ÉLECTEURS DU NEUVIÈME ARRONDISSEMEM
I)K PAHIS
PUBI.IK 1.R 27 >KPTE«BRK 1M77
Le ininist^TiJ du li) inni avait été constitué sous la pivsideiK'c du duc de Hroglie, la Chanibrc des disputés élue en fûvriiT 187G aViiit élu dissoute au m^'is de juin 1877, les (•olh';^(»s rioctoraux devai«iit ùire prochain *ni»M)t convoqut*'s I à reiïet cpfu i!*liiv une nouwlle, et il ne ftiisait doute pour personne que, si les él*'Ctio:is ôijiifnt favorahlrs ai «pîouverneni(Mi(, du profondes nioditinii ions seraient apport«'*cs à la Cunstiiution vntr en 1873. (!e fut au milieu d(* ces cireonstant^es que, vers la (indu mois d'août, M. Tiiicrs se rendit à Saint <irrniaint.*n-L;iyeavrc le p'^ojtrt .l'\ srjuurner i|Ufi(|nes semaines. Mais, pru du ji»ur- apn'^s son arrivt'-r, i! \ suo^ombait le -^ srprcndjie, frappr d'.ipojilfxiu. Lf *27 du inùme mois paraissait daiH ilivcrs journ;iu\ -lu Paris lo nï.inifeste prrp irô par lui à Tadress»» des rlroii'iirs du I\' arn>niliss'»ment de cetti? \ilK», qu'il avait n-pr ■•s^iii • à la derniùre Cliambrt', et dont il >•• pr «posa il d«.' so'li«it'T on'ore les sulTra^çcs aux élrjiions qui e^inMii lit'U [i- l'i octobre suivant. Cette publication était pr''C'd(''i.' de la note suivante, sii^nû;' du nom de son ami le I)mis citer, le (-nnip.'i-^non lldèle d** toute sa vit*, TiliiKire M. Mi.;n«'l.
66i MANIFESTE ÉLECTORAL.
Nous avons irouvù dans les papiers de M. Thiers le docuiDont suivant. Aprôs l'avoir écrit tout entier de sa main, il avait eu le temps d'en revoir la premiùrc partie. Le re^te avait besoin d'une revision, et c'était le travail qu'il avait rési'rvé pour la journée (|ui nous l'a enlevé. Nous n'avons voulu faire aucune modification à la dernière pensée de M. Thiers, ei, en publiant ce document, qu'il comptait publier lui-mrine, nous ne faisons que nous conformer à s^s intentions, qui eurent toujours en vue la vérité et le bien public.
MiGNET.
Mes chers électeurs,
La (Ihaiiibro dos clopulés élue en février J870 vient (félns en nmi IS77, «lénoncéc à la France par le pouvoir exéculif, con<lanmée par le Sénat et renvoyée (levanl le l'nys, son juge unicjue et définitif. Le droit de défense kVilinje commence donc pom* elle, et je virus, pour mes collègues et pour moi, exercer ce dr(>il do défonse dont aucune autorité ne pourrait ni 110 \oudraiL sans doute limiter rexercice.
yuanL à moi, j'ai pris une si faible part aux tra- \aux de la Chambre dissoute, que je crois pouvoir roslor un témoin impartial de ce qu'elle a fait, et je nliô^ilo jïas à dire, avec son illustre président, M. (Irovy, qu'elle n'a pas cessé un instant, par sa
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priKlcnce, sa iiiodéralioii, son patriotisme, de bien mériter de la France.
Deux ministères ont, il est vrai, succombé «lepuis qu'elle s'est réunie ; mais est-ce par son fait ou par celui des pouvoirs en présence desquels elle était placée ?
Le premier di* ces ministères a succombé devant le Sénat, ainsi que Ta déclaré son res|»ectable chef, M. Dufaure; le second, par la rupture du pouvoir exécutif avec la représentation nationale, rupture éclatante survenue le 1() mai dernier, tout à fait inattendue et jusqu'ici fort ineomplètement expliquée.
Clierclu^ns cette expliration dans les faits eux* meniez, brièvement mais sincèrement exposé<.
Lors<pie ct'Ite Cliand^re, la i)remière élue de|>uis rin>litulion de la ll('*publique, s'est assemblée à Versaill(*s, ou |)ouvait concevoir r|uelques appréhensions en soni:eaiil à la nndlitude, ii la ;:ravité des questions qui ailaieiit être ^numi-'es ii des d*'puté<, nouveaux pour la plupart, et curiuv peu familiarisés avec la pratique des alVairc^ publi^pie^.
