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la dépêche qui vous a été lue hier, ne peut laisser aucune espèce de doute, et il résulte de cette déclaration que le général nudinot n'a entamé aucune espèce de négociation, que M. le général Oudinot a riiniu- ifec mu corps irné confia Home, f.i, | coup sûr, si les ifint- postes romain- onl réponds par des décharges, cela est, MHfCBfS, infiniment regrettable. Bt, quant à moi, j'accepterais volontiers ce qui a été ilit par l'un des précédents orateurs; je l'accepterais pour que la paix put être rétablie entre deux nations qui jamais n'auraient dû s'entr'égorger, qui ne se seraient pas entr'égorsi la volonté de l'Assemblée eut été respectée.
J'accepte cette explication qu'il n'y aurait qu'un déplorable malentendu. Mais, je vous le demande, si, à Montmartre, les Musses étaient i vos portes, s'il> y venaient eu bataillons Mirés, si, à la lumière du voleil, vous voyiez briller leur artillerie, est-ce que vous ne tireriez ptfl sur ru\ ' Bst-06 que vous ne croiriez pas que le salut du pays ne serait pas engagé'' ' 7 -n à gauche.)
Il est donc certain qu'on a attaqué Home à main armée, qu'on l'a attaquée contre la volonté de l'Assemblée nationale.
Maintenant, je vous ramène à ce qui s'est passé dans le sein de cette Assemblée, lorsque, prenant connaissance de tous ces faits, vous avez déclaré que le ministère était invité à ne pas plus longtemps détourner l'expédition du but que vous lui n\ic/ asM.-.ué.
\ oi'.a voire déclaration.
ou est-ce que cette déclaration, si ce n'est la déclaration du blâme le plus explicite et le plus énergique? C'est ainsi, messieurs, qu'elle a été partout entendue.
Or, que fait un ministère qui a été blâmé par une grande \ssemblée? Vous le savez. {Adroite: Ah! ah!)
Le ministère n'est pas seulement resté à son poste; il vous a fait outrager; car le lendemain du jour où vous aviez porté votre vote. nue lettre a paru, qui était en complète contradiction avec lui; et permettez-moi, sur ce point, de répondre, en quelques mots seulement, h ce qui vous a été dit par M. le président du conseil.
\s>urémentT il n'est pas un seul des membres qui me font l'Iionoeur de m' écouter qui n'ait été vivement impressionné à la lecture d'un pareil document. Ouclques-un> ont pu se demander s'il n'y avait pas une illusion dans certain lieu, et si l'Assemblée s'était véritablement donné un maître, car on y parle, dans cette lettre, un langage qui n'est pas celui d'un Ktat républicain ; on y dispose de la Force publique; on y prend des résolutions, et précisément des résolutions contraires à celles de l'Assemblée.
Ouest venu dire le cabinet? Le cabinet vous a dit que c'était là l'élan d'une sympathie privée, que cela n'engageait eu rien la poli-
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nous a solennellement promis d'exécuter le vote du 17 avril, et qui ne l'a pas exécuté. Le cabinet qui est sur ces bancs a pris rengagement de ne pas attaquer la République romaine, et il l'a attaquée. Il a traité la République roniaiue comme un ramassis d*auai ne s'est pas contenté de l'attaquer à main armée, il l'a diffamée, il en a Fait je ne sais quelle réuniou de barbares qui mettent les nations entières hors la loi pour vivre dans un désordre sauvage. \ oilà ce qu'il y a dans ses proclamations et dans ses instructions. [Marqua d'approbation à gauche.) Et dès lors, quelles garanties l'exécution donnée à vos volontés actuelles peut-elle vous inspirer' F.st-i possible, lorsqu'un cabinet a été publiquement à cette tribune convaincu d'aussi inquiétantes contradictions, quand on a pu lui reprocber des actes si nets de faiblesse, pour ne rien dire de plus, est-.! possible que ce cabinet continue à gérer les affaires du pays? (..4 gauehr 'JH*-biai! trii-bien!)
Messieurs, ce que je dis est grave, et l'Assemblée le prendra en sérieuse considération. Assurément, si au lieu d'être à la veille des élections, cette Assemblée commençait son existence, nul doute que te ministère ne fut Forcé de se retirer; c'est la loi constitution» laquelle il serait contraint d'obéir; mais, je l'ai dit, bien que Assemblée touche à sa dernière heure, elle a sa dignité, les intérêts du pays a sauvegarder et a défendre. C'est donc à vous tous que je m'adresse, ce sont vus consciences que j'interpelle, et je vous demande si le ministère qui s'est conduit comme vous le savez, qui a ev votre volonté en Faisant couler le sang quand vous auriez voulu qu'il ue coulât pas, si ce ministère peut continuera conduire les affaires du pays, même jusqu'à l'Assemblée prochaine. [Nouvelle approbation m gauche.)
La responsabilité que nous assumerons sur nous est énorme, il ■ faut pas vous le dissimuler-, le retentissement de celte triste expédition en Italie a été déplorable daus toute la République; tous ]m eCHU français ont saigné, et l'on se demande quel c-t la parli auquel l'Assemblée nationale va s'arrêter.
Eh bien, quant à moi, je vais tâcher, en deux mots, de réduire et •umer la question.
\ mis avez conduit sur le territoire italien les troupes franc Pourquoi vous a-l-ou fait les dépositaires de la force, des trésors du pays, du sang 'le 1ÊÈ& soldats;'
t apparemment pour l'intérêt du pays d'abord, pour le respect <li •■■ l"is ensuite; et vous êtes, à coup sûr, vous surtout, le i lieï du ministère, tmp éminenl jurisconsulte, homme d'Ktat, sous rtes trop versé daus la pratique des affaires pour ne pas savoir que la guerre, qui est toujours une extrémité funeste et déplorable, devient un