‹ Discours parlementairesChapitre 29 sur 57 · H MAI · texte numérisé non relu

H MAI

cnme social quand elle n'est pas une nécessité. Or, dites-moi en vertu de quel droit vous avez fait la guerre; entendez bien ceci. Citez-moi le droit, cl s'il vous est impossible de le faire luire à la ■ -•• île 1 assemblée, je vous répoudrai par l'arlticle 5 de lu constitution, dont il faut bien que vous souffriez la lecture : ■ Ou'cllc respecte les nationalités étrangères (c'est la République), comme elle entend faire respecter la sienne ; n'entreprend aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploie jamais ses forces contre In liberté d'aucun peuple.

Qu'en avez-vous fait, de cet article? Vous en avez fait la bourre de vos oanonfl [trii-èkn!) pour tirer contre le peuple romain et pour écraser sa liberté. Vous prétendez que vous n'avez pas voulu détruire

les nationalités étrangères Lisez donc vos instructions dans

lesquelles ou dit qu'il faut destituer les nouveaux fonctionnaires, les remplacer par les anciens et les réduire au simple pouvoir municipal. Cesl ainsi (pic vous entendiez la médiation, et après vous être per- 68 .h i.-,, après avoir fait emprisonner les autorités de Cavila- Vecchia, après avoir désarmé la garnison, vous marchez a Home sans négociation, sans avoir fait précéder l'euvoi de vos troupes d'un négociateur qui ait pu porter des paroles de paix; car, si des paroles ont été envoi ées par vous, nous le savons par vos dépêches, ce sont des sommations faites au gouvernement d'avoir à l'instant à quitter le pouvoir. Le gouvernement, il eût été composé de misérables lâches, il eût mérité les insultes que vous lui prodiguiez, s'il usait répondu à vos sommations armées. Il a résisté, il était dans son droit, droit éternel, droit saint, droit protégé de Dieu, celui de la ire intelligente, résistant contre la force. Eh bien, ce droit. HMU l'avez foulé aux pieds, et cette violation du droit, vous l'avez scellée du sang de nos soldats. Voilà votre conduite. (Approbation.)

Si cela est vrai, je vous demande à vous, Assemblée nationale, qui avez juré respect à la constitution, si vous pouvez souffrir ces ehoses, d si, sous le prétexte que vous n'avez que quinze ou seize jours a vivre, vous pouvez laisser passer, sans une protestation énergique, une pareille violation de la loi. Ouaut à moi, encore une fois, je ne le pense pas.

Je ne veux pas ici conseiller à l'Assemblée une mesure qui pourrait paraître volée sous l'impression de l'émotion du moment; mais je demande que l'Assemblée se retire dans ses bureaux et y nomme une commission. (Approbation à uauche.) Je demande que l'Assemblée soit appelée à connaître une résolution dont je n'indique pas les termes, mais qui aurait pour conséqueuce de déclarer à la face du pays que, (f après sa conduite dans l'expédition d'Italie, le ministère a perdu la confiance du paya.

PRONONCÉ A L'ASSEMBLÉE NATIONALE

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