(Wi pouvait rraindrc en clVct :
1" Hueu prt'senrt» «les (diar^^^es «'Utirmes léj:uées
à la lii'puMique |»ar le^ ^'(»u\ernements antérieurs,
la ilillirulté de l'aire lace à ces charf:es ne fil naître
des projets iriuïpnls contraires aux vrais |U'incipes tinanciers ;
'2" yue la nécosité de répondre aux armements simultanés de toutes les nations européennes ne sus-
tiGU MANlFliSrK KI,£CTODAt„
cilttt des modes de recruLemcul nuisibles & la conslilulion de THrinéi; ; |
3- Que les aaanifesUtiona puUUqiies de cej-UU prélats envers àna nations Tciisincs, qae certaÎH prélcntioQs du clergé inconciliable» avec les aocici principes de l'Église française, u« provoqua »&enl d| discussions rtigrel tables pour 1«» bons rapports enU l'Église et l'Étal; 1
h* Qu'au milieu de l'émolion générale produite ^ Europe par les événements d'Oricnl, Iti IriLiiDo çaise, M retenti usante sous la Dionarchie, ne le pas moins sous la république, et qu'il n'en |l résulter île nouvelles dtlTiLmltés pour le maJulisa t la paix; i
5" Enfin, que l'altitude de lu majorité du Sénol d vers la Chambre des députés, sa disposition à preadi en toutes clia»câ le contre-pied des scnliweals col lluB de la Chambre êlectiïe; que «i pn^fiîrefice so( vent maaiFesléc pour la forme oiuiuirchique, qoe ( prétention enfin de Re mêler elîicaccnifiit au vole 4 budget, ne ûsscnl éclut<-r de dangereux confliLs eolj les pouvoirs publics. Le»* plus sorabres prono4tiJ étaient, k cet égard, parlouL.répandus. Qnaat à mi] si je n'étais pas si prompt k prévoir des contliU qi j'étais loin de désirer, je n'étais pourtant pas de toute crainte.
En réalité que s'csl-il passé?
Dans la commission du budget, l'impùt revenu, existant aujourd'hui en plusieurs p&;
non pa<^ proposé, mais seulement indiqué comme ressource possible et tout au i>Ius pris comme sujet de discussion, et, sur quelques inquiétudes manifestées par des jupres sévères en matière de finance, toute discussion sur ce sujet a été immédiatement écartée.
Au sujrt de Tannée, on a proposé de réduire le service militaire de <*inq ans à trois ans, et cette Chambre, qu'on a accusée de tendre h ral)olition des armées permanente^, a f()rn)é une commission qui a n*pous>é la proposition à [^eine présentée.
Relativement aux affaires ecclésiastiques, le bud- {:et des cultes, par un singulier concours de circonstances, a été discuté au moment mc^me oii Topinion publique était le plus émue par les mandements de quelque^ prélats. Eh bien, ct* l)udget est sorti de nos mains, augmenté de quelques centaines de mille francs; aucune proposition menaçante pour le Concordat n'a été accueillie, et les mandements en question, «léplorés par tous les catholi(|ues éclain-s, n*ont encouru que le blâme fort adonei d*un ordre du jour.
Mais, dit-on, il aurait mieux valu n'en pas parler. Cela e^t vrai ; mais, pour qu'on n'en parlât pas, il aurait fallu ne pas les faire. Et encore, si, après un [iremier mandement, la plume de nos prélats s'était arrêtée !... .Mais un second plus violent suivait le premier, un troisième se préparait, et il (allait absolument arrêter un désordre ile langage dangereux pour le i'aluK* des esprits au dedans, et pour la paix au dehors.
66S MANIFESTE ËL1
Malgré ces incidents, nous dos cultes a été, non pas rédi cordât est demeuré inaLtaqi fâcheuse sur ce sujet a été é\
ItcluUvcment aux afTaircs tribunes de l'Europe en ont i lin, il Vienne, à Ucme, à Loni charost, à Alhfcnes, il y a eu d sur la question d'Orient. T»
mf-me les diplomates, qui onl et qui ont i-huisi les bords • enlondre leur voix. L'Europe {irtilit de la paix! Paris seul Cliaiiibre des députés, qui, l'ti'c curieuse, il n'y a eu qu' paii ([u'ou admirât beaueoup 1 iiialic, mais pour ne pas ajou lions à l'af^italion universelle
Il l'xisluil onlin un demi fàclifusos (ju'il convenait d'O loiicliail aux rapporls des Cli voyaiil, fil vi\\[, le Sénat cm] dais les plus noloiroment lia l'L ai-ctu'illaiit volontiers les conlraircs au sentiment de Is on n'aurait pa;- pu s'étonner iisci' de représailles, surtout deuieid'^ fait» ])ar le Sénat au
yu'cst-il arrivé, au contra:
au bu(l{:^cl sept aniciulcments. En Angleterre, jamais la Chambre des communes n*a admis le droit de la Chambre des lords en matière de finances, et, si Ci'llo-ri émet en cette matière une idée utile, on ne lui permet pas de la produire sous forme d*amendemcnt; on attend, pour Tadmellre, que cette idée revienne par la Chambre des communes.
Ce fait était connu de tout le monde; il était allégué par des voix éloquentes. Cependant, sur les instances de M. Jules Simon, le droit du Sénat, quoique très contestable et très contesté, a été admis, et, sur les sept amendements, cinq ont été sanctionnés par la Chambre des députés !
