DISCOURS PARI.F
[TAIRLS.
mooln pas, bien qu'il ail la prétention de loin gouverner latinn à gauche.) Prétention fatale, pour le dire en passant, car rien n'est plus dangereux qu'uu gouvernement occulte, el rien n'est plus faible qu'un ministère protégé. (Nouveaux rires.)
.le vous demande donc, m. >-n m-, a qui l'Assemblée actuelle fait obstacle, avec qui elle est vivenent en désaccord. Kt 1*1 . ne voulant pas rechercher ce qui peut être officiellement proclamé, je demande la permission d'examiner les deux pouvoirs avec lesquels l'Assemblée se trouve ordinairement eu rapport, pour tavoil si FA* semblée leur fait obstacle. Je veux parler du président, je veux parler du cabinet.
nuant au président, messieurs, vous le savez, dans la bouche de ceux qui réclament la dissolution immédiate de l'Assemblée. réfaction du (0 décembre aurait établi entre l'Assemblée et le président une sorte d'abime.
Ici, messieurs, je pourrais m'expliquer avec d'autant plus de franchise que, dans cette grande cl solennelle occasion, vous le savez, je me suis séparé de nus .unis, il m'est même arrivé de montera cette tribune et de blâmer eu termes que je croyais extrêmement modérés l'entraînement avec lequel l'Assemblée s'est précipitée vers une candidature, et d'essayer de lui en faire entrevoir les d inversa cette époque; vous savez quelle tempête accueillit mes paroles, et pourtant je n'en demeurai pas moins ferme et sûr, je ne dirai pas sculemeut de droit, mais encore de la pureté el de la droiture de met intentions j'ose le dire. Car ee que je voulais, messieurs, c'était que le pouvoir exécutif que je comprenais comme l'initiateur fécond de toutes les grandes mesures qui doivent sauver le pays; ce que je voulais, c'est que le pouvoir exécutif eût l'assiette d'une base largement populaire; ce que je voulais, c'est qu'au besoin il fût placé sous le drapeau duo nom glorieux qui appartint aussi par ses racines les plus fortes à la Révolution. Voilà ce que je voulais. Je l'ai voulu, encore une bit, messieurs, parce qu'il me semblait qu'avec uue telle force le poinoir exécutif ne devait être ni inerte ui exclusif, et que nécessairement il devait communiquer à son cabinet cette inspiration toute-puissante qui devait renouveler les destinées do pays, qui devait les conduire dans les voies de la démocratie.
Eh bien, messieurs, je le demande, qu'est-ce que voulait la majorité de cette Assemblée? Elle ne voulait pas autre chose. Fille elle était préoccupée du salut de la République, de la grandeur du pays, du respect que chacun de nou« doit à la démocratie; cil» lait tout sauvegarder par ses préférences. Et il est arrivé que l'Assemblée, honnêtement engagée dans cette voie, y a mis, qu'elle me permette de le lui dire, une passion de sincérité qui, peut-être, n
pas assez politique. Kl il y en avait une raison, une raison que je demande la permission de vous dire.
In dernier candidat était venu au milieu de vous; l'Assemblée avait vécu dans drs agitation! .tu sein desquelles elle avait pu apprécier le caractère, le courage, la fermeté du général auquel clic avait remis le pouvoir exécutif II est arrivé, messieurs, que le second candidat est venu lorsque la place était prise dans le cœur de l'Assemblée. [On rit.) Ce n'a pas été, croyez-le bien, un vote d'exclusion, mais un rote de préférence. Ce que l'Assemblée voulait, encore une Fois, M que je voulais moi-même, ce que voulait le pays, c'est-à-dire le inomplie de la démocratie par le régime des institutions que nous Avons tondre'..
