‹ Discours parlementaires de M. Thiers; (volume 4)Chapitre 6 sur 53 · XV · texte numérisé non relu

XV

Mais j*ai pensé que dans un pays profondément divisé, comme jamais aucun pays ne Ta été, dont le malheur est la division... {Cest vrai!)^ j'ai pensé qu'après l'emploi de la force, le temps de l'impartialité et de la modération était venu... (Très bien! Très bien! à^gauche); j'ai pensé cela, et je suis convaincu que le pays le pense comme moi. {Vives approbâtions et applaudissements à gauche)

Je dis que c'est me faire une offense que de m'appeler à venir professer à cette tribune ma foi, lorsque quarante ans de ma vie l'ont fait connaître. {Marques (Tassentiment à gauche et au centre gauche.)

J'étais disposé, pour ma part, à apporter ici le plus grand esprit de conciliation. Je sais ce qu'aurait de grave, de très grave, la séparation de cette Assemblée et de l'homme à qui elle a fait l'honneur de donner sa confiance, il y a deux ans. {C'est vrai! C'est vrai!) Aussi j'étais parfaitement décidé à ne rien dire qui pût provoquer la rupture de cette union, que j'ai crue et que je crois encore nécessaire... {Très bien! à gauche); mais lorsque, dans une position pareille, on veut m'amener ici comme sur la sellette, je n'accepte pas ! {Bruyants applaudissements deux fois répétés du côté gauche,)

Les paroles qu'on veut me faire dire, quelque conformes qu'elles soient à mes convictions, je ne les dirai pas. {Très bien! Très bien! du même côté.)

Si vous le voulez, j'accepte le jugement du pays... {Oh! Oh!); je ne le refuse pas, je le demande.

(Vives marques d'approbation à gauche. — Humeurs à droite.)

Quanta moi, je serai toujours prêt à comparaître devant le pays, à deux titres : comme député et comme Chef du gouvernement, pour le peu de temps où je Fai été. {Très bien /)

Je ne crains donc pas le jugement du pays, je ne crains pas davantage le vôtre.

Mais, Messieurs, permettez-moi de vous faire une réflexion que vous apprécierez. Quand on veut qu'un gouvernement soit fort, et vous le désirez apparemment, il faut lui faire une situation digne de lui et ne pas ramener ici, comme un suspect et un coupable, pour faire une profession de foi. {Bravos et applaudissements à gauche.)

Quelle que soit donc la forme, amicale ou non, avec laquelle on m*a amené à cette tribune, je le répète de nouveau, non! je ne répondrai pas... {Mouvement) et je ne répondrai pas, parce que ma vie a répondu et que ces deux dernières années répondent encore pour quiconque est juste et ne veut pas fermer les yeux à la lumière. {Applaudissements à gauche.)

Maintenant je croyais... car, parlons franchement, sincèrement, ce n'est pas la question de Tincident de Grenoble qui produit cette agitation... {Applaudissements à gauche . — Cest cela! Cest cela! — Si! Si! à droite), c'est une autre cause; je croyais que, dans quelques jours, nous aurions l'occasion naturelle de nous expliquer sur la grande question qui produit ce

trouble des âmes, qu'il est facile d'apercevoir, que je comprends, mais que, pour ma part, je dois le dire, je voudrais voir plus tempéré et laissant l'espérance d'une discussion plus calme que celle à laquelle nous avons assisté depuis le commencement de cette séance.

C'est pour cette discussion que je voulais me réserver; je voulais discuter le pacte de Bordeaux. Mais aujourd'hui. Messieurs, on ne me permet pas de différer; il n'est pas possible de traiter maintenant cet immense problème : on a posé la question de confiance. Eh bien, ne perdons pas de temps. {Oh! Oh! à droite. — Très bien ! Très bien ! à gauche,) N'agitons pas le pays inutilement. Nous savons tous ici ce que nous voulons et ce que nous pensons : soyons sincères. Vous pouvez voter aujourd'hui. {Très bien! Très bien! à gauche.)