C*esl, dira-t-on, que le Sénat avait raison. Je le veux bien; mais, supposé qu*il en fut ainsi, il faudrait au moins reconnaître à la Chambre «les députés le mérite de s'être condamnée elle-même. El nous demanderons à quiconque a dans le c<eur quelque sentiment de justice, si le Sénat, traité avec tant de déférence par la Cliambre élective, s'est acquitté envers elle en la frappant de dissolution. Du reste, attendons (juelques jours encore; le jugement du Sénat qui a condamné la Chambre sera bientôt jugé à son tour par le pays, notre juge à tous, juge supérieur et délinilif.
Récapitulons ces fails :
L'impôt sur le revenu écarté ;
La durée du service militaire maintenue;
La dotation de TÉglise accrue;
MANIFESTE f.l
Le Concordai inalUqué;
Un simple orilre du jour; reux maadcmcQls ; '
Silencfl absolu sur la polii Enfin, quant aux rapport l'État entre eus, déférence eï élective envers le Sëuat, et 16 très contestables de ce demi iHtion.
Tels sont les faits connus nipt! entière!
Comment donc expliquer Chambre? Elle était, dit-on,, veut dire ce mot nouveau, j introduit cette fois dons notj
On ne parle plus du socl On pouvait et l'on devait pari tous les jours, en France, l propHi^té, le droit au travail gûlité des salaires, le crédil mots sont à présent oubliés i prononce ailleurs. Les épid les ëpidi^micR phyRiqne», dari elles ont régné dans un payi
Le socialisme s'est Iransi sins, puissants et glorieux, qi en faire un sujet d'épouvante; la peur sincère ou affectée 1 épidémies plus dangereuses,
il SEPTKMHRE 1877. G7«
opidciiiics morales il n'y a de rcMiiède efficace que le lemps, la raison el la liberté. C*esl ainsi que nous nous sommes débarrassés du socialisme el qu'un s*on délivrera dans tous les pays qui en sont atteints.
Quant au radicalisme, mot rprem|)loienl aujourd'hui les nnnistres du IG mai, que sif:nifie ce mot?
Si |»ar là on entend une certaine conceplion de Tespril démocrati(|ue rpii porterait sur l'administration eivile, sur le régime financier, sur l'organisation mililaire, sur les afl'aires religieuses, sur les rapports des pouvoirs entre eux, sur Tinlervention des Chambres dans la politique extérieure, il faudrait résister sans doute, et résister énergiquement à une ClKunbre (\\n s'y laisserait entraîner.
Mais appeler radicale une Chandjre qui ne soulève pas même la discussion dcTinipùt sur le revenu; (|ui maintient intacte la durée du service militaire ; qui accorde le salaire de tous les cultes reconnus
par l'Ktat et augmente notamment la dotation du culte catholique; qui, en présence d'actes condanmables di' certains évéques, se borne à un simple blâme lorsque tous les autres citoyens encourraient des peines ^Ma\es pour de tels aetes ; qui, loin de se |»ermetlre une in^érent*e indidcrète dans la politique de riOtat, refuse de questionner le ministre des aiVaires étrangère^ ; ipii, hiin de méconnaître la limite des pouvoirs, remniiait au Sénat des droits que l'Angleterre ne reconnaît pa< a la Chambre des lords, et ménage scru|)uleu>ement une Chambre haute qui ne
6ÏS
lîi ménage pas : appeler radîi Non, Messieurs les ministre:
mais vous ne le pensez pas !
EL si, de ces questions c certaines questions de circon si>nlécs, et dont les ennemis raient faire des occasions de IcUcs que l'nmnistie ou la loi rieur, que s'osl-il paBsiî?
Depuis six ans, les consc en permanence, prononçant vclles condannialions contre travail ou jirèts à y revenir, e de les y attacher défini Liveni aux poursuites, cl la Chambi damnés do la Commune, dé lointains, niaiiirtistaienllc me cultivant la leire et en appe familles. A ceux-là il fallait propos, et la Cliambre a laisi lu soin de les distriliiier, pou auprès de ces esprits troubli fussent pas un démenti doni:
(les (roubles annoncés, cspér subit ap;iisement.
De très bons esprits, lifaér bonne acception du mol, re{ deux euReignemcnls supérici ciilliuliqiie, tendant tous dcui
n SEPTEMBRE 4877. 673
de deux nations dans la nation, et, dans rinlérùt de Tunité nationale, auraient voulu que la loi de renseignement supérieur n'existât pas ou ne fut pas maintenue. I)*autrc*^, plus modérés, voulaient qu*on se bornât à restituer à TÉtat les droits qui lui appartenaient dans la collation des grades. La Chambre des députés, |K)rtée aux solutions les plus modérées, s'est raii*;ée à cet avis. Mais le Sénat a refusé de restiluer à l'Klat ses droits inconteslablc^. I-.a Chambre n\i pas insi*;té, et, des droits de TÉtal, il n*en a plus été question.