Je dis que c'est là ce que voulait le pays; car, au nom de la plus profonde conviction, je proteste de toutes mes forces contre les paroles de l'honorable orateur auquel je succède 1 eeite tribune, quand il a dit que L'élection du 10 décembre avail été la condamnation de la politique qui avait été suivit auparavant ; il oubliait qu'au ministère de I intérieur était assis un homme qu'on n'a jamais considéré, quelque talent qu'on puisse avoir, comme un homme de rdre et d'anarchie. [Tfèt-bun! tiis-bim') il avait oublié, de plus, ••lui qui était le chef responsable de ce cabiuet, auquel l' Assemblée avait confié la difficile mission de conduire les destinées de la patrie au milieu des écueils et des périls sans nombre dont elle naît environnée, n'a jamais fait uu acte qu'on puisse taxer de faivis-a-vi> de l'insurrection.
\iiisi. ne venez donc pas dire que le pays a eoiidaiiiné la politique antérieure au 10 décembre; le pays pourra condamner celle qui est Intérieure, mais quant à la politique antérieure au M) décembre. >ailiez-le bien, le vote du pays a été un vote profondément démocratique-, le vote du pays i été un vote de respect, d'enthousiasme pour un nom sorti du peuple, rappelant la mémoire d'un fjrand capitaine qui s'est illustré par son amour profond de la France et du peuple.
-. Voila ce qu'a voulu le pays, et le peuple, dans un fol enivrement, mais dans un enivrement politique qui se comprend, a pensé qu'en appelant à la première inagisl rature de la République celui qui était attaché à ce nom glorieux, ces souvenirs sublimes, il renouerait la ii- du passé, qu'il aurait dans la paix di:s institutions fécondes et un peu d'auréole de gloire autour du front de la France régénérée. Voilà le vœu du peuple, et il e>l arrivé que quelques hommes <jin. quelques mois auparavant, considéraient ce vote comme impossible, se sont mis daus le mouvement ; quand ils Font vu déterminé, ils se sont joints à la foule-, d'abord ils ont été à la suite, et puis,
DISCOI.'RS PARLEMENTAIRES
grâce à leur habileté, ils se sont places en tête, en disant i Nous
sommes les commandant*, quand ils n'étaient que les serviteurs. Ils
!,l aujourd'hui que des usurpateurs, l/ m approbation à gaurhe.)
Je ne voudrais pa fatiguer I Assemblée [parlez! parlez! ,. mais, avant «le quiller cel ordre d'idées, j'ai besoin de lui faire part de deux rapprochements qui, suivant moi, viennent détruire complètement les reprochai qui peuvent être adressés à l'Assemblée sous le rapport de .son dësmirr» >m-hm-u! OU de son respect pour l'élu du peuple.
Ces deux rapprochements, les voici: L'a— rmU» <■ trait, a\.iut le vote du 10 décembre, donné, dans deux cfoeonstaiioes solenncli mesure des sentiments qui l'animent et qui lui valent la déférence et ia confiance du BiyVi Lu effet, messieurs, li, rumine on le prétend, elle rêve l'usurpation ; si elle veut h constituer dans la Irance dém-ncratique 'et la tache ne serait pas facile de se constituer long parlement), elle en a eu deux occasions, et ces deux occasions, ette n'y a pas c(-i\(-.
La première, vous vous le rappelez, c'est lorsqu'il était queviim devant elle de fixer le mode de l'élection présidentielle. >i toute* choses, le principe u'eùl pas plané au-dessus de vos afferti iH si F Assemblée avait voulu assurer à tout prix l'élection de celui qu'elle préférait, la chose était facile-, elle était dtlU son droit souverain, elle pouvait clore toute espèce de discussion, et avoir un scrutin qui lui assurait la nomination du président. Elle ne l'a pas voulu. GffÉtCI eu soient rendues a sou patriotisme intelligent et éclairé. Elle a mis. je le répèle, ses affections après le respect du principe de la suprématie populaire ; mais aujourd'hui, qu'on s'en souvienne et qu on lui eu tienne compte.
