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niSCOURS PARLEMENTAIRES.
ont été occaMunaés dans outre matériel par la fatale expédition du Mexique ..... {Ohl oh! — Inlerrvplion prolongée.)
Vous avez approuvé, messieurs, cette fiitale expédition; elle pèse sur vos voles, et je comprends parfailcmcut que toulcs les fois qu'on en parle, vous interrompiez Toralcur par des murmures; mais ces murmures ne détruisent pas l'histoire. {Xouvelle internipliott.)
Eh bien, je dis que si nous avons à discuter les dépenses militaires, il nous serait extrêmement facile de démontrer que ce ne sont pas des nécessités extraordinaires qui font peser sur le budget des charges écrasantes, qui le font si fort différer des budgets antérieurs.
Mais je prends les travaux publics , non pas pour présenter des détails, mais pour répoudre à ce qui a été constamment dit par MM. les minislres.
Les travaux publics, suivant eux, sont des dépenses exceptionnelles, et, pour cette raison , j'ai entendu de la bouche de l'honorable ministre d'État que les dépenses exceptionnelles s'appliquent, non pas â des travaux d'entretien, mais à des travaux neufs; de telle façon, messieurs, que nous en serions réduits, — ce serait là la sagesse de nos bud{jcls et la prudence finamière que la Chambre consacrerait à ses votes. — nous en serions réduits â recourir â des emprunts pour les travaux neufs qui devront être exécutés. {Interruption.) Je m'élève contre une pareille doctrine, qui me parait à la fois une innovation et une erreur.
Je vous parlais, dans la dernière séance, de l'opinion de toutes les commissions du budget qui ont précédé celle-ci, et je vous disais qu'on avait toujours entendu les rapporteurs parler avec la même quiétude pour l'avenir, qu'tni les avait vus sévères pour le passé et prodigues d'espérance pour les exercices qui n'étaient point encore clos. Mais, en ce qui concerne les travaux publics, jusqu'à ces dernières années, il a toujours été parFailcmcnl enteu<lu que les (grands travaux publics étaient une charge ordinaire de l'État... (in/ tmiptio»), car supposer qu'un Ktat comme la France puisse laisser aller les travaux publics k des néccssilé> exceptionnelles et à l'emprunt, ce serait faire une injure siugulière â la force financière de la France commeà la prudence de son gouverucment. Pcrniettez-nioi, à ce sujet, de vous lire quelques lignes du rapport de Thouorable M. Busson-Bilault en t863. {Interruption.} Si vous ne voulez pas l'entendre, je suis tout prêt à m'asseoir pour ne pas fatiguer la Chambre; mais, quand je cite les rapports de vos commissions de finances, je crois être dans mon droit. Or, voici ce que disait l'honorable M. Busson-BillauU : « Il faut de grands travaux publics, surtout ceux qui ont pour but de rendre les communications plus rapides, plus faciles et plus écono miques; c'est là un des besoins les plus évidents du pays... Potirv
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arriver, pour obtenir les ressources nécessaires à d'aussi utiles créations, il importe de modérer, de conleoir les dépenses moins immédiatcmcDt productives... »
Dans le rapport de 1865, l'honorable M. Busson-Billault professe CDCorc cette doctrine financière à laquelle, pour ma part, je m'associe complètement, que c'est sur les excédants des budgets que la dotation des travaux publics doit âtre prise , mais que cette dotation entre dans les dépenses ordinaires, et il est impossible, en effet, sans affaiblir siiig;uliërement la force du pays, de supposer que pour exécuter les g;rands travaux publics (]ui sont des nécessités de premier ordre , il faudra recourir à des emprunts. II y a donc là une illusion, car les dépenfîes des travaux publics, je le répète, sont des dépenses ordinaires, et si, au lieu de la multiplicité de ces bud{^ets, nous avions la sagesse de concentrer nos recettes et nos dépenses dans un seul et même chapitre, alor.<v, nous u'aurions plus de ces illusions involontaires; nous serions placés eu fiice de dépenses nécessaires. C'est à ces dépenses occessaires que vous n'avez pas pu faire face, raal{;ré l'accroissement successif des recettes; vous n'avez pas pu y faire face, malfjré vos -1 milliards f>98 millions de ressources extraordinaires. Ainsi, le passé nous répond de l'avenir, et si nous ne prenons pas des mesures énergiques, si nous ne puisons pas duos notre sa{;esse, dans notre courage, dans notre patriotisme, les moyens d'arrêter le {jouverneracut, soyez sûrs qu'il précipitera la France à sa ruine. {ftffcta mations bniijantes utr Us banc$ de la majorité. — Approbation autour de l'orateur.)