Va\ considérant que la Chambre était nouvelle; que toute Chambre nouvelle a son éducation à faire; qu*il faut familiariser avec les énormes chiifros du budgel des hommes qui n*ont encore aucune idée des dépenses d'un j^rautl État; les réconcilier avec Tautorilé centrale, qu'ils ont eue souvent pour adversaire dans les conseils municipaux et généraux; qu'il faut leur faire trouver bons, ou nécessaires du moins, certains impots qui sont le tourment de leurs contrées: qu'arrivés tous avec des projets de travaux applicables à leurs départements, |)orts, roules, canaux, chemins île fer, il leur reste à apprendre que, pour ces travaux, utiles sans doute, l'Ktat est impuissant et le tem|)S tout-puissant; qu'il faut ainsi leur faîrt* subir toutes sortes de désenchantements, ce qui expli(|ue comment tout vote d'une législature nouvelle est pour le gouverneuient un souci, un danger; en considérant ainsi les choses, aurait-on puëtresur- \v. 43
- 674 MANITESTE ËE,
[ms si la Chambre nouvelle, I bli(|iic, avait subi le sort coi; tire quelque écart, exprimé Bup lequel on serait revenu i Loiti (le tn, la Chambre dis80l nos tisp<^runi-es, mais uos crj surprise, nous l'avons trouvi volonté qui m se rcncuuLrait Chambres de la monarcliîe, n démocratie déjà républii^aîne; fendre d'une certaine aigreur' ne lui était pas analogue. Gfl trouvant en harmonie avec \ suacès des choses et s'y prêt intelligente, ménageant sans il ce qu'il fallait ménager, alla écueils, excepté un seul sur ] jdéo, qui semble être venu ài subitement soi-U des flots.
Mais, oubliez-vouSt me dîi frCUsCB qui s'y synt passées?
Eh! non, je ne les oublie ' elles sont les plus affreuses,' auxquelles j'aie assisté depuis le règlemeul méconnu, te prél vont faire eutendre sa voix, i^ autorité. Oui ! j'ai vu tout celaj ou les reprocher k la Chambre' provoquées non par elle, mal
27 SF:PTEMBKK 1877. 07 ">
eiiiu'inis coalisés pour renverser la ropublique, cl si, ilaiis SOI) imiignation, elle ne les a pas rcprinices à i'inslant nicinc; par un acte «rautorité, ce n*cs( point par laiMossc, mais par scrupule à Tcgard de ses |)ropres ciincinis.
Mai*^ laissons ce sujet. La question n'est pas dan< les torts <le la Chambre. De torts, elle n'en a point. Tout ce qu'on a dit est pur mensonge. A la place, mettons la vcrilé, et le pays, sous les yeux dur|uel tout s'c^t passé, la reconnaîtra, la proclamera.
La \«'rilé, la voici :
En IS7:^ quand on vit Tadministraticm, Tannée, les liuances rétablies, le territoire évacué, un cri s*él(*va du sein de tous les partis : Le temps du {iro* visniri' c^l passé, disait-on; le temps est venu îles»* ct»n>litucr, c'est-à-dire de donner a cliaiiue parti, fatigué d'attendre, le gouvernement de son choix. Mais il y avait trois partis monarchiques t»t un seul troue. Il lallait donc renoncer à les satisfaire. QuanI à moi, mon opinion était faite. En présence de ce^ trois C(»Mipétileurs, la monarchie était impossible. La républiqu** était dillicile sans doute, mais possibh> a\ec <lc la |»rudence et de la sagesse. Avec la republi'iue on venait «le refaire la France. J'aurais voulu que la qut'^lion m» lut pas soulevée, mais on ne pouvait plus Téluder. Simple député, élu président de la république par mes ei)llègues, je la posai sans me permettre de la résoudre. Je ne pouvais faire ui moins ni plus. Les trois partis monarchiques, unis
in oonra ninutesJ
076 MANIFESTE ËLECTOHAL.
dans le commun dessein de s'opposer à TéU ment de la républiqu)!, proposèrent à r.Vs^cmb^ de Be scSparcr de moi, et, comme je n'étais pas muii^ pressé de me stSparcr d'elle, je ilouuaî mn domn sion, que mou successeur u'eul pas dix minutMJ attendre.