I ne autre cirronslancc s'est présentée. Lorsqu'il l'est Igi de fixer l'élection du président, il s'est rencontré danseette euceinle des orateurs, peut-être n'y en a-l-il eu qu'un, je ne suivais pas alors les séances de l'Assemblée, j'étais retenu par la maladie ; mais enfin un orateur, illustre dans une autre enceinte, est monté à celte tribune et l averti I V semblée; il lui a dit: Prenez ftarde! si vous fixez l'élection du président a un terme aussi rapproché que celui du 10 décembre, vous pouvez créer des embarras graves, non-seulement au pouvoir nouveau, mais encore à l'Assemblée elle-même. » L'Assemblée avait la parfaite liberté de renvoyer indéfiniment l'élection du président et de continuer ainsi son pouvoir, qui n'aurait été contesté par personne.
L'avertissement a été entendu . il avait toute la gravité qui s'attachait A l'autorité de l'orateur qui le faisait entendre. Ou' a dit CAO» semblée? Comme dans la première circonstance, elle n'a été préoc-
51 JANVIEH 1849.
cupéc que du respect du principe , dans l.i seconde, elle n'a été lirt'uccujHO que du besoin d'ordre et de conservation de ce pays. Klle n'a pu voulu de l'incertitude du provisoire, et au risque de se créer des embarras dont elle savait pouvoir se tirer, grâce à sa sagesse et a son patriotisme, elle a fixé l'élection du 10 décembre, laissant ainsi entendre qu'elle co-existeraii avec le pouvoir exécutif, e| elle se sentait assez forte pour n'être pas gênée par son aciiou.
Voila, si je ne me trompe, deux faits considérables qui viennent
répondre aux détracteurs de l' Assemblée, qui viennent prouver que,
tootes les fois que smii intérêt personnel était engagé, elle n'en a
meun compte; avant ses tffa iious, ;ivant ses convenances, elle
a Fait plisser les principes d'ordre.
F.sl-ec tout' Non; et j'ai besoin, eu lerminauf sur eclte partie de nia discussion, de sous rappeler cette grande, relie mémorable scène -uivi l'élection ilu 10 décembre, et qui en a été le magnifique inemeni. Vous savez tous quelle crainte chimérique, imaginaire, les ennemis de la Hévolution cherchaient à répandre dans le pays, à propos du suffrage universel appliqué a la dignité présidentielle : ce sera la guerre civile, la tempête.
La sagesse du peuple a répondu, et sur ce vaste territoire, 10 millions d'électeurs ont été mis en mouvement, aucun désordre n'est ••urveuu, la voix du peuple s'est Fait entendre avec dignité et avec calme. Vous avez été dignes de ce calme. Ouanl à moi, ce n'est pas sans une émotion profonde que je me rappelle comment oui été 'Nies ces terreurs par lesquelles ou avait cherché à affaiblir DOS âmes, par le spectacle de ce pouvoir chancelant et flottant dans en mains qui ne pouvaient pas le tenir, comme si, dans uu pays républicain, dans la France régénérée, le sentiment du devoir n'était pas assez fort pour dominer toute autre considération. Les hommes • époque, étaient aux affaires, leur ont dignement répondu, m ou b> a vus défendre le pouvoir, dont ils n'étaient usufruitiers qu'à très-courte échéance, avec tant d'ardeur, avec un soin si jaloux, qu'on aurait cru que c'était leur intérêt personnel qui était eu cause d ils y mettaient autant d'énergie, dans l'intérêt d'autrui, que nous 08 d'autres pouvoirs mettre de force à disputer ce «pu est en leurs mains contre la volonté publique. [Vive approbation à gauche.)
Kt, dans cette enceinte, lorsque ces deux autorités contraires, ées par des courants que les passions cherchaient à égarer, sunt venues se rencontrer dans le calme pur de nos délibérations, vous en souvient-il? (| a fa||u toute ta force de notre imagination pour nous figurer que c'était une aussi grande scène qui s'accomplissait sous nos yeux avec tant de simplicité et de réserve. A voir l'abnégation des uns, la tranquillité des autres, et par-dessus tout le calme de
MB
l'Assamblée qui assistait à ces grandes choses, il a été facile à tous de dire au fond de leur cœur que la République était désormais Fondée, que le suffrage universel était impérissable dans ce pays qui i 'in était montré digne, et que les clameurs des factions, les impatiences et les ambitions des partis ne feraient pas descendre l'A- Wéc de la hauteur oii elle s'était placée ce jour-là. (Trèt-bien!)