Quant à moi, j'ai porté pendant deux ans... (permettez-moi de dire un mot de moi ; j'en ai le droit, et le pays ne comprendrait pas qu'après ce que j'ai fait, vous ne me permissiez pas de dire un mot de moi), j'ai passé deux ans sous un poids accablant; je ne reste... (il y a des honnêtes gens qui me comprendront et me croiront) {Très bien! Très bien!) je ne reste sous ce poids que par pur dévouement. {Applaudissements à gauche. — Légères rumeurs à droite.) Tant pis pour ceux qui ne le croiront pas ! C'est sous ce poids accablant que j'ai vécu deux ans, et je me suis dit que je n'avais pas le droit, par une susceptibilité imprudente, de faire naître, pour le pays, une situa-

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tion des plus graves ; mais, quand on paraît douter de moi, on me donne le droit de provoquer un témoignage de confiance. {Approbation à gauche.) Vous m'en avez donné le droit, je le demande. {C'est vrai ! Applaudissements à gauche.) Je le demande immédiatement. {Nouveaux applaudissements,)

Quand on veut un gouvernement décidé, il faut être décidé soi-même. {Très bien! Très 6«>/i.')Ehbien, soyez décidés à notre égard ! Soyez-le ! Vous vous plaignez d'un gouvernement provisoire, faites un gouvernement définitif. {Très bien! à gauche,)

M, le duc de Broglie quitte sa place pour aller s^ entretenir avec quelques-uns de ses collègues,

A gauche. — En place ! En place !

M. le duc de Broglie se rassied.

M. LE Président de la République* — Si vous avez un gouvernement définitif et non provisoire, apportezle! Si vous savez des actes plus résolus que les nôtres devant tous les faits qui se sont accomplis ; si vous pouvez nous dire ici ce que vous auriez fait à notre place devant le banquet de Grenoble, et dans toutes les circonstances qui se sont produites depuis ces deux années, venez le dire ! Je cède avec transport, avec souci pour mon pays, mais très volontiers pour moi-même, je cède la place à ceux qui pourront apporter ici un caractère plus décidé que le nôtre, des actes plus efficaces que ne l'ont été les nôtres depuis deux ans, avec un gouvernement qu'on pourra appeler définitif et que la France acceptera.

(Bravos et applaudissements prolongés à gauche et à Vextrime gauche.)

M. le duc de Broglie ayant répliqué qu'en demandant à M. Tl^iers de vouloir bien renouveler à la tribune les déclarations faites par lui dans la commission de permanence, il n'avait entendu exprimer à son égard aucun sentiment de défiance, et que, pour le témoigner, il proposait le vote d'un ordre du jour duquel étaient exclus les mots de confiance aussi bien que de méfiance, et conçu dans les termes suivants: U Assemblée, reprouvant les doctrines professées au ban^ quet de Grenoble, passe a V ordre du jour,

M. Thiers prit de nouveau la parole.

Messieurs,

Je demande pardon à l'Assemblée, après les paroles, je crois, bien nettes que j'avais l'honneur de lui adresser tout à l'heure, de remonter encore à cette tribune.

Je comprends que, dans la grave situation où nous sommes placés, chacun veuille repousser de soi la grave responsabilité des conséquences qui pourraient résulter de la journée actuelle. {Très bien! à gauche.)

Vous ne voulez pas en avoir la responsabilité, je ne veux pas l'avoir plus que vous.

Qui est-ce qui a provoqué cette situation ?

Plusieurs membres à droite. — Vous ! Vous !

M. LE MINISTRE DE L INTÉRIEUR. — Voilà. On prétend que c'est vous qui êtes le provocateur, Monsieur le Président de la République !

