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DISCoinS PARLEMENTAIRES
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con.sl.uurs il celle espèce uauxicic qui les ajyftrave encore. avis, iï n'est pas du défaut il .u;;«iu «jue naii l'anxiété publique: l'aident abonde; c'est la confiance qui manque, et sans vouloir mêler la politiques la discussiou des finances, j'ttpèN feepoirdcfl minisli < > , j'espèM <iur la ronfiance renaîtra à la suite de la discussion de celte adressse. ■
Vous savez, messieurs, r nnil l'histoire a prononcé. [On rit.)
Dès Ion M. le ministre DOC permettra rie lui dire que de semblables déclarations, ainsi jugées, ne sont pas rassurantes, et qu'à la tête «lu cabinet, car le ministre des Finance «mes! réellement lechef vi\; agissant, il importe qu'un homme sienne dire BU pays, ffl des d: considérable* oMeut J'ai les mm eus de tel surmonter; voici mon système, vofci mon plan, Ile langage, M. le ministre ne l'a pal tenu l'onrquoi n'a-t-il pas icnu ce langage? Nous ne le serions pal dans la séance du 18 décembre, mais nous lavons appris dans la séance du 12 janvier. Ici, messieurs, et dam la dltematon de la propoaltion qjbI maintenant est soumise I votre sagesse, le ministère avait trois partie a prendre.
Il y en avait un qui, suivant moi, était le meilleur; l'autre qui pouvait passer pour médiocre, cl le troisième, pour très-mauvais.
Le premier, c'était de s'appuwr sur la majorité de celte Assemblée qui aurait marche avec lui sans arrière-pensée.
Le second, c'était de se déclarer nculre.
Le troisième, c'était de se déclarer hostile
Eh bien, ou les paroles de M. le ministre de la Justice ont été bien mal comprises, ou le sentiment général de celte Assemblée a été celui-ci : que M. le ministre de la Justice venait joindre sa i celle de tous les pctiliouuaircs qui gommaient l' Assemblée de se retirer, et qu'il déclarai! tflrtl D! pouvait plus vivre avec elle. [Trrs-ùien! très-bien!)
M. le ministre est allé plus loin; il a dit : ISon-seulement nous ne pouvons rien la ire avec cette Assemblée; vous ne pouvez pas eue nos t oopëraicurs, vous ne pouvez pas même être nos confid Ainsi nous avons des plans de finances, nous avons des idées de gouvernement qui pourront rendre au pays la stabilité et le repos qui lui manquent, qu'il attend de nous; le pays ne saura rien tant que vous serez sur ces bancs.
Voilà le langage qui a été tenu. Je vous le demande, ce langage est-d rassurant pour l'Assemblée, et doil-il la déterminer à avoir dans ce cabinet, à supposer que ces paroles aient eu toute la portée que je leur prèle, uni: confiance illimitée?
Ce n'est pas tout cependant : le ministère s'est encore révélé, par d'autres actes sur lesquels il est impossible que je ne dise pas un mol.
Quelle est la querelle qui s'engage entre les partisans et les adversaires de la dissolution? Les partisans de la dissolution disent : L'élection du 10 décembre, c'est le vote du pays; le vote du pays a condamné l'Assemblée. Or le cabinet, il est dans le vote du 10 décembre,' il n'est pas dans les paroles du président ; il est vrai, il les a désavouées ; il a dit précisément le contraire de ce qui a été dit dans la séance du 20 novembre. Lorsque solennellement M. le président a dit : « J'ai confiance en vous », le chef du cabinet est venu nous dire : • Je n'ai pas confiance en vous. » Dans cette situation, ne reposant pas sur le président, puisqu'il n'a pas tenu le même langage, ne reposant pas sur l'Assemblée, le ministère a la prétention de reposer sur le pays. Qui pourra départager dans cette grande querelle?
