AFFAIRE DU MEXIQUE
/ Sur l'amendement de l'opposition demandant le rappel des troupes du Mexique
Messieurs,
Je suis presque confus d'être dans la nécessité de me lever encore dans l'Assemblée. (Parlez! parlez!)
J'ai besoin de réclamer toute son indulgence, croyant que cel amendement ne devait point venir à la séance d'aujourd'hui. Je ne demande point la remise de la discussion, j'avertis simplement la Chambre que les explications qu'elle va entendre de ma part n'auront peut-être pas tout ce que je voudrais qu'elles eussent, cherchant toujours, lorsque je parle devant elle, à être digne de l'auditoire qui me fait l'honneur de m' entendre. (Très-bien!) Mais il était tout à fait impossible, vous le comprenez, que je ne misse pas de côté toute considération personnelle pour l'accomplissement d'un devoir aussi rigoureux que celui que je viens remplir.
Nous demandons que, conformément aux déclarations du gouvernement, nos troupes soient promptement rappelées du Mexique, et, sans entrer à cet égard dans de longues explications qui pourraient, je le reconnais, dans l'état des choses, présenter des inconvénients, nous devons cependant poser des questions à la solution desquelles le pays tout entier est vivement intéressé.
Ainsi, messieurs, j'écarte, non pas pour modifier mon opinion, en y persévérant au contraire de plus fort, j'écarte comme étant inopportune toute espèce de discussion sur la guerre même du Mexique. Je prends les faits tels qu'ils s'accomplissent aujourd'hui.
Depuis que le Corps législatif s'est séparé, l'empereur Maximilien, dont la candidature, lors de notre dernière session, semblait encore
aussi incertaine que les résolutions, l'empereur Maximilien a touché à l'autre côté de l'Atlantique et a établi au Mexique un empire officiel. Nous faisons des vœux pour qu'il soit possible que l'état de ce pays permette une complète pacification, et que le gouvernement quelconque qui s'y établira puisse y développer les véritables principes de stabilité, de grandeur et de paix.
Seulement, messieurs, ce que nous sommes en droit de demander, c'est que la France n'y contribue pas aux dépens de biens qui lui sont si précieux et qu'elle doit garder avec un soin jaloux, c'est qu'elle ne prodigue pas son armée et ses trésors pour soutenir un trône qui, aujourd'hui, est un trône étranger et doit se maintenir par ses propres forces.
Au surplus, les déclarations qui ont été faites à cet égard par les organes du gouvernement sont de nature à nous permettre de poser la question d'une manière extrêmement précise.
Si, en effet, messieurs, il faut en croire les différents articles qui ont été publiés au Moniteur, l'empereur Maximilien a été reçu avec un enthousiasme universel.
Il est considéré parles populations tout entières du Mexique comme un sauveur; il n'y a plus que les anarchistes et les brigands qui lui résistent, et, grâce à Dieu! messieurs, même dans ce pays, ils sont en petit nombre.
Vous allez voir comment s'en explique le Moniteur dans différents articles auxquels je vais faire de très-courts emprunts.
Ainsi, au Moniteur du 3 mars 1864, voici ce que je lis :
Correspondance étrangère.
On écrit de Mexico, le 27 janvier 18G4 :
« La pacification est complète, et les dernières conditions mises à la venue de l'archiduc Ferdinand Maximilien sont remplies. Le courrier porte au prince les vœux et les actes d'adhésion des notables et des municipalités des États et des villes de Guadalajara, Zacatecas, San-Luis de Potosi et Guanajuato. Vous recevrez sans doute de la Vera-Cruz ou de Campêche l'adhésion de la province de Yucatan,ce qui formera la presque unanimité puisqu'on attend chaque jour la soumission de Doblado, celle de M. Vidaurri qui maintient un ordre parfait à Monterey et dans le Nouveau-Léon et qui a refusé de recevoir Juarez, si ce n'est avec une faible escorte et comme un simple particulier. »
Au Moniteur du 29 avril 18G4 :
Bulletin.
