MARS I8C
{jnitlaiHs, que ce n'était pus la peine de s'y arrêter au puiat de vue nnanoicr.
Mais avcz-vouR fait le parallèle enlrc tes concessions et les atytidications publiques? Vous vous eutles bien {];ardés, cl vous avez persévéré, je le répète, dans ce système de coacessions qui vous permettait, comme le disait M. Cotellejc professeur de droit administratif indiscret, du iatre acception des personnes, d'avoir vos créatures, «le rhoisir les compaj^nics et les entrepreneurs; voilà ce que vous avez fait, cl vou.s l'avez lait couinio "^'il n'existait pas de règles administratives, et if n'en existait pas plus pour vous que de rèfjlcs morales lmurmuret)\ car, après avoir posé les règles morales, vous passiez i)Utre, et vous affissiez comme si cHes n'existaient pas. {lltrlninaliom sur itn tjrand nombre de. ùancs. — Approbalian à (javrfte.)
Eh bien, messieurs, ce système de coacessions, permcttcz-moi de «lire qu'il a des inconvénients considérables; et ce ne sont pas seulement ers inconvénients {généraux que je vous signale ; ce sont des lucouvcuients spéciaux; et qtiaut à moi, je ne crains pas d'afttrmer que le sysième de concessions qui a été pratitiuè par radminislratiou de la ville de Paris a eu pour conséf|uencc nécessaire de faire payer à la ville de Paris une somine beaucoup plii'* considérable que celle qu'elle aurait payée. Je ne veux pas la chiffrera la Inbuue, parce que ces chiffres seraient hypothétiques; et j'en citerai un exemple. Mais ces concessions, pcrmetlez-moi <le le dire, elles ont été fititcs avec un aveuglement que je ne comprends pas. Elles ont eu deux périodes , j'en conviens. Dans la première, un s'csl ndrcs.sé à des capitalistes qui offraient, du moins, leur argent pour garantie.
Dans la seconde, il y a eu un grand perfectionnement : on s'est adressé à des personnes qui n'avaient pas besoin d'être des capitalistes, car elles offraient à la ville, comme garantie, son propre argent. 11 faut rcrnnnaiire que c'était là une invention merveilleuse cl avec laquelle on pouvait atleudrc toute espèce de résultats, et je comi»rends très-bien qu'un lionoruble député ait pu dire à la tribune qu'il avait fait son enquête. Nous avons tous fait la n^'tlre, nous avcas tous, dans les affaires aux<|ue]lcs nous touchons chaque jour, entendu tles récriminations cl des plaintes; si l'on s'était stiiclcmcut tenu dans les règles de la loyauté, de la régularité administrative, ces récriininalions et ces plaintes eussent été impossibles, ei les Fiuances de la ville de l*aris s'en .seraient beaucoup mieux trouvées. Car enfin, messieurs, des concessions directes à ForRiit appliquées à des travaux de celle nature, et non-seulement aux travaux, mais encore aux indemnités â payer aux expropriés, ces ciiucossioas, dis-je, peuvent cacher toute espèce d'abus condamnables, et dans tous les cas, elles doivent avoir pour conséquence infaillible d'augmenter
DlSCOUnS PARLEMENTAIRES.
ces vicloircs do démolitions et de reconsipuciions qui auroai aî^ son édiliié.
Kh bien, messieurs, il suffira de jclcr les yeux sur les ducumrâ^ eux-mtMncs pour voir que M. le préfet de la «Seine se fail illusion jJ lui-même, qu'c'jaré par sa cumplaisaiice pour ses propres aclM, imblie lesfails que lui-même csl daiii la uéccs^ilé de rccoanaitre.
Saus auL'uu doule, et nul ne le conteste, il y a eu des excédancs de revenus dans le budget de lu ville de Paris; ces eicédanls de revena (»nt été bien des fois expliqués, el je n'y reviens pas. Je uc désir qu'une cUdsc, c'est que les prévisions tic M. le rainistrc dtlal réalisent; quant à lut, la chose est certaine, il n'est pas possible qui CCS revenus viennent à fléchir. C'est un vœu patriotique aotpicl je] m'associe saus le partajifer avec aulaul de couviclioa que riiouDraW ministre.
Mais quand je jette les yeux sur tes moyens à l'aide dcsqucU M. préFet de la 8eine a pu réaliser ces grandes entreprises, a càli ces cscêd;mts de revenus que je ne conteste pas, je rcucuotrc rtj 1855 5(1 millions, en IHtîO 150 millions, et eu 1805 250 milliOQS; si je totalise, j'arrive à un cliiM-rc qui dépasse un milliard, quiamM à 1,141 millions.
Kl c'est la une fièvre de dépenses «{ui est contagieuse, qui a gagné-j les provinces et les départements, il semble que ce s(Ht comme Dae[ coneurrcnee de raillions; (jue la France ne peut être heureuse qu'à Ui coudition de dépenser l)eaucou|j, d'exagérer les emprunts. ^ave2-J vous quel est le cliiflrc auquel sont arrivés les départemeots?! 2,053.159,000 francs.
Voila le passif actuel des départements et des villes. El c'eaj l'exemple de Paris qui les entraîne. Cliaque ville veut avoir soi} rocticr, sa cascade, son bois de Boulogne, ses eaux murmurantes ifri) sortent de la ci:crne voisine. Il semble t|ue, quand oa a réalisé c©J merveilles, et quand on a endetté sa cité de quelques millions, ou nn grand administrateur; c'est la manie du temps, mauicqaeBflll neveux trouveront certainement très- dangereuse cl Irès-loHf^j L'Kial le premier, j'en conviens, a djuné l'exemple. Depuis tSôSi jusqu'en 1860, il a reçu 2ti milliards, il en a dépensé 29, y coœpri*' les ressources ordinaires et extraordinaires. Kl vous savez avecqaelte peine on arrive à ne pas é(|uiljbrer les budgets.
El ce qu'on vous disait de la fortune privée suivant la pente deU» fortune publique, ce qu'on en disait n'est mallicureuserneal que (ropfl affaibli, .le ne veux pas revenir sur ces dénoustralious êloipcnl»^ qucvous ontprésenlées mes honorables amis. C'est un failquechacus peut constater par soi-même ; mais j| y a, messieurs, un renseign ment que la statistique nous fournit, et qui me parait précicDX. Qoé