J'aurais pu rester autant que l'ÀsscmbH même ; j'y étais autorisé par une loi conslitudod je l'aurais pu, maïs â une condilion : du ronv»;r<^ i mini&tàro qui avait ma coufiaouc, qui m'avait put sammcnt aidé à faire le bien que j'avais accouiplî. i ne le voulus pas. Un roi, que le principe muaarcbiqt '>bligc à rester, peut employer ce moyen de dooij salisfactioa à l'opinion publique; un clieF éleclif, 4 préeisémeul parce qu'il a toujours pensé que le poi voir doit marcher d'accord avec la majorilâ de < représenta Lion nationale, dès que cet nccorJ cessej le droit du se roLirer. Il est vrai que le pays ^t^ avec moi, mais non l'Asseiublée qui m'avait ël| J'avais un molif plus haut encore que ccluj de tlj dignité personnelle. C'était l'iulérét le plus presuol le plus vital du payR, La question do la monarchl ou de la république est le tourment de la Fiuttce. i
résoudre est ce qui iuiporle le plus à son ropcM,
9on bien-ôtre, à son avenir. Tant que j'étais au poj voir, la question étant obscure, on pouvait Jire qi ma mauvaise volonté faisait seule obstacle ou réH blissement de la monarcliie- Moi éairlé, l'évidrad était éblouissante, el l'cxpérteuce ne pMPvaij
qiior d'être décisive et démonstrative au dernier deprré.
Eli bien, par la majorité victorieuse, le pouvoir a clé livré à tous les partisans déclarés, connus, de la monarchie; ils ont fait tout ce qu*ils ont voulu. Au mépris des lois, des convenances, la couronne de France a été colportée sur les routes de TËurope par des hommes sans mandat; et, après tous ces eflbrts qui ont eu lo monde pour témoin, il a fallu venir avouer que la monarchie ne pouvait se faire. On aurait dii au moins s'en tenir à une seule épreuve; la première avait été assez coûteuse au pays pour qu'on ne fut pas pressé de la renouveler. Mais on Ta voulu; et une seconde fois, le 10 mai dernier, on est venu fournir une dernière et éclatante démonstration.
Le 1(5 mai 1877, comme le 1h mai 1373, on a donné le même spectacle désolant, celui de trois partis monarchiques unis un jour pour renverser l'objet de leur haine commune, rompant le lendemain celte union et s'abreuvant d'oulrajres, se poursuivant de menaces; puis, quand ils sentent qu'il y a danger à continuer la rupture, se rapprochant pour se diviser encore et remplir ainsi la France de ilégoùt et l'Europe de commisération pour une grande et noble nation livrée à de si déplorables iléchirements.
Alors a commencé cette situation qui ne pourrait durer, d'une Consiitution républicaine avec un personnel de gouvernement antirépublicain, et c'est cette situation à laquelle a succombé la Chambre dissoute.
B78 MANIFESTE ÈLECTORAL.
ûans Loutos les branches de radminisLntti l'État, et surtout dans celles dont la mission eat p tique, on a vu, à très peu d'exceptions près, des p felK, des sous-préfcte, administrant au nom de l Hépubliquo et ne dissimulant ni leur aversion pod fille, ni leur conviction qu'elle était impossible, a l'espérance qu'elle ne serait pas durable. Dans d'à» IrcR parties du gouvernement de l'État, où les cooj vcnanccs commiindaieDt plus de réserve, les seala
ments étalent moins étalés, mais visibles encore, eti
en descendant des grandît ceutros au fond des ptovinces, oEi l'on se contient moins, on a vu Ic-s moiiH dres agents avouer lus mêmes senlimenl&. Cet élaj de clioses s'est même révélé davantage à mesure qtM ie» fonctionnaires répuMiealusou convertis à la Répuî fclique, qui devaient leur nomination, soit au ijouveri ncment du à septembre, soit au guuverncmcnl doal j'étais le chef, ont été successivement élimiot^, H bientôt on est arrivé ùce gouvemememt de forme ré^ publicaiac, aux mains d'un personnel aDiJrëpnbticxin. Cet état de choses, qui jette les populatioiiK d«uS 4inc vraie confusion d'esprit, a ûut, nprÈs bien defl remaniements, par devenir ialolérable. Lorsque, après les élections républicaines de février 1870, U| Giambre récemment dissoute s'est réunie , elle t porté h Versailles l'étonnement et la désapprobalioai du pays. Elle l'a fait avec ménagement, et les mt< nlstrcs choisis dans son sein, faisant droit  désirs, t-nt apporié quelques modifications à cet
27 SEPTEMBRE 1877. i^VJ
do choses coniradicloire, qui confiait le pouvoir à des agents opposés à la nature du grouvernement qu'ils servaient. Mais, gênés dans leur action, ils n*ont donné que des satisFactions insuffisantes aux yeux des populations qui en attendaient de plus considérables.
A chaque prorogation, la Chambre a pu être témoin de ce mécontentement; et, en revenant à Versailles, elle en portait de nouveau l'expression aux ministres. Elle a insisté auprès d'eux, non pas violemment, mais discrètement, avec égards pour des ministres qu'elle estimait et dont elle connaissait les embarras. II n'était pas possible, en eiïet, que ce défaut d'harmonie ne devînt bientôt éclatant.
Je le déclare devant le pays, certain de n'être pas démenti par lui : la situation n*est pas autre que celle que je viens d'exposer.
Forcés par la nécessité, les partis coalisés ont concédé la Républijpie en principe; mais ils ont voulu se réserver le pouvoir en fait, et nous avons eu, je le répète, une Constitution républicaine avec un personnel de gouvernement antirépublicain.