« Le courrier du Mexique confirme la nouvelle que l'intervention continue à faire des progrès sensibles. Le rôle de conciliation que joue l'armée française est mieux apprécié tous les jours, et les adhésions vont se multipliant. Les dépêches signalent une série de succès partiels qui complètent la dispersion des bandes juaristes. »
Au Moniteur du 13 mai 1864 :
« Les débris de l'armée de Juarez qui parcourent encore les États de Guanajuato et de Zacatecas ne sont plus que des bandes isolées n'ayant d'autre but que d'en! retenir l'inquiétude dans un pays qui échappe à leur oppression. Ces guérilleros de profession, pour qui l'ordre et la paix au Mexique sont le désespoir et la ruine, ne pouvaient pas tromper la vigilance du général commandant en chef »
Ainsi, si nous consultons les publications officielles, tout est au mieux, la pacification est certaine, il n'y a plus de résistance appréciable. Je dis : si nous consultons les publications officielles du Moniteur, car nous sommes clans l'impossibilité de consulter autre chose; et, permettez-moi de le dire, la Chambre me paraît avoir été traitée avec un sans gêne que je regrette de la part du gouvernement, alors que la question du Mexique est si pleine d'intérêt, on ne nous a pas fait connaître dans le Livre jaune un seul document diplomatique qui s'y rattache. {Approbation sur quelques bâties.)
Je demande si le gouvernement est en droit de nous traiter ainsi. Est-ce que ces pièces ne sont pas notre propriété commune? Est-ce que ces pièces ne doivent pas nous éclairer? Est-ce que nous ne sommes pas en droit d'y puiser? Pourquoi ce silence? Je ne veux jeter dans le débat aucune parole qui puisse être mal interprétée; mais cependant il m'est impossible de ne pas faire remarquer que, à côté de ces déclarations, d'où résulteraient des témoignages de pacification, viennent sans cesse à notre oreille les récits de faits qui sont en complète opposition avec elles.
Ainsi, il résuite d'un tableau officiel que j'ai fait dresser sur le Moniteur même, qu'alors qu'on parlait de pacification, d'acceptation du gouvernement mexicain, le pays ne cessait pas d'être en état de guerre. Et il y a un premier fait qui me frappe et qui très-certainement ne vous a pas échappé, c'est que depuis qu'il a touché la terre du Mexique, l'empereur Maximilien a été dans l'impossibilité de se conformer au programme qu'il avait à l'avance tracé.
Vous n'avez point oublié ces déclarations de Maximilien à Miramar, lorsqu'il répondait à la députalion qui venait lui offrir la cou-
ronne : il l'acceptait, mais à la condition de la tenir du peuple tout entier. Et ce n'est pas seulement lui qui faisait cette déclaration, elle émanait également du gouvernement français qui, assurément, avait bien le droit d'exprimer son opinion.
Laissez-moi vous rappeler comment s'exprimait, à cet égard, le ministre des Affaires étrangères, à la date du 17 août 1863, et il n'était ainsi que l'interprète fidèle de la pensée impériale, exprimée par une lettre datée de Fontainebleau du 3 juillet 1862, dans laquelle je lis :
« Il faut réprimer tout acte, tout propos blessant pour les Mexicains, car il ne faut pas oublier la fierté de leur caractère Le
gouvernement soumettra au peuple mexicain la question du régime politique qui devra être définitivement établi. »
Voilà sous quelles promesses l'empereur Maximilien est parti. Voilà quelles ont été les conditions qui lui étaient imposées par le gouvernement français, et elles sont très-brièvement résumées dans la dépêche du 17 août 1863, dont vous allez entendre un fragment :
« Cependant, ainsi que je vous l'indique dans une précédente dépêche, nous ne saurions considérer les votes de l'Assemblée de Mexico que comme un premier indice des dispositions du pays. Avec toute l'autorité qui s'attache aux hommes considérables qui la composent, l'Assemblée recommande à ses concitoyens l'adoption d'institutions monarchiques, et elle désigne un prince à leurs suffrages. Il appartient maintenant au gouvernement provisoire de recueillir ces suffrages de manière qu'il ne puisse planer aucun doute sur l'expression de la volonté du pays.