Eh bien, je vous le demande, e>t-ec qu'à ce moment solennel ou il est allé lui-même féliciter celui qui l'avait si dignement précédé et • pu était si simple dan» sa retraite, est-ce qu'à ce moment il est \enn à la pensée de quelqu'un de dire qu'il y avait des vainqueurs et des vaincus7
Des vaincus! oui, messieurs, il y en avait; il y avait les passions, il y avait les partis qui avaient compté sur ce moment de crise. Ils ont ajourné leur» projets; nous les voyons aujourd'hui. Mais, et même qu'ils ont été impuissants et confondus par la majesté du peuple, ils seront impuissants et confondus parla force de l'Assemblée nationale. [Bravo* et applauditxcments.)
La pacification a donc été complète; elle l'a été sans réserve et sans arriére-pensée, .le l'avoue, ce n'est pas sans élonnement que j*«ltefldai8 m orateur illustre venir dire à cette tribune, pr sou- sa protection le suffrage universel qui n'avait pas besoin de ce défenseur officieux. VOUS dire que l'Assemblée nationale avait fait une subite conversion. Due eonverston, messieurs! L'Assemblée nationale ne sait pas les faire, elle ne connaît que son devoir. O n e>l pas du côté du pouvoir qu'elle s'est tournée, c'est du coté de l'élu du peuple, auquel appartenaient d'avance fout son respect et toute sa déférence [Trfo-bie*! très-bien!)
Voila la moralité de la scène. Kl, pour l'acliever, rappelez-vous les paroles .pu ont été prononcées par M. le président dans cette circonstance solennelle.
Qu'est-H venu dire à la tribune? A-t-il exprimé des p défiance'' V-t-il dit quelque chose qui ressemblât au discours auquel je serai forcé de venir tout à l'heure et qui a été pronom «• dans la séance do \i janvier? Pas (\\\ tout; il vous a dit que son concours trou était acquit, qu'il comptait sur le vôtre, et qu'ensemble nom ferions, sinon de grandes CUOSCS, au moins le bien du pays.
Voilà, messieurs, quel a été son langage, et c'est là un noble lau- \ un langage de conciliation et de paix, un langage de modération, mais aussi un langage de force; et de même que jamais je ne me résignerais à conseiller à M. le président de la République un acte de faiblesse, je me croirais déshonoré m. en sens inverse, on pouvait en conseiller un à l'Assemblée, dont je serais complice Il y a donc eu cutre M. le président et l'Assemblée, à ce moment
suprême, un second accord comptai , je n'ai pas besoin de duc un oubli du pané, car, eJWOffC une fois, le passé n'avail pas clé dirigé contre sa personne, le passé ne s'était égaré que sur telle ou telle préférence; on était d'accord sur les principes.
oue s'est-il passé dépota, un '-«sieurs, et comment, à supposer qu'il mi élé troublé, cet accord a-t-il pu l'être? C'est ainsi, vous le comprenez, qu'abandonnant la première partie de mon discours, j'aborde li HCODfJe, c'est-à-dire l'cxameu de la position du cabinet vis-à-vis de l'Assemblée. (Interruption.)
Vous voyez, messieurs, que c'est par la Idem même des choses que je me trouve conduit, après ;i\oir établi le droit de l'Assemblée, de euBtmner >a mission politique jusqu-a ce qu'elle soU achevée, ed après avoir démnnlré qu'il n'existait qu un accord complet entre elle et af de l'État, que je me trouve conduit, dis-jc, à examiner sa • ilu.ihori vis-à-vis du r.ibmel.
