‹ Discours parlementairesChapitre 4 sur 57 · I. Il, I · texte numérisé non relu

I. Il, I

hou vu ut Ce nom, et «le quel droit I imposer au monde7 II a pu, dans son rnfaiiee, a|jenouill«T devant lui Sa luftOH au maillot. Mais aujourd'hui

Aujourd'hui qu'il s'en passe, s'il le peut. J'aiderai à l'effacer comme

une déris <-, pourvu qu'après on me donne l'eipllcaifon de

te j'Ignore, pourvu que mon âme haletante s'abrite el se pdse

quelque part