« Je n'ai pas à vous indiquer le mode à adopter pour que ce résultat indispensable soit complètement atteint ; c'est dans les institutions et les habitudes locales qu'il faut le chercher. Soit que les municipalités dussent être appelées à se prononcer dans les diverses provinces, à mesure qu'elles auront reconquis la libre disposition d'elles-mêmes, ou que les listes soient ouvertes par leurs soins pour recueillir des votes, le mode le meilleur sera celui qui amènera la plus large manifestation des vœux des populations dans les meilleures conditions d'indépendance et de sincérité. »
On ne peut pas rencontrer des paroles plus justes et plus louables. Seulement il m'est permis de croire qu'elles sont dictées par de généreuses et bien étranges illusions, et que le ministre qui les a tracées supposait qu'à peine arrivé à Mexico, l'empereur rencontrerait un pays soumis et sympathique, et que, sans aucune espèce de difficulté, on n'aurait qu'à s'adresser aux gardes champêtres mexicains, afin de pouvoir faire pratiquer les élections. (Rires et rumeurs.) Malheureusement il n'en a pas été ainsi, et si à côté de cette lettre qui constate
les conditions indispensables, entendez-le bien, pour rétablissement d'un gouvernement qui soit accepté par le pays, qui soit digne du gouvernement français qui y a coopéré par tant de sacrifices; si, à côté de ces instructions, nous mettons, non pas la réalité entière, puisque nous ne la connaissons pas, non pas les récits qui nous sont envoyés par des correspondants dont nous avons toujours le droit de nous défier et dont nous ne pouvons pas apporter les renseignements à la tribune, mais les informations que nous trouvons dans les journaux officiels, voici, messieurs, sans m'emparer de tous les détails qu'ils pourraient me fournir quelques chiffres que je recommande à votre attention :
Du mois de janvier au mois de décembre 1864, sur cette terre du Mexique où l'empereur Maximilien a été acclamé, où la réconciliation a été opérée, où l'œuvre de la pacification ne rencontre aucun obstacle sérieux, si ce n'est parmi les brigands... (bruit), il y a eu 8,070 hommes hors de combat, sur lesquels 1,601 tués, ce qui, si je ne me trompe, est une proportion considérable, et je fais appel ici à la spécialité des hommes de guerre.
Du mois de janvier au mois de décembre 1864, il y a eu 179 canons mexicains qui sont tombés au pouvoir des armées françaises, et ici, bien entendu, ne sont pas compris les 250 canons, si je ne me trompe, je ne suis pas bien sur du chiffre, qui ont été pris au moment où Oajaca est tombé au pouvoir des Français. Le siège d'Oajaca a eu lieu en 1865, la Chambre le sait bien ; c'est dans le cours de l'année 1864 que 179 canons ont été enlevés à l'ennemi, ainsi que 2,630 fusils et 1,400 chevaux.
Voilà l'état d'un pays qu'on prétend être complètement pacifié.
Je ne veux pas, messieurs, rappeler à la Chambre des épisodes douloureux, des faits d'armes dans lesquels le sang français a coulé, la trahison des Mexicains, qui, après avoir trahi une première fois leur pays, pour se mettre du côté de ceux qui l'envahissaient, ont trahi une seconde fois les Français qui étaient avec eux et les ont lâchement abandonnés pour les livrer à leurs compatriotes.
