I . vi Muni.. Il y a une ptegMaitioO de mise en accusation
Le citoyen Denjoy, avec ironie. Respectez les a< ■ usé?. '
Le citoyen Jules Favre. Je dis, messieurs, «jue ce projet de h Cansé I la l'ois de la surprise el de l'inquiétude, car il est la coi; lion d'un des droits contenus dans la constitution , et ce qui est pSU j;rave, c'est que, dans la question d'urgence qui a été soulevée- à celle tribune
Le citoyen BC Malin ii.i.e. Vous aggraves le tort des accuses ! i.'
I c CitOyefl Jules F a vue. Je m'étonne, quand il s'agit du droit de réuuion, d'être interrompu par un de ceux qui I oui tait prévaloir a la Uiamhre des députés, mais qui n'ont pas <u le faire respecter sur la place publique où ils avaient convié le peuple... [Approbation à yaucht }
Le citoyen de Mai.lvii.i.i. .Moi, j'avoue ce que je fais, du moins, et vous, vous ne le faites pas. [A droite: Trcs-ùien!)
Le citoyen Jules I 'aviif. Je dis donc que, (uiv-que la question ïurp.ence s'e-t présentée, le cabinet n'a pu citer aucun Tait <]iii spériaornent motivai celle urgence; ci quand on lui a dil que la législation i juillet IX1X a\ait suffi jiisque-la,il s'est contenté de. répon- Ire par des considérations générales cl par île- phrases pompeuses. i r, savez-vous, messieurs, ce (pu est arrivé.'.' C'est qui ce projel le loi, inteinpesliveiiicul présenté, a soulevé, dan* celle grande cilé, passions qn] \ ximiiH'illaient... (Interruption Lruijanle.) \ '.\i OUI, Oui! oui!
V DROITE, C'est vous (pu les soulevez!
le citoyen .Iules l-'.wm; Kl quelles que soient à cet égard les
r\plicaii«tiiN .pie vous présentiez, vous ne détruire/ pal, dans l'esprit
de beaucoup de bons citoyen, ce soupçon que ce projet de loi n'a
lé pu- irons que comme un moyen de provocation, (l'ives récla-
« au banc des ministres et sur les bancs de la droite. — Vmx à
tur/ic : C'est ur
Eli bien, voilà votre situation dans I' Semblée. .le. le déclare, à
«pi il est , quels qu'aïeul été vos efforts pour vous séparer
lelle, r Assemblée esl prèle encore à vous soutenir, si vous voulez
•ntrer dans la constitution; non plus la violer indirectement, non
appel aux mauvaises passions du pays, mai-, au contraire,
vous unir I la majorité de l'Assemblée pour défendre la République.
le président et la majesté de l'indépendance nationale.
Voila ce qui est certain, et, dès lors, je le demande, pourquoi
I kSMMbtée nationale, dans les conjonctures où nous - nus. quand
uni se trouve dans celle situation anormale que je viens uisser; quand le cabinet fail entendre .1 l;i majorité de I'A-miiililér des paroles de défiance, pour ne pas me servir d'une aulre expression : quand, de toutes parts, c'est lui qui vient le dire à la inhune, les dangers s'accumulent , le sol tremble ; quand il est forcé de revenir non-seulement sur son passé, de brûler ce qu'il avait adoré, de nier le droit de réunion pour lequel il a déebainé des tempêtes, et en le niant, de violer la constitution... [DènégêUûm au banc des ministres. — A yaucke : Très-bien! très-bien!) lorsque, dis-je, toutes
ces dunes M passent ; quand 1 nos portes on accumule, sans en prévenir M. le président, une force armée nombreuse (Interruptions
U. — Aon! non! — Oait oui!); je demande comment il serait le que l'Assemblée, sans se rendre coupable de désertion, sonjeâl a se retirer. Je demande si elle ne serait pas respousiible de tous les événements ultérieurs qui pourraient porter une atteinte - ide à la paix du pays et à la sécurité de nos institutions. Eh ! messieurs, est-ce qu'il n'est pas possible de dire à cette tribune ce qu'on entend, je ne dirai pas murmurer, mais proclamer
DISCOURS TAnLEMENTAinES
tout haut 11 dehors? Ksl-cr qu'on ne voit pas de tous cotés dénommes qui disent qu'on doit en finir avec la République, que c'est un gouvernement mauvais, qui est cause de nos agitations et de la détresse publique, de la stagnation des affaires, et qu'il faut en revenir à un principe plus fixe Cl pllM Maille}
Messieurs, m ces hommes voulaient à cette tribune, engager uo débat solennel Wff 1'excclleucc de ces deux principes , s'ils voulaient compter avec vous, ces champion! de la monarchie eoustiiutionneUf et de la légitimité, lorsque la royauté du droit divin tombait sous les coups du peuple de .luillei ' ("ii elirz-vniis, défenseurs de la monarchie constitutionnelle, après avoir prrdu cette monarchie par vu-» conseils et par vos projets, qui n'ont abouti qu'à une révolution dan> Us rtiiucs de laquelle vous .iv ez disparu? Ferez-vous la monarchie dans le paya qui l'a deux fois chas-ce ' La monarchie! Elle ne -erait qu'un présent funeste, qu'une pomme de discorde entre les partis, qui se la disputeraient au milieu du ItOg et des larmes du pays; et le pn\>, crovez-lc, en aurait bientôt fait justice; mais au prix de quelles agitations, de quels malheurs ! Voila ce qu'il faut que le pays sache. [Bravo* à tjauc/ie.)
El il faut que le ptyi -i. lie en même temps que la révolution de Février, qui a été faite précisément par ceux qui la renient aujourd'hui, qui l'ont préparée, qui l'ont désertée quaud elle a éclaté; que celte révolution de Février, fait accompli, ayant brisé les fers de la France, en a fini pour jamais grec la monarchie; que l'avenir cm du côté de la démocratie et de la République, sagement, honnêtement organisée \ que c'est la qu'est le bien-être; que là est l;i paix féconde; que là sont les sages inspirations j que ceux qui défrndeni ces intitulions, qui défendent la République, qui défendent la démocratie, ceux-là sont les conservateurs et les .unis du peuple ; que ceux-là eu sont les ennemis qui, sous un masque quelconque (et nous avons mi ici défiler les porte-étendard, nous connaissons l'armée de l'iusurrectioni, qui. rlii jm. veulent directement ou indirectement ébranler l'œuvre de Février et revenir vers des restaurations qui, je le répète, seraient accompagnées des plus grands malheurs.
ouant à moi, je suis convaincu que la proposition qui a été faite, et toutes les propositions analogues, sont devenues, entre les mains des partis, non pas dans la pensée de leurs honorables auteurs, mai.? dans la pensée des partis, un instrument de ruine et de désolation pour ce pa\s, un iii-i t utiiciil de retour au passe , et qu'il n \ a. pour notre pais, de salut que dans la République.
Je vote, pour la défense de la République, pour la défense du salut du peuple, les conclusions de la commission, ipplaudisscmcnt* reptiles. La séance demeure tv>pt>u/ue pendant vinyt minutes.)
PRONONCÉ A L'ASSEMBLÉE NATIONALE