M. LE PRÉsiDEia* DE LA Répubuque. — Je le répète, jugez nos actes, venez les discuter, et, après avoir discuté, écoutez ceux qui répondront et ceux qui exposeront des faits indiscutables comme le faisait tout à l*heure M. le ministre de l'intérieur.

Pouvions-nous faire autre chose que ce que nous avons fait? Venez le dire, venez surtout le démontrer. Nous avons, pendant trois mois, d'après la déclarar tion même faite par M. le duc de Broglie dans la commission de permanence, bous avons tenu loyalement notre parole, nous n'avons pas souffert un seul banquet public, bien que, sous d'autres gouvernements, on en ait souffert, parce que notre conviction (je l'ai dit dans mon Message, je l'avais dit auparavant, et je n'ai pas besoin de le répéter), notre conviction est qu'il n'y a de pouvoir légal en France que cette Assemblée.

Je l'ai dit et répété dans mon Message. Dans ce pays où tout est tombé, il ne reste d'autre manifestation de la volonté nationale que vous.

M. LE COMTE Roger du Nord. — Très bien ! Très bien !

M. LE Présu)ent de la Répubuque. — Je l'ai dit, on ne le contestera pas.

Eh bien, c'est dans cette conviction que nous avons, je ne dirai pas presque dépassé, mais atteint les limites de la loi pour interdire cette suite de banquets qu'on annonçait, et qui avaient pour but de demander la dissolution de l'Assemblée en termes souverainement offensants et inconvenants.

Voix à droite, — C'est vrai! ce n'est que trop vrai! {Applaudissements à droite et au centre droit.)

M. LE Président de la République. — Je croyais naïvement que l'Assemblée serait satisfaite de nous, et j'avais d'autant plus de raison de l'espérer, que M. le duc de Broglie, dans la commission de permanence, l'avait déclaré lui-même. Alors, de quoi s'agit-il maintenant? De nos actes? Encore une fois, venez les discuter !

Vous adressez des intwpellations au gouvernement.

Dans quel cas, je vous le demande, des interpellations sont-elles jamais un signe de confiance? (Interruption à droite,)

Je sais très bien que vous ne pouviez pas interpeller directement l'honorable M. Gambetta, car le règlement s'y oppose. Vous ne pouviez pas l'interpeller; mais, en nous interpellant parce que le règlement ne vous laissait pas d'autre ressource, est-ce avec des témoignages de confiance que vous l'avez fait? C'est avec le blâme! {Kon! Non! à droite et au centre,)

Comment! on proteste aujourd'hui; car on aperçoit toute la gravité de ce qu'on a fait... {Murmures à droite.) Mais je vous demande. Messieurs, dans une situation où le premier devoir du gouvernement est l'énergie et la modération aussi, et où nous avons tâché de ne pas nous en écarter, dans une telle situation, venir nous dire que nous sommes un gouverne-

ment indécis, est-ce là nous donner de la force? {Applaudissements mr un grand nombre de bancs à gauche.)

Je dis qu'une interpellation par laquelle on vient demander à un homme de mon âge, après une vie telle que la mienne... {Très bien! Très bien! à gauche)^ à un homme qui a lutté contre le désordre toute sa vie, qui, sous la Constituante, a supporté les assauts que vous connaissez tous, qui, dans un moment oii Ton aurait osé à peine écrire pour la défense de l'ordre social... {Ohl Oh! — Rumeurs à droite, — Vif mouvement d* approbation et applaudissements à gauche)^ a écrit le livre le plus hardi sur la question sociale; je dis que, lorsque vous venez lui dire de faire une profession de foi à cette tribune...

A droite. — Mais non ! Mais non !

