‹ Discours parlementairesChapitre 18 sur 57 · NOVEMBRE 18IK · texte numérisé non relu

NOVEMBRE 18IK

sont d'après 1rs dernières nouvelles, c'est-à-dire Home parfaitement

tranquille , les théâtres illuminés ■ tien» [Interruption.

- Rires.)

! RI voix. Oui, des lampions' (\mur.(ie. hilarité.)

i •• citoyen Jules r.Aviih. Je demande pardon à L'Auemblés de ce

détail, IBiia il me parait avoir quelque uiiltié, d'abord parce qu'il est relevé par tontes les feuilles d'Italie, et parce qu'il peint l'état dans lequel se trouve la population tout entière, qui a voulu Fêter par une gronde soleunité, ni»n-sculcmcnt, messieurs, raeecptatiou du nouveau ministère et de sou programme, mais encore celle réconcilia* lion qui parait s'être sincèrement Opérée entre le pape l'ie l\ el BOO peuple ; car non-seulement les théâtres sont le siéjjc de celle solennité, mais les feuilles de l'Italie nous disent que les théâtres releulis- •cnl îles liymmes qui sont chantées eu l'honneur du nouveau pontife. Je suppose doue, messieurs, que M. de Coreelles h présente et .rrive dans eelte situation; deux eJÏOSOfl peuvent arriver : ou bien le Pape répondra à M de Corcelles : Votre mission est complètement inutile, vous venez i> i pour être témoin de la joie que toute la population éprouve; vou< êtes le bienvenu quant à votre personne, mis soldats, ils peuvent s'en retourner; et alors notre expédition est, comme le disait très-bien l'honorable M. I.cdru-Holliu tout à l'heure, frivole, je ne voudrais pas me servir d'un autre mot; mais j'ai le droit d'ajouter que ee n'est pas avee eelte légèreté et pour de pareilles par.id s que l'on dispose des trésors et de sang de la France, (l'ivr

apprubatiiin à gauche.)

Ou bien il peut arriver que l'aspect de notre représentant, et surtout la certitude que sa présence esi appuyée par des Forces militaires, éveille, je ne d.rai pas dans le cœur de Pic IX, ce cœur, il est brillant de patriotisme el d'amour pour l'indépendance de l'Italie, mais dans l'esprit de certaines personnes qui l'entourent, qui lui tendeut des ,,es, qui ne craignent pas d'abuser de certains moments d'indéci- Muu «pu peuvent, messieurs, se rencontrer fiiez les natures les plus généreuses, et il peut se faire que ces personnes Fondent sur la présence de l'armée française nnc espérance plus ou moins justifiée du retour des prérogatives qui, en définitive, ne sont que le triomphe delà maison autrichienne; il se peut alors que de mauvais conseils soient donnés à Pie IX; que Pie IX, entraîné par ce courant auquel il a quelquefois cédé, il le faut bien dire, l'histoire est là pour nous I apprendre, eiqjaiçe de nouveau avec son peuple une querelle qui aboutisse à une révolte nouvelle, et que cette révolte, fomentée par la présence de l'armée française à Civita-Vcechia, ne devienne pour l'ambassadeur français, pour l'agent français, le prétexte ou l'oceao qui a été prévue dans les instructions données à M. de Corcelles;

ne

ijisi;oi:hs i'ari.em k\ i \ i R | s

i -v-i-a-dirc que. sentant le Pape menacé, sa sûreté étant compromise, il ne se croie da ils In DfeGttftd de UÊK intervenir l'armée fran- .:um-; ri ||on que va-l-il se passer? Oucl sera le rôle joué par m» armes?

Nihis MfOlM vi nus nous jilaur entre un priucrel un peuple réronottlef, fomenter de nouveau les dissensions, el, lorsque la ru erre a éclaté, placer notre é|»ée sur la poitrine du peuple pour protéger k souverain.

Ce que nous ferions alors, c'est ce que l'Autriche a fait en 1831,

c'est ce contre quoi nous avons prolesté, et alors, cependant, nous

nous appelions Casimir Périer. F.st-cc que nous aurions aujourd liui

ut moins haut? Est-ce que nous comprendrions moins géuérru-

scmenl les devoirs qu'impose l'honneur de la France?

l'ermit lez-moi de le dire, l'ex|. édition qui a été enl reprise im pleine d'éventualités périlleuse*; ri, quanta moi, je ne vois pas rnmracnt on pourra en sonir sans relie double alternative, ou d'une démarche sans objet, ou bien, au contraire, d'un attentat contre l'indépendance et la nationalité italienne-, et d'ailleurs n'avez-vuus pas prévu que l'expédition que vous avez faite sera, à D'en pas douter, le prétexte que le cabinet autrichien attend depuis longtemps pour faire franchir pu Kl bataillons les portes de Fcrrare?

Vous savez avec quelle énergie les villes de Bologne ci de Fcrrare se sont défendues; mais enfin, quel «pie soil le courage des populations, elles sont loin r* de plier devant le nombre. iVest-il pas certain que l' Aulriehe sait très-bien que la question italienne ne sera définitivement résolue que quand tous les défenseurs de son indépendance seront mn.s dans leur sang? Est-ce que vous pouvez en douter? Est-ce que ce n'est pas là le sort que l'on réserve a la Lornbardie? Est-ce que ces meurtres, ces pillages, ces rapiucs odfeMMi ne vous disent pas quelle est la politique i.ifame de ce cabinet? (Se/itation prolongée )

Ce que la politique de ce cabinet désire, c'est que Itomc périme, non pas la Home papale, dont elle .se sou ie peu. l'histoire est la pour nous dire qu elle cm | maintes foi! KDOSé p îur ses projets libcrlindes; mais la Home indépendante, mais la Home qui sent ce que lui imposeni sou vieux sol et ses grands souvenirs, elle veut l'anéantir.

Et vous, qu'avez-sous fait? Vous lui avez, pour ainsi dire. Jeté It défi ; que dis-je ? vous êtes allés là en force insuffisante, comme pour une promenade militaire, en face d'uu ennemi qui est massé sur les rivières el sur les Légations, et qui n'attend qu'un signe de vous pour commettre dans la Romagnc les crimes de la Eombardie. {Xouvdlc unsat

Et si une pareille éventualité l'engage, que ferez-vous, je vous le

Page 1