Toute nation a le «Iroit de se donner le gouvernement qui lui convient, et, quand elle l'a institué, elle a le droit d'exiger que ce gouvernement soit loyalement servi. Personne n'est obligé de servir un gouvernement qui déplaît; mais, si l'on accepte, si l'on recherche surtout des fonctions émanant de ce gouvernement, il faut les remplir fidèlement, avec le
drsir de le faire réussir, et non de le renverser. Toul le monde, certainement, a le droit de prétendre ani Tonctions publiques, de quelque parti, de quelque origine qu'il soit; il faut même souhaiter que de hommes expérimentés, anciens serviteurs de FÉtal continuent à le servir, mais toujours à la conditio: «le le servir loyalement.
On rappellera qu'à Bordeaux nous étions d'an ciens monarchistes qui servions la République. Ce! n'était pas vrai pour tous. D'ailleurs, nous avions éi demandés; nous n'étions pas venus sans qu'on noi appelai, et nous servions par pure bonne volent parce que notre présence rassurait les populatioi alarmées, et qu'enfin nous étions convertis à la néce site de la république.
Des serviteurs semblables, j'en souhaite et beai coup à la Uépublique, et, de si loin qu'ils viennea ils ne seront que les bienvenus s'ils sont sincèr ment décidés à contribuer à l'œuvre commune, l quelle, si elle réussit, sera le bonheur de la France i non son désastre.
Donc, la question du 16 mai peut se résuma ainsi tout entière :
Faut-il vouloir la république, et, si Ton veut république, faut-il la constituer d'une manière sûr avec des hommes qui veuillent la faire réussir?
Il n'y a pas d'autre question que celle-là.
£h bien, je demande à tout homme de bonne fc à quelrpie parti qu'il appartienne, si l'on pourrait ai
jourd'hui élever au trône M. le comlc de Gliainbord, avec les opinions qu*il professe et le drapeau dans lequel il s'enveloppe, ou si Ton espère un jour le faire accueillir après qu'il aura modiFié sa manière de penser? Nous le respectons Iroj) pour le croire.
Je ne parlerai pas des princes d'Orléans, qui ne veulent être mentionnés qu'à la suite de M. le comte de Cliambord, et à leur rang héréditaire; mais je demanderai si l'on pourrait aujourd'hui [irésenter à la France M. le prince impérial, qui, tout iimocent qu'il est des malheurs de la France, les lui rappelle si vivement qu'elle en frémit encore !
Personne n'osera me dire oui; el, en effet, tous les amis de ces prétendants remettent à d'autres temps le jour où Ton pourrait agir pour eux, et ce qui prouve qu'il en est ainsi, c'est qu'ils ne tentent rien, malgré l'indulgence assurée à tous les partis monarchiques.
Or, jusqu'à ces temps plus ou moins éloignés, que fera la France? La Franro attendra que ses futurs maîtres soient prcts ; qucTun soitconverti à d'autres idées, qu'un autre soit [)lus avancé dans la ligne de successibililé, qu'un troisième ait achevé son éducation; et jusque-là tout sera en suspens, commerce, industrie, linances, polili(iue de l'État. Comment proposer, en effet, à des industriels d'essayer de grandes entreprises industrielles, à des fmanciers de consentir des emprunts avec une nouvelle catastrophe en perspective, et à des cabinets de nouer des relations ou des
UANIPESTB ÊLI!CT01tA.L.
alliances, avec la rraînle dt; voir de i sonoagfts, un nouvel esprit, dirificr la poUlii^ue b^ çaisc? Osera •t-on lenir ce langage à une grai nation que l'Europe a tant udmirt^o ditiis sa gloï qu'elle a admirée encore dans ses malbeurs, «i voyant si prompte à r(!vivre, à grandir, si »agc il tout on présence de proTocations auiquftUvs ; oppose tant de sang-froid et de paisible fermel<^i Des hommes qui, parce qn'ils 90 disent moi chisles, croient avoir le secret des couronnes, tendent qu'on désire leur règne, et que la Fï< alors recouvrera sa coneidéi'ation ul. des alHag Eh bien , dirons h ces hommes qui croieul conni l'Europe et qui n'en ont pas la première idcV, qM prêtent leurs préjugés, leur ignoranco, que l'Eu prend en pitié leurs prétention!: et leurs oapârad et les blAme d'avoir jeté leur pajr» dons ce Iroii au lieu de l'organi&er dans la forme aujourd'liiiij sibic. Cette Europe, elle était sous des princes a] lus; et, reconnaissant la marche des temps, elfe 4 organisée sous des princes constitutionnels; elle j est très bien trouvée ; elle comprend que la France i Irois dynasties tombées, se prêter â la RépubUj qui, depuis BIX ans, l'a tirée de l'abîme oti VEni l'avait précipitée; elle a \tj, notre prcsUgo miljj un moment atteint, un nouveau prestige reaaj celui de l'inépuisable vitalité d'un pays abi relevé tout à coup et donnant au monde ua spocl inouï de ressources de tout genre, & copoiutia
France, après Rciclishoflcn, après Sedan, après Metz, a reparu grande encore. C'est sous la monarchie qu'elle était tombée, et c'est sous la république qu'elle a pu se relever. Elle se relevait, en eflcl, el ce sont les partis monarchiques qui la troublent de nouveau dans son travail de reconstitution. Et, si c'est la considération de l'Europe qu'on recherche, qu'on écoule cette Europe, qu'on écoute son jupement.