Ces faits prouvent, de la manière la plus formelle, qu'on est encore en état de guerre au Mexique. Cet état de guerre, il est suffisamment prouvé par le siège d'Oajaca, auquel M. le maréchal Bazaine a été dans la nécessité de se porter de sa personne, qui a coûté quelques sacrifices et qui a amené, en définitive, la prise de 4,000 et quelques cents soldats mexicains.
Je demande au gouvernement s'il veut continuer un pareil état de choses, s'il veut prolonger ces expéditions; car non-seulement on est allé à Monterey, mais une expédition est encore préparée contre la Sonora,et je crois être dans la vérité la plus absolue, en disant qu'un
corps de troupes considérable a été détaché pour aller opérer dans les provinces éloignées. Or, quiconque connaît ces provinces, sait à merveille qu'il y a des difficultés très-grandes, difficultés qui, sans doute, ne sont pas au-dessus du courage, de la patience, de l'héroïsme de nos soldats, mais ne les en useront pas moins, car le sacrifice d'hommes que nous faisons par l'insalubrité du climat, par la mauvaise nourriture, par les privations, est assurément bien plus grand que ceiui qui est la conséquence du feu de l'ennemi.
Oue faisons-nous dans une telle situation? Est-ce que c'est là ce qui nous avait été promis? Est-ce qu'aussitôt que l'empereur Maximilien serait sur le trône, il ne devait pas se suffire à lui-même? Est-ce qu'il ne devait pas faire venir des troupes pour pourvoir aux nécessités de sa défense? Et d'ailleurs, où en sommes-nous? Nous proclamons le principe des nationalités en Allemagne et en Italie, — et tout à l'heure un membre de la majorité me faisait le reproche de ne l'avoir pas accusé... (interruption et rumeurs), alors que cependant j'avais posé au gouvernement une question précise, alors que j'avais dit que les nationalités pouvaient être écrasées par la Prusse victorieuse, — et au Mexique, que faisons-nous? Nous sommes allés y établir un gouvernement par l'épée, un trône sur nos baïonnettes, et alors que ce trône est établi, au lieu de faire rentrer en France l'armée qui nous appartient, au lieu d'arrêter ce courant qui déborde et qui engloutit et nos enfants et nos trésors, nous nous exposons à nous engager dans une guerre sans fin et où nous pourrons aboutir à cette alternative : ou un désastre ou une guerre à outrance contre un peuple qui serait en situation d'entrer bientôt sur le champ de bataille.
En effet, remarquez-le, non-seulement les choses que nous connaissons et qui résultent du dépouillement des écrits officiels nous attestent que le Mexique n'est pas pacifié, que les déclarations du gouvernement sont contraire à la vérité, que ces déclarations nous peignent un état autre que celui qui existe réellement, mais encore les partisans de Maximilien lui-même ne font aucune difficulté de reconnaître que l'armée française est indispensable aux besoins de ce pouvoir qui ne peut compter que sur la force et l'oppression, et qu'il est nécessaire d'augmenter cette armée.
Voici un article que j'emprunte à un journal officiel de Mexico, journal qui est publié sous les yeux du gouvernement, mexicain, et assurément on n'accusera pas le gouvernement mexicain de n'être pas assez vigilant. Vous savez vous-mêmes que lorsque Maximilien est arrivé au Mexique, il a déclaré qu'il ne voulait pas soumettre la presse aux avertissements; de sorte que nous faisons la guerre au Mexique pour y faire triompher des principes différents de ceux que nous pra-
tiquons chez nous, pour prouver l'inanité de ces théories politiques que nos ministres défendent avec un talent si remarquable et si bien couronné de succès. (Rires autour de l'orateur.)
