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çajt pas que rien ne devait changer, si ce n'c<t de par l'expression toutc-puissaule <Je cetir volonté personnelle ;i laqnelle aujourfl'hui on ne rend plus le nit^nie lioinmagc, et qui doit s'effacer devanl l;i toute-puissance parlementaire?
On vous a dit, en jetant les yeux sur le passé, iju'il ne fallait pas le dédaigner, qu'il fallaii ^tre fiers des bienfaits qu'il avait pu produire Oh! je dirai comme M. le minisire de l'Intérieur : je veux m'abstenir, pour ma part, de toute espèce de récriminations-, mais elles me seraient faciles : seulement, j'en demande pitrdon à M. le ministre, il nous» fait peut-être entendre des paroles qui pourraient être taxées d'imprudentes, et quand il nous a dit que c'était ce système qui voulait la liberté, que la liberté n'était que le développement uaturel do tous SCS efforts, il a oublié que pendant lon^flemps il avait, au contraire, proclamé l'infaillibilité de sa toute-puissanee, et qu'il a fallu le réveil de la nation, ses protestations multipliées pour que la Chambre pilt arriver enfin à comprendre qu'il était du salut public de faire acte de virilité et de prendre en main le pouvoir. Vous nous dites qu'il n'est jamais trop tard pour faire des déclarations de liberté; vous nous dites que ce sera un titre de gloire pour le système que vous défendez. Ah? vous oubliez cpi'en effet, un jour dans l'Iiistoire, je ne dis pas ce système, mais cette volonté à laquelle vous avez fait allusion, elle a en l'occasion, une occasion unique, et que cette occasion, elle l'a perdue ! Oui, en 1851, en respectant la République et le gouvernement qui l'avait charjjée de le iléfendre, elle aurait fondé la liberté. {Brnvox à ijatirhc.)
Aujourd'hui je ne dirai pas, car ces paroles pourraient parnilrc des paroles qui traduiraient mal ma pensée, je ne dirai pas qu'il est trop tard, mais il serait assurément trop tard si, vous inclinant devant cette volonté unique, vous ne nianifcsliez virilement la résoluliou d'être le {jouvernemcnl du pays par le pays, au-dessus tie la volonté personnelle qui. dès maintenant, ne doit être qu'une volonté obéi-i^ santé. [Ihvs marquts d'approbation et applaudissements sur les bancs de ia (jauchc.)
L'élection de M. DréoUe fut validée par 178 voix contre 78.