Le cabiuet est, en effet, dans cette kesenblêUi l'organe du pouvoir exécutif-, le cabinet, de plus, a quarante jours d'existence à peu près ; le cabinet s'est expliqué plusieurs fois et a fait des actes que nous avons le droit, que nous avons le devoir d'apprécier-, et s'il arrive, messieurs, qu'il existe uue dissidence entre le cabinet et l'Assemblée, nous recevrons la conséquence qui devra en élre tirée. Mais s'il n'existe, au contraire, aucune dissidence entre ces deux pouvoirs, je ne sais pas quel argument restera à ceux qui désirent la dissolution de l'Assemblée.
Ici, vous le comprenez, comme je touche à des questions de personnes, j'ai besoin de demander à l'Assemblée toute son indulgence, ci au caninel la permission de m'cxpliquer en toute sincérité.
Il faut d'abord faire uue remarque générale, c'est qu'évidemment Li question, en ce qui touche le cabinet, n'a pas la même gravité qu'eu ce qui touche le chef du pouvoir exécutif. Le cabiuet n'est pas l'élu du peuple, il n'est pas nommé pour quatre années ; ou en a vu qui out duré davantage, mais ou eu a vu qui ont duré beaucoup moins. (On rit.) Le cabinet peut être discuté par nous libremeut, et japporier.ii dans celle discussion toute espèce de franchise.
Eh bien, le cabinet qui, je le disais tout a l'heure, a déjà eu uue nce de quarante jours environ, a derrière lui un passé qui permet de le juger; eh bien, il y u dans celte existence, qui cependant sez courte, différentes phases que je vous demande la permission de vous dire en quelques mois seulement. Cequeje Mens d'abord a constater, ce qui sera, je n'en doute pas, dans le sentiment universel de cette Assemblée, c'est qu'au moment où le chef du gouvernement a été appelé à la première magistrature par l'élection du peuple, la question du personnel du cabiuet a paru a peu près indifférente à
ISO DISCOURS PARLEMENTAIRES.
I assemblée; Ol 1*611 <lit : Peu importent les hommes, pourvu que leurs actes répondent à la mission <nii Ml dans le vieu «1er l.i majorité «le l'Asseinhlée. Il y avait dans le sentiment de cette \s-emhlée une abnégation complète, complète, je na crains pas de II dire, de toute
esptV.- d'amluliuu personnelle, de toute espèce .1 intérêt privé. >ltumcurs m Mil div*rs.\ Kt re qu'on voulait avant tout, c'était d aceorder un concours loyal et sans an< une Hpéct de reserv e au président tic la Répuhliqiie, s'exprimaut par le eabiner qu'il aurait choisi.
J'ajouterai, messieurs, <me S'flavail fallu des garanties à l'Assemblée \is-a-\is dti eahinel qui était constitué, ou n'en pouvait pas assurcinenl ehoisirde meilleure, soit vis- à-vis de l'Asseinhlér, -nii \|s-j-vis du pays, «pie celle du ehef qui était ippelé a composer ce cabinet, qui. * i . * 1 1 - di\-limi années ds lottes parlementaire^ avait défendu et
défendu éiieqpqucmcut la suprématie <les droits de- grandes assemblées, leilroii de réunion el Ions U> autre- droils qui alors étaient mis Bfl question. [Mouvement. .Jyil/itioii.) Il y avait doue garantie et
garantie suffisante vis-à-vis de rAssesnbléei et, je le répète, lorsque
. .- . il'im i e-i arrivé a l'Asseuihlée, il y a rencontré, siuon de l'affection, au moins les dispo-.in.ms les plus bienveillantes de la part, je ne dirai pas de la majorité, mais, je ne crains pas d'être téméraire, l'unanimité de cette Assemblée, | Mamgrwi de éênégëihn Oui! nui!) .le dis «pi il a rencontré, de la part de l'unanimité décatie IseonbMe, la pensée piéétabUa de le soutenir dm NMftnt lac voins oi la eotfttlunion et l'éi iiiii-Minciit régulier de la démocratie rengageaient,
\oil.i quel était le sentiment de I \-si inlilée. Ouelle a été l'altitude
du cabinet ?
