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6S0 MANIFESTl- ÈI^IICTORAL.
dùsir (le le Taire réussir, el non de le renver«ef."' le niondo, ccrlaiDcmcnt,, a te droit <it: prélendreal fonctions publiques, de quelque parli . <lc quelq origine qu'il eoit; il faul mâino soubaîtcr qae d hommes expérimentés, anciens serviteurs de Vtn nonlinueal à le servir, mais loujoars a la ooQilitI de le servir loyalement. \
Ou rappellera qu'à Bordeaux nous étions d'd ciens monarchiste» qui servions la Itôpubltqne. Gj u'était pus vrai pour tous. D'ailleurs, nous avions i rtumandéa; nous n'étioni; pas venas saos qu'on im^ appelât, el nous ser\'ion& par poro bonne volonl parce que noire présence raSKuruit les populatiot alarmées, el qu'enfin nous étions convertis à la aée^ site lie la république. j
Des serviteurs semblables, j'en souhaite el beal coup h lu République, el, de si loin qu'ils vîeaiiciil ils ne seront que les bienvenus s'ils sont sini^ ment décidés à contribuer à l'œuvre commnoa, | quelle, si elle réussit, sera le bonheur de la | non son désastre.
Doue, la. question du 10 mai peut saJ ainsi tout entière :
Faut-il vouloir la républiqne» et, «i l'a république, faut-il la constituer d'une tnani&i^ avec des hommes qui veuillent la Taire réussir?
II n'y a pas d'autre question que celle-là.
Ëh bien, je dcmaude à tout homme tJc bnnoe (t Il quelque parti qu'il appartienne, si l'un pourrjùtfl
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jourd'hui élever au Irûnc M. le comte de Gliainbord, avec les opinions qu'il professe et le drapeau dans lequel il s'enveloppe, ou si Ton espère un jour le faire accueillir après qu'il aura modifu* sa manière de penser? Nous le respectons trop pour le croire.
Je ne parlerai pas des princes d*()rlèan<, qui ne veulent être mentionnés qu'à la suite de M. le comte de Cliambord, et à leur rang héréditaire; mais je demanderai si Ton pourrait aujourd'hui présenter à la France iM. le prince impérial, qui, tout innocent qu'il est des malheurs de la France, les lui rappelle si vivement qu'elle en frémit encore !
Personne n osera me dire oui; et, en effet, tous les amis de ces prétendants remettent à d'autres temps le jour où Ton pourrait apir pour eux, et ce qui prouve qu'il en est ainsi, c'est qu'ils ne tentent rien, malgré l'indulgence assurée à tous les partis monarchiques.
Or, jusqu'à ces temps plus ou moins éloignés, que fera la France? La Franro attendra <pie ses futurs maîtres soient prêts : cpie l'un soitconverli à d'autres idées, qu'un autre soit plus avancé dans la ligne de successibilité, qu'un troisième ait achevé sou éducation; et jusque-là tout sera en suspens, commerce, indus-
trie, linances, politique de l'Etat. Comment proposer, en effet, à des industriels d'essayer de grandes entreprises industrielles, à des (inanciers de consentir des em|>runts avec une nouvelle catastrophe en perspective, et à des cabinets de nouer des relations ou des
fin MANIFESTE ÈLECTOKAL.
alliances, avec la crainte du voit- de noavSmcl sonnâmes, un nouvel esprit, diriger la politique ^ ç&îsË? Oscra-t-ou tenir ce lao^ge à une gri nation que l'Europe a tant admirée dans sa 0i qu'elle a ailmirée encore dans ses mallicurs. 41 voyant si prompte ft revivre, h grandir, si sage i tout en présence di> provocations anxqucU^ ' oppose tant de sang-froid cl de paisible fermeté^ Des hommes qui, parce qu'ils se disent oïd cliisles, croient avoir le secret des couronnis, tendent qu'on désire leur règne, et que ta Fr( alors recouvrera sa considération cl des nllian Ëb bien , disons à ces hommes ijui croient coonl l'Europe cl qui n'en ont pas la première idée, tpi prêtent leurs pnSjugés, leur ignoranco, qne l'Ed prond en pitié leurs prétentions el leurs osp6mll| et les blâme d'avoir jeté leur pays dans ce troHl au lieu de l'organiser dans la forme aujotird'Iini j Bible. Celle Europe, elle était sous des princM a] lus; cl, reconnaissant la marche dus temps, cllv^ organisée sous des princes CdnstitulJonnclâ; cUc ' est très bien trouvée; elle comprend que la Fmnce i trois dynasties tombées, se priHer à la Tlépoblii qui, depuis six. ans, l'a tii-ée de l'abîme où l'EDI l'avait précipitée; elle a vu, notre presUgo mïlil un moment alleiul, un nouveau prestige renj celui de l'inépuisable vitalité d'un pays abi relevé tout à coup et donnant au monde un speej inouï de ressources de loul genre, à ce i
France, aprùs Rcichshoflcn, après Sodan, après Metz, a reparu grande encore. C'est sous la monarchie qu'elle était tombée, et c'est sous la république qu'elle a pu se relever. Elle se relevait, on effet, et ce sont les partis monarchiques qui lu troublent de nouveau dans son travail de reconstitution. Et, si c'est la considération de l'Europe qu'on recherche, qu'on écoule cette Europe, qu'on écoute son jupemenl.
C'est pourquoi nous insi*;l(»rons toujours et nous demanderons s'il y a une autre alternative que celleci: ou monarchie, monarchie imi)Ossible parce qu'il y a trois prétendants et un seul troue; ou république, ré|)ublique dilîicile sans doute, non à cause d'ellemême, mais à cause des partis monfnrchir|ues (pii hi troublent, et néanmoins possible sous la protection deTimmenso majorité des citoyens.
C'est donc à cette immense majorité des citoyens à s'entendre, à s'unir et à opposer leur volonté à tous ceux (pii empêchent rélabhssement du seul gouvernement possible.
La monarchie aujourd'hui, af»rès les trois révolutions qui Tout renversée, c'est la guerre civile immédiate, si on la fait aujourd'hui; à deux ans, trois ans de date, si on la remet à cette époque.
La républicpie, c'est un é(iuitable partage entre tous les enfants de la France du gouvernement de leur pays, eu proportion de leurs forces, de leur importance, de leurs njérite*^, partage possible, praticable, sans exclusion d'aucun d'eux, o\»epté de ceux