C'est pourriuoi nous insisterons toujours et nous demanderons s'il y a une autre alternative que celleci: ou monarchie, monarchie impossible parce qu'il y a trois prétendants et un seul trône; ou république, républicpie diflîrile sans doute, non à cause d'ellemême, mais à cause des partis monarchiques qui la troublent, et néanmoins possible sous la protection de l'immense majorité des citoyens.
C'est donc à cette immense majorité des citoyens à s'entendre, à s'unir et h opposer leur volonté h tous ceux qui empêchent rétabhssement du seul gouvernement possible.
La monarchie aujourd'hui, après les trois révolutions qui Tout renversée, c'est la guerre civile immédiate, si on la l'ail aujounriiui; à doux ans, trois ans de date, si on hi remet à cette époque.
La république, c'est un équitable partage entre tous les enfîints de la France du gouvernement de leur pays, en proportion de leurs foi^ce^^, de leur importance, de leurs mérites, partage possible, praticable, sans exclusion d'aucun d'eux, cxeepté tle ceux
qui annoncent qu'ils ne veulent la gouverner que | la révolution.
La république, c'est la nécessité ; car tout hom qui ne sera ni aveugle ni menteur sera obligé de c venir que, seule, elle est possible» après tout ce qv a vu en octobre 1S73, et aujourd'hui après mai 1{
Nos adversaires nous diront peut-être que n les calomnions en prétendant qu'ils ne veulent de la republique.
Non, nous ne pouvons pas croire qu'ils se di calomniés !
Quoi ! ils se diraient ralliés à la république, lors leurs discours d'autrefois, leur langage d'aujourd' leurs confidences de tous les jours, leur polémi dans les journaux qui les représentent, les dé renl les uns légitimistes, les autres orléanistes bonapartistes ; lorsque, consentant à servir la ré{ blique, ils ne daignent pas la nommer ; lorsqu'un i gistrat municipal, recevant le chef de TÉtat avei respect qui lui est dû, et lui disant que les po lalions seront charmées de lui montrer leur attac ment pour les institutions républicaines, lorsque magistrat est destitué pour ce langage et rem auprès de son prédécesseur destitué la veille poui péché assez semblable ! Non, nous défions nos ad' saires de se dire républicains; nous le voudri croire, parce qu'ils se rallieraient ainsi à la si solution qu'on puisse espérer dans le chaos oùb vivons. Nous le voudrions; mais ils ne s*exposer
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pas au démenti qui éclaterait de toutes parts s*ils osaient se déclarer républicains.
D*autres diront peut-être qu'ils aocepteraienl à la rigueur la bonne république, mais qu'ils ne veulent pas la mauvaise.
£h oui! nous sommes de leur avis; il faut être pour la bonne, et pas pour la mauvaise ; et aucun de nous n*cn drniande une autre. Mais quand donc al-il été cpieslion de la mauvaise? Quel j(»ur s'est-elle montrée, celle mauvaise république? Est-ce lorsqu'à Bordeaux, Versailles, Paris, au milieu de désastres sans exemple, au milieu des ruines, elle refaisait un gouvernemiMit, une armée, des finances, écrasait l'anarcliie, rétablissait le respect des bus, payait l'énorme raiirou du pays, aiïrancbissait le territoire, rendait la France à elle-même? Était-ce la mauvaise Hépublique, celle-là? Et depuis, encore, lorsqu*au milieu de dillicultés de tout genre suscitées par ses adversaire^, relie République conlredile, tiraillée, dirigée cependant par des ministres républicains, apaisait les populations, et, sans pouvoir satisfaire tous leurs vd'ux, leur |)rocurait une vie lolérable de février lS7i) à mai 1877, était-ce une mauvaise République celle-là? Vous [)ouvez en juger en comparant l'année I87(i a Tamiée 1877 : et demandez-en des nouvelles à 1 iudu>lrie, au commerce, à toute l'Europe témoin de nos assertions; et tous vous répondront et vous diront quelle dilléreuce il y a entre la bonne et la mauvaise république, car ils ont pu les comparer.