M. LE PaÉsmENT DE LA RÉPUBLIQUE... — Nous dire de nous expliquer sur des sujets pareils!... Et qui vient le demander? M. le duc de Broglie, qui nous a entendus dans la commission de permanence. Et l'on s'imagine qu'on traite un gouvernement avec des procédés qui peuvent lui donner de la force, lorsque, dans un temps si difQcile, on l'appelle indécis, et lorsque, après une vie si longue, je parle de mes collègues comme de moi, on vient nous demander de faire encore une profession de foi! {Très bien! à gauche. — Réclamations à droite,)

Permettez-moi de vous le dire, votre vie a été moins longue que la mienne. Vos actes ont été fort honorables, mais ils n'ont pas été plus significatifs

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que les miens dans le sens de l'ordre, et, si Ton vous adressait une sommation pareille, à vous qui n'avez peut-être pas les mêmes raisons que moi de vous indigner d'une telle question, vous vous trouveriez blessé. {Très bien! Très bien! à gauche.)

Je ne suis pas irrité, mais je suis blessé, oui, et j'ai le droit de l'être... {Oui! Oui! — Non! — Bruit.)

Après ce que j'ai fait depuis deux ans, le doute même, je l'ose dire, est un acte d'ingratitude. {Rumeurs à droite,)

Voix à gauche. — Oui! Oui!

M. LE PaÉsmENT DE LA Répubuque. — Maintenant on me parle du régime parlementaire. Savez-vous ce qu'il y a de parlementaire, ce qu'il y a de plus parlementaire, c'est de chercher la clarté, c'est de vouloir exprimer très nettement sa pensée : voilà ce qui est parlementaire. {Très bien! à gauche.) Mais, ce qui n'est pas parlementaire, c'est de s'avancer sans savoir si l'on peut appuyer complètement et sui&sanunent l'attaque qu'on dirige. {Bravos à gauche.)

Pour moi, j'ai fait, je ferai, je continuerai à faire mon devoir; je le ferai souvent avec douleur, toujours avec fermeté ; mais je ne m'attendais pas qu'on viendrait, pardonnez-moi de redire le mot qui est vrai, me mettre sur la sellette. {Interruptions adroite.)

Je le répète, M. Gambetta a pu être aussi l'objet de cette interpellation ; mais la véritable interpellation s'adressait à nous. {Non! Non! à droite. — Si! Si! à gauche.)

IS NOTEMBEE I87Î. S9

M. LE MÂBQCB DE YoGCÉ. — Noo! Seulement, 1 faut lui ôter le droit de dire quH est de vos amis!

M. LE PiÉsiDEifT M Là RiSkbuqce. — Si Foo o'a pas fait acte de méfiance...

A droite. — Non ! Non ! Personne nV a songé!

M. LE PaÉsoiDrT de ljl Répghjqce. — Eh bien, d Ton n*a pas tooIu faire acte de méfiance, rien n'est plus simple que de réitéra le témoignage de votre confiance.

A gauche. — C'est cela ! Très bien !

M. LE PaÉsa>E!«T DE LJL R^FCBUQCE. — Jc ne le S€X&cite pas, car je n*ai pas d^ambitîon sénik... {Vice approbation à gmuhe et au eenire gameke.) Je ne sob pas allé solliciter le pouvoir à Bordeaux. (Xoucelle approbation smr les mêmes bancs.) Qu'il se lève celui qui peut dire que j*ai s<^cîté sa voix. {Tris bien! à gauche. — Maucemeni prolongé.)

Je comprends aujourdliui Tambition des autres; mais ils se trompent bien ceux qui en auraient ; ils ne savent pas quel serait le poids de cette ambition satisfaite.

Cependant la situation est à cette heure différente. On pourrait solliciter aujourdliui ce qu'on repoussait alors {Tris bien! à gauche), ce fardeau que plus d*un personnage a refusé de partager avec moi. {Tris bien! Tris bien! et rires approbatifs à gauche.)

Je n'ai sollicité de personne le fardeau qui ma été imposé, parce qu'il y avait devant moi la paix

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la plus douloureuse à signer, et celui avec lequel je l'ai signée m*a dit ces paroles que je puis bien répéter dans cette enceinte : « Ce n'est pas à vous que la France devait imposer tant de douleur, car, de tous les Français, vous êtes celui qui méritait le moins de réprouver ! » {Très bien! Très bien! Bravos et applaudissements prolongés à gauche et au centre gauche.)