Mon Dieu ! que le | aboie! me permette de 1*- lui tlire: les dieus cache-
m s'adorent plus. Qs m déorOuonti et pendant la pronrtèrt partie de
son existence, le cabinet l'est lellemeni voilé qu'il a été une énigme pour la plupart de ceux qui voulaient savoir quelle était politique.
rctle éni;;me, cependant, s'e-.t. jusqu'à un certain point, dévoilée dan- une discussion où sous ave/ entendu l'un des chefs de re cabinet vous dire que tel danger existait, mais qu'on ne dirait pas à l'Assemblée comment il pourrait être conjuré. Je veux parler, messieurs, de la discussion sur le sel, el s'est la que, pour la première fuis, le cabine? a pu se croire en dJBBoatimcni ave. 1 a laattblée, lien que, cependant, la majorité de I tasemblée n'eut pas daus la pensée de faire un acte '1 "pposiii.ni Sourira tomâfoei " <i>
Du reste, M. le ministre l'a si bien compris, et il faut ici rendre un
honneur solennel à son patriotisme, qu'il a conservé cependant son
feuille {on rit), parce que, encore une fois, il a fait pajÉaV avant
de misérables raisons de susceptibilité privée l'intérêt du pays qui
29 JANVIER 1849. t&l
commandait qu'il restai a bob poste, et qu'il n'a pas considéré l'acte de l'Assemblée connue un acte d'opposition. Ckw/iotemsnUè yonaee*) Cependant, clans celle discussion sur l'impôt du sel, M. le niinislre maures rsi monié à la tribune et y a tait la po e des rêvé-
linons qui puissent BOBtirde la bouche d'un ministre des Finances; il vous a dit avec courage la vërité; il vous a dit qu'il existait dansles comptt^ d< il m na déficit de 000 et quelques millions, qui maintenant déptSM MO million.-.
Je ne blâme pas, à coup sur, le ministre des Finances d'avoir tenu
un pareil langage; mais que .M. le ministre des I marnes veuille bien
i ia portée d'une pareille déclaration, Mil dans l'Assemblée,
>iMi dans h- pays, quand, a eôté da catfe déclaration, M. le ministre
àaa i inancec a gardé la silence le plus complet nu lei moyens qu'il
avait de faire Face a ce déficit cl de conjurer le péftl «le la situation.
M le ministre des Financée a encore une fois été mis en demeure
iipliquer. (in lui a demandé s'il lui était possible de réduire la
I a répondu négativement; et quant a sis plans financiers,
quant BU niées <jhi pouvaient rassurer le pays, qui pouvaient lui l'aire
croire que le ministère avait confiance eu lui-inéme. M. le ministre
des Finances a gardé le plus protond silence.
Je me trompe; il a dit que la question financière étaii une ques
politique, et que, lorsque l'ordre et la confiance seraient rétablis
daus le pays, les finances relourueraienl fers leur s oie de prospérité
iilcienne.
Ferfllettea-moi, messieurs, de faire un rapprochement qui peut être Instructif dans i,ne pareille discussion.
l'est pas la première lois «pie, dans le* grandes assemblées, ou .1 entendu une pareille réponse sortir de la bouche d'un ministre des Finances; ce u «si pas la première fois que, dans une assemblée qui h "était paj républicaine, des orateurs de l'opposition sont venus vous dgnalej 1'abimc vers lequel couraient tous les financiers qui, fermant u\ sur les déficits, voulaient avoir dans la prospérité et dans la fortune de la France une foi exagérée.
«.m-i, dan* ]a séance du 2i> janvier 18 18, dans cette fameuse discussion qui a précédé le vote de l'adresse qui n'a jamais été votée, M Paiera s'exprimait ainsi, en parlant du budget des finances : . Si nous continuons longtemps encore à entendre ce que disent pporteurs des budgets, ce que répond le ministre, sans changer iduite. soyez-en convaincus, nus finances marchent à une calastrophe. ■
Voila ce que disait l'honorable M. Thiers. Kl que lui répondait le niinislre des Finances) Kiotili le reconnais, comme l'honorable M. Thiers, la difficulté des cir-