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Oui, la mauvaise riî|)ubUr|i coanaltre »u 10 mail O&ij inquiétée par vo^ mcnaccâ, Iq dant. active encore, laborieusi légalité rcs|)ccl(îe et de k a partis. El le IQ mai, quel sp<
Les auteurs du IQ mai r quoQs le pays pour qu'il fa»
Ce serait lu momeut de U pHiner sa pensée, et d'abor prfimptcmbat possible; cari; jamais trop court. Taudis qui n'ont jamais pris plus de vil seule fois soixante, on prvai que le texte légnl autorise; & par une cxteiifiiuii maiiifostOI délai; et enfin, nu lieu de U toute liberté, puisqu'ou le | traire, p&^ un monslrueax dl règles. ,
Ce ne sont pas seulemeuj <lu régime républicain qui sa ce sont los plus iuuoûteslabli blic chez les peuples libres blique ou sous le gouveraed Ëtal libre, le premier soin, &l sultcr la uatiou, est d'ouvrir quelles peut arriver la vérité culalion do la pensée esl art
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la librairie, le colportage, les cheiiiiiis île fer, sont forcés «le se reinlre à discrétion, sans (jue le gouvernement se soucie des malheureux c{u*il prive ainsi de leur seul gagne-[)ain ; et tous les fonctionnaires, les plus éUangers à la polilic(ue, frappés à la fois pour intimider les citoyens, qu'on révolte et qu'on n'intimide pa<.
Mais <'arrète-t-on là? Non. Lisez, écoutez ce qu'on écrit impunément dans les journaux du gouvernement, avec sa tolérance, [)uisqu*il ne sé\it pas.
Tout haut, on dit'pie, si ces moyens ne sufljsaient pas pour enqiécher le retour de la majorité dissoute, il ih» faudrait pas s'arrêter devant la persistance du pays! On dissoudra de nouveau, jusqirâ ee qu'on ait obtenu la réponse que l'on désire. La Constitution et toutes les (Constitutions ont établi qu'en cas de dissentimeul a\ec le pouvoir on a recours au pays, el que, quand il a répondu, le dissentiment doit dire vitlé. Or, connue on n'a pas su|»posé que U*s gouverncmeuls ni les peu[»les fussent fous, un n'a pas dit que, le pays ayant r(''|)on>lu. on ne l'interrogerait pas une seconde fois ni une troisième. On ne Ta pas dit, |)arce qu'on ne suppost» pas la folie ni chez les gouvernant^, ni chez les gouvi-rnés. Kh bien, (»n ne s'en tient plus au simple bon sens. Le pays n'a pas rc- |)()ndu comme on voulait, on dissoudra de nouveau, el aussi souvent qu'il faudra jusqu'en ISSO. Mais il faut du tenqis |»our dissoudre; et, si le «U décembre arri\e sansqueie budget ail été voté, nulle diincullé :
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on percevra l'impôt sans qi on a le Siînat, le Séaal volei une Chambre pour le voler; la force, on l'emploiera.
Voilii ce qu'on dit sans cet auducicux mépris de i mande ii tous mes contem ont souvenir de 1S3'), sous osé venir dire que, si la Chi pas volé le builgct, le roi i suffiraient? iNoii, apparemn celle qu'on fil aux fameuse
On nous refuse donc, n( propres ii la république, m cipes parle tncnl II ires admis absolues; on va plus loin ; site que Napoléon 111 dans rail jamais osé professer :
porçusaiisavoir été voté ! I criminelles que, s'il faut 1
Lt\ mauvaise républiqui qui ait paru depuis Bordes momirclii^Les décliainés qi une audacieuse impunité.
Électeurs, voilà les faiU pas à les démontrer.
.\vous-nous jamais vu u lu violuLiuu de tous les pri do circulation, qui sont du
au profit d'une opinion ; toutes les issues fermées à la vérité, quand la nation a besoin et droit de tout savoir, et puis TelTrontée déclaration que, si la nation n'a pas obéi, n'a pas répondu comme on voulait, on rinterrogora de nouveau, et que, si Ton n'a pas le temps de le voter, le budget n'en sera pas moins perçu. Voilà ce qu'on publie impunément, c'est-àdire la violation de tous lus principes de la république, de la monarchie, de tous les principes qu'on ne nie plus, mi>me à Constant inople. 11 n'y manque que les violences envers les personnes, et elles n'y manqueraient plus si, comme on a osé le proposer, on ftjoulait le crime (il faut appeler les choses par leur nom), le crime de la mise en état de siège, c'est-à-dire la France convoquée pour élire sous la juridiction des conseiU de guerre.
Telle est, je le répète, la république, non des républicains, mais des antirépublicains. Celle-là est à eux, et à eux seuls.
Quelle est Texplicatinn d'un pareil égarement? Celle-ci, que j'entenils donner depuis plus d'un demisiècle : la France périt, va périr, il faut la sauver! Mot fatal, avant-coureur de toutes les fautes de gouvernements tombant en démence avant de tomber en ruines.
Hélas! si le mot était vrai, combien de fois déjà la France n'aurait-elle pas péri! Si souvent elle a été troublée, si souvent elle a souffert, elle n'a pas péri; mais ont péri ceux qui prétendaient vouloir la sauver.