I.\ MMBU \ tuîoiii. Ils étaient flans la garde nationale
i citoyen Jules l'vvi.i Qmnl I moi, messieurs, je leur répondrai une fois pour toutes-, je ne leur souhaite qu'une chose, c'est d'user d'un pareil régime, c'est de l'essayer, c'esi de gouverner avec leur force morale, c'est de renvoyer leurs soldats, c'csl de licencier toutes ICI baïonnettes dont Dm somme- environnés, dont la place publique est couverte, [l'ivc approbation a gauche.)
Qu'Us c-.-ayriil, ce- hommes qui se -ont montrés el se montrent eneore aujourd'hui si scrupuleux et si sévère-, la force que pourra obtenir leur isolement. I autorité de leurs paroles, de leur caractère, de leur patriotisme; qu'ils gouvernent la France sans un soldat, -an- un écu, avec leur seul patriotisme! De deux choses l'une : il< auront le peuple contre eux, et alors je n'ai pas besoin de dire ce qu'il adviendra -, ou le peuple sera avec eux, et alors ce sera bien pis, et. quant a moi, je suis convaincu qu'ils ne se contant! pas d'écrire une circulaire sur un boni de papier; moi qui ai eu tani a souffrir de leurs reproches, j'aurai- bien plu- à souffrir de leur dictature, elle me ferait bien plus peur. (Sonvclle approbation a gauche \
Les hommes du Gouvernement provisoire ont été vigilants et fermes dans l'accomplissement de leur difficile mission, et c'est parce qu'ils ont compris quelle était la situation du pays, quelles
étaient ta exigences de la liberté, qu'ils ont souffert les clubs, en ta observant, mais sans s'en alarmer.
Ici, messieurs, faut-il que je discute avec M. Payer les journées auxquelles il a fait allusion, que je nm parle de ce qui s'est passe' le 17 mars et le 16 avril? Je ne veux eut entrer ici I Vssemhlée le nmipreud, dans des détails qui la pourraient fatiguer; mais cependant, puisqu'on a rappelé ces journée», je puis bien dire que cette force morale dont je parlais i ou* a l'beure a le plus heureusement triomphé, t ruent dans celle journée du 17 mars, journée qui I été proclamée par le Gouvernement provisoire la plus belle journée de la Révolution, [Rumeur* diverses.)
Le citoyen Crëmiecx. Oui, une très-belle journée, une magnifique journée !
Le Citoyen .Iules Favhe. Le 17 mira, la population de Pans, par son altitude calme et pacifique, a répondu a mw autre déinonsiration, à une protestation sur laquelle je De veux riefl dire, car | Dieu
ne plaise qu'à l'heure qu'il est, que ces événement sont do domaine de L'histoire, je vienne ici flire de la récrimination rétrospective! M qu'il y a de certain, c'est que les dota OUI essayé de profiler de cette démonstration du 17 mars pour intimider et menacer le Gouvernement pros isoirc.
Fh bien, messieurs, permettez-moi de parler en deux mots seulement de cette scène dont j'ai, été le témoin , cl je puis ici me porter Comme répondant vis-à-vis de tons ces détracteurs qui. après coup et quand le danger est passé, insultent aux hommes qui se sont montrés si grandi et ij généreux.
La place de l'Hôtel-de-Ville était couverte de cent cinquante mille personne-. |e ne crains pas de le dire, Ifs inientions de la population étaient pleines de paix et d'ordre; mais derrière elle s'éiaient gtissifl l'ambition et d'anarchie, et nous avions l'o-il sur eux Seulement, messieurs, la poitrine des hommes du Gouvernement • contenait un cœur si rempli de paix, si rempli de force en soi-même, que ce cœur n'a pas défailli à celle heure suprême, et que root ces hommes ont compris qu'au lieu de chercher m refuse dans je ne sais quelles dispositions et dans je ne sais quel secret dont ils auraient pu ^'envelopper, car ils avaient sous leurs croisées deux cent mille défenseurs, ils devaient s'exposer seuls, sans garde* sans aucune espèce de défense, a la parole, à la menace de ces hommes insensés qui venaient leur faire des sommations...
Le citoyen Pierre I.kroux. Ils n'étaient pas exposés.
Le citoyen Jules Fàvre, L'honorable M Kern Leroux me fait l'honneur de me dire que les membres Hu Gouvernement pro\ isoirc n'étaient pas exposés; je suis sur que, de sa part, l'interruption est
tn DISCOURS PARLEMENTAIRES.
parfaitement lovale; si les membres du (iouvernement provisoire tient été exposé! qu'à une prédication socialiste, ils n'auraient pas eu besoin de cuirasses ni de baïonnettes. (Hi/ariti ijènèraU. ,
Ils auraient répondu en hommes d'intelligence el de raison qu'ils étaient, ri probablement la prédication aurait passé lu porte. Mais l'bonorable M. Pierre Leroux, <]ui n\\ clait pas, que je sache, n'a pas vu COOIfflè mOl les prorè^-\cibau\ qui constataient que la plupart ou quelques-uns irl cela suffit) des homiiics qui s,- sonl ;;li»«ês dans le salon du Gouvernement | nnhiiirr étaient porteurs d'armes raillées, de pistolets chargés; or. cela est plus dangereux que le socialisme, que je sache. IfcuuMnis rires.)
Il n'a pas enteudu non plus les paroles hautaines qui étaient prononcées par ces usurpateurs d'une popularité qui n'allait pas à eux, et qui venaient prétendre, se posant comme l'organe de celle foule qui était au pied de l'Ilotel de ville, que c'étaient ses besoins qu'il* traduisaicut. Kt commenl s'exprimaicul-its? I.e Moniteur est la. il «n dépOM : ils ne voulaient pas que le Gouvernement provisoire se retint | il fallait délibérer, et délibérer sur l'heure, sur une question qui élail posée.
Kh bien, messieurs, ,c spectacle dont le Moniteur est le pr« Vttrbal, ne mauqur, que je sache, ni de grandeur ni de dignité, et ces citoyens seuls, en face de celle menace qu'ils pouvaient croire appuyée sur un immense danger matériel, n'ont pas un instant oublié quel était leur devoir L'honorable M. de Lamartine répondit avec ces nobles accents qu'il a reproduits plus d'une fois à celle tribune ; il dit que plutôt que de se laisser aller à une faiblesse an m lierait sou cœur de sa poitrine. ,lc ne sache pas que ce soil la un langage favorable aux clubs qui puisse autoriser ou encourager leurs violeni i v
Les clubs demandaient que les élections fussent retardées; que répond M. Ledrii-liolbu î Si vous «Mes ici les organes de la population de Paris, les \<eu\ «le la population de Paris méritent d'être l-n- . n sédSOBC i •> .ii-i.i. 'rau on -, mais, prenez-y garde, Paris n'est pas la France, il en ni la léie; mais la tête d'un corps vigoureux et uJll, d'un merveilleux mécanisme qui, à chacun «les points du territoire, contient tari «les intelligences et des lumlèret qu'il faut respecter. Souffrez donc que j'interroge Ja province; et quand la province aura répondu, je déciderai. ■
Voilà quelle a été l'attitude de lous les membres du Gouvernement provisoire. F.t, encore une fois, loin de faiblir, ils ont maintenu entier le droit qui leur avait été confié; et «levant relie dignité pleine de calme, devant cette majesté humaine qui avait comme une sorte de rayouucmrnl divin sur le front, car elle a élé, et je le