Plusieurs voix. Le pays! *
Le citoyen Jules Favre. Eh quoi! nous serions, après tant d'années de luttes parlementaires, arrivés à cette singulière situation que, lorsqu'il plaît à un ministère de se déclarer en hostilité avec l'Assemblée, cette Assemblée doit se retirer immédiatement, elle doit vider la place devant le ministère! Non, non, c'est impossible, non-seulement pour la dignité de l'Assemblée, mais pour la sécurité des institutions. Si donc il existait une situation que nous n'avons pas faite» car nous n'avons refusé notre concours à aucun des actes qui découlassent de la constitution, nous n'avons gêné aucun de vos plans-, vous n'avez rien dit, ou si vous avez dit quelque chose, c'est tout simplement : Voilà l'embarras. Quant à nous, nous rentrons sous notre tente et nous boudons.
Quand on boude vis-à-vis d'une grande Assemblée, quand on a le courage de dire une pareille parole, ministre des Finances d'un pays, on autorise les entreprises et les intrigues des factions et des partis. (Vive approbation.)
Le ministère s'est donc placé dans cette situation : il n'est pas avec le président, puisqu'il l'a désarmé ; il n'est pas avec l'Assemblée, puisqu'il s'en est séparé gratuitement, volontairement ; il n'est pas avec l'opinion, car l'opinion ne vit pas seulement de notoriété, elle vil aussi d'idées, et le ministre ne dit pas quelles sont les siennes. Quel sera le juge? C'est vous; il ne saurait y en avoir d'autres.
Plusieurs voix. C'est le pays.
Le citoyen Jules Favre. C'est vous qui êtes investis de la plénitude des pouvoirs, qui exercez la puissance suprême.
Le président de la République n'est que le chef du pouvoir exécutif, et vous, vous êtes les chefs des pouvoirs qui vous ont été délégués par le peuple. Eh bien, le ministère, dans cette situation, nous a cependant donné un moyen , dans quelques-uns de ses actes, de le juger.
Il avait à composer son administration. Comment l'a-t-il fait? Mon
I&J DISCOURS PARLEMENTAIS s
i»u-u! le minislesc n'empêchera pas, quelle que soit L'escellet ses intentions cl de SOU patriotisme, qu'autour de lui, malgré lui, le» ennemis <ir la H t'|>uhli<|i]<r ne tmii uiureul qu'il en veut | la lu pu 1 >1 i 1 1 11 4 - , qu'il a îles tendances monarchiques, qu'il nul ramener le i>asM-, el que ce patte, e'csl le nea. O'tSt relui qu'il affectionne «I
qu'il i servi, qu'il veut voir revenir. Voilà ce qu'on dit Ce iouI des calomnies; M. le ministre «le la Justice le dit, si qutnl < nu
déclare, j'ai pleine l"i daSS sa probité.
Mais enfin, qu'est-ce que le ministère a fait pour démentir tu calomnies.? il s nommé des préfets, Ces préfets, dans quel peu
i-il eboisisr Tout le monda le sait il les a choisis du * le personnel de cette ancienne idministratioD qui i Buceombé ions le de h propre corruption, Vuili o* qu'il a fait, n maintenant, puisque le ministère prétend qu'il est avec le pays, sares-rous ee qui
passé dans le départemeui da iiaui-ithiu i/«/<. j>i-,innqèt.)
lent 'lu Ilaul-ltliin, le ministère a destiU BttS deatttUtl -n I oie connue au chcF-lieu du déparlcnirui quarante-huit heures avaiil t'éleetiOU il un représentant ; eh Bien, Bfl quarante-huit heures, toutes les chances du caneMtl qui se présentait • •ut clé abandonnées, et la population qui avait en niasse voté pour Louis-Napoléon IJonaparle , a volé pour le proscrit ilu ministère uplion.)
Enfin, tout récemment, le ministère a porté h cette tribune un i de loi qui a jeté dans les esprits de tous Les hommes bbh et modérés une profonde surprise . je veux parler de la loi pré par M. le chef du cabinet contre le droit de réunion, de réunion
liqiic. [Mmneintnl prvl<n< . .
Hrn.oiLs voix (Contre les clubs, cl non pas contre le droit et réunion.