Eh bien, dans un journal qui est publié sous les yeux mêmes de l'empereur Maximilien, voici ce que je vois. C'est un article sur rétablissement même de l'empire; je ne vous en lirai pas la totalité, bien entendu II parle des craintes que peuvent éprouver les amis du nouveau régime, et il paraît qu'elles sont sérieuses, car il ajoute :
« De pareilles craintes attiédissent le dévouement des partisans de l'empereur et empêchent les populations de coopérer activement à l'œuvre de pacification. Tout cela considéré et bien pesé, nous pensons qu'il importe de maintenir au Mexique une armée française de 45,000 hommes. »
Voilà, messieurs, ce qui a été imprimé sous les yeux mêmes de l'empereur Maximilien, et voilà le conseil de famille qui lui est indispensable pour se maintenir et exercer sa tutelle sur le Mexique. (Nouveaux rires sur plusieurs bancs.)
Il a été acclamé alors qu'il était conduit par nos armées victorieuses; les mercenaires qu'il a fait venir de Belgique, les soldats de l'Autriche qui viennent défendre son trône, ne lui suffisentpas, il a encore besoin de 45,000 Français.
Il faut, messieurs, que cela soit contredit énergiquement ici. L'année dernière, dins la commission des crédits supplémentaires, on disait qu'à la fin de 1864 nous n'aurions plus un seul soldat au Mexique. II en a été de ces promesses comme de toutes les promesses, je ne dirai pas ministérielles, mais humaines, car quel est l'homme qui ne se trompe pas dans ses prévisions? Mais si un ajournement de ces promesses a été nécessaire, il faut cependant entrer dans la voie de leur exécution; car ce serait tromper la Chambre et tromperie pays de dire qu'on va se concentrer autour de Mexico, lorsqu'on entreprend de conquérir à main armée un pays six fois plus grand que la France, et où les guérilleros, qui sont la force du pays, où s'est réfugié le patriotisme... (Interruption et murmures sur plusieurs bancs.)
M. Rouher, ministre d'État. Ne parlez pas comme cela de bandits!
M. Garnier-Pagès. On disait aussi les brigands de la Loire en 1815 ! (Agitation.)
M. Jules Favre. Nous avons le droit de demander au gouvernement qu'il restreigne cette expédition; nous avons le droit de dire qu'il y a nécessité à le faire, qu'il y a nécessité à ce que le gouvernement, rappelle nos troupes, puisqu'il proclame que le pays est pacifié; à ce que le gouvernement, puisqu'il dit que l'empereur Maximilien est acclamé par les populations sympathiques, ne continue pas à entretenir auprès de lui une force qui serait si utile à la France.
Je termine, messieurs, en appelant l'attention de tous les hommes sérieux qui me font l'honneur de m'entendre sur un danger qui est apparu à tous les esprits et qui est trop grave pour être dissimulé.
J'ai d'autant plus le droit d'en parler, que, le Moniteur en est témoin, en 1862, alors que l'expédition était en germe, de ce banc où j'ai l'honneur de parler, j'ai pris la liberté d'avertir la Chambre du péril dans lequel s'engageait la France, de l'éventualité nécessaire d'une lutte avec les États-Unis.
Ce n'est pas d'aujourd'hui, messieurs, que cet événement a été prévu, et il était bien facile de se faire une idée de la profonde blessure qui serait portée au cœur des citoyens américains par une entreprise de cette nature. Dans ce pays, qu'on n'oserait peut-être pas attaquer s'il n'avait pas été divisé, a éclaté une guerre civile terrible, vivace, comme il n'en a peut-être jamais existé, et cette guerre a réuni sous ses drapeaux divers hommes d'action, accoutumés aux fatigues, aux sacrifices, aux pratiques et en même temps aux excès de la guerre. Il y aurait pour la France une imprudence considérable à attendre le moment où ce pays, repliant ses drapeaux, laissera sans activité toutes ces hordes qui peuvent se précipiter sur le Mexique.
Il y a là un danger considérable que nous pouvons prévoir et éviter; je crois que c'est le vœu de la France tout entière, et que l'opposition se place ici dans le cœur même et dans le sentiment de la Chambre, en conjurant le gouvernement de le réaliser. (Approbation sur plusieurs bancs.)
L'amendement de l'opposition est rejeté par 225 voix contre 16.