : n'est-ce pas là de la véritable, de la soli alliance, et la seule possible dans Tétai présent d choses ? Sans doute, si, par alliance, on entend le co cert de doux ou trois puissances unies pour atteind: un but particuHer, spécial, intéressé, oh ! sans dout la France n'en a pas ; et, voulez-vous que je vous dise, je n'en connais aucune de semblable en Euro{ aujourd'hui. A ce titre, personne, dans le temps pi sent, n'est l'allié d'un autre ; mais tout le monde c rallie de tout le monde, pour le maintien du repos di nations ; et cette alliance vraiment sainte compreai protège tous les intérêts, et, pour longtemps encor est la seule souhaitable, la seule possible.
Je résume. Messieurs, ces réflexions, peut-êti trop longues, mais que votre présence, que les soi
vcnirs que vous me rappelez, onl fuit jaillir de mon «'sjiril et (le mon cœur, et je vous dis :
I.e tlestiii, e'est-à-dirc un long enchainement des rho«'S, uii il entre des fautes qu*il ne faut plus rapp(»l«T, le tlestin a prononcé. Personne, dej^iis rinq ans, n'a pu réIaMir la monareliie, et rAssend»lée nationah*, fpioicpie monarcliifiue. a voté la république. Soyons conséquents, et tâchons de faire d<» cette répuMi(pu* un ^'ouveriuMnent régulier, saj^e, fécond, et |iour <*<'la demandons à la France, |iar les élections futures, d'imprimer au gouvernement l'unité «le vues d(»iit il a indi>p('n*<^alilem(Mit besoin.
Prions »^urt4)ul celte chère et n<»Me France «le ne pa^ laisser r.ihaisMT, insulter, rinnnorlelle Uévolulion dr <Jualn'-viii;:t-ii('ur, contre larpielle tant d'rIVorts sont dirigés aujourd'hui, et qui est notre gloire la plu^ pure e( la plus jjtqiulaire chez h*s nations; car e'esl elle qui, «lepui^ lroi< tpiarl^ d«' siiM'Ie, a l'ail péiH'Irei' la ju^liee ilan< la l('*;:i>la(i(»u de lou> les peuples. I.nr^qut*, eu elVel, les Maur^ «''laienl allVanehis en Kurnp4* |»ai' la uiaiii trnn ^aL'i' el ;j«'*iiéi"eu\ prin«'e, lorsqjj'en Amt'i'ique les imir*» \n\ aient leurs fers brisés par la main d'une ;:i'ande nalitui, e'ot que l'esprit de Onalre-\in^M-n<Mir a\ail mouillé sur ees réprions >i loinlaines. Certes nous avions atteint le comble de la ;^loire nulitaire. et cette ^l(»ire« un instant éclipsée, ne périra point : mais, >i la ^doire militaire est un soleil qui ^e \nile ipiebpiefois de nua^^'s, la gloire de la ci\ilisatiou est un soleil ({ui ne cesse jamais de res-
plcndir. C'esl clic, et j'ai pu le voir chez les nations étrangères, c'est elle qui, toujours restée éclatante, môme au moment de nos plus grands revers, avait réveille en notre faveur la sympathie de toutes les nations, môme les moins bien disposées pour nous. Unissons-nous donc pour conserver cette noble partie du patrimoine national, et, en ce qui me concerne, elle aura toujours pour la défendre les derniers efforts d'une vie qui tend à sa fin, mais qui, jusqu'à son dernier jour, restera fidèle à tous les grands intérûts de la raison et de Thumaiiité.