Après avoir fait cette paix, dont on m'a laissé le poids accablant et cruel, qui sera une douleur de toute ma vie, il y avait à vaincre l'insurrection terrible... {Murmures sur plusieurs bancs à droite) il y avait à vaincre l'insurrection la plus formidable qu'il y ait jamais eu, il y avait le crédit à rétablir, il y avait toutes les chances à traverser.

On n'était pas ambitieux alors, personne ne l'était, et je mets au défi tout honnête homme de dire que j'aie sollicité le pouvoir de qui que ce soit. (Très bien! Très bien! à gauche,)

Aujourd'hui encore, savez-vous ce qui n'est pas parlementaire? C'est de vouloir garder le pouvoir malgré son pays. Savez-vous ce qui est parlementaire, c'est de redemander tous les jours au pays les preuves de sa confiance ; et l'on est fondé à les lui demander lorsqu'on a à lutter contre des adversaires que je n'ai pas à qualifier, contre des hommes dont je n'ai pas repoussé Taflection, quoique je n'en aie pas eu aujourd'hui le témoignage à cette tribune... {Rires à gauche. — Très bien! Très bien!) Mais j'avais le droit de n'être pas appelé ici dans une situation pareille.

Ce n'est pas moi qui ai créé ces embarras. Je demande qu'on en sorte; mais je ne puis pas consentir à en sortir aux dépens de ma dignité. Sans doute la responsabilité sera grande. Le pays était tranquille il y a quinze jours... {Applaudissements à gauche et au centre gauche,) Il y a des factions, oui, c'est vrai, il y a des factions... Qu'on s'explique devant le pays, comme je suis prêt à le faire !

M. DE Gavardie. — On s'expliquera! {Exclama-

tion,)

Voix diverses. — N'interrompez donc pas !

M. LE Président de la Répubuque. — Oui, je sais qu'il y a des factions, des factions redoutables; je les observe tous les jours, je les suis avec la plus grande attention, je les connais. Mais il y a aussi une armée vaillante et fidèle, fidèle à la loi...

M. Jules Fa vue et plusieurs autres membres à gauche. — Oui! Oui! C'est vrai!

M. LE PiiÉsiDE?nr DE LA RÉPUBLIQUE. — Ccttc armée, c'est un progrès admirable en elle, elle ne révère que la loi; elle défend la loi, et, au nom de la loi, au nom de la loi seule, jamais au nom d'un individu, je suis certain d'obtenir son dévouement. {Applaudissements à gauche et sur un grand nombre de bancs.)

Je maintiendrai, je l'ai dit à nos honorables collègues sans distinction, pas plus pour l'un que pour l'autre, je maintiendrai l'ordre. Je l'ai maintenu. L'ordre moral ne dépend pas de moi... {Rumeurs à droite); mais, si le pays doit se plaindre à quelqu'un du

trouble apporté dans Tordre moral, j'ai la conviction, je le déclare devant Dieu, devant la nation et devant l'Europe, ce n'est pas moi qu'il en accusera.

{Vifs et itératifs applaudissements à gauche et au centre gauche, — La clôture! La clôture!)

La clôture du débat ayant été prononcée, deux autres ordres du jour furent, concurremment avec celui du duc de Broglie, proposés : l'un par plusieurs membres de la gauche, renouvelant purement et simplement au Président de la République les témoignages de confiance de l'Assemblée; l'autre, par M. Mettetal et plusieurs de ses collègues de droite, portant que l'Assemblée avait confiance dans l'énergie du gouvernement et réprouvait les doctrines professées au banquet de Grenoble. Ce dernier ordre du jour, accepté par M. Dufaure au nom du gouvernement, fut voté par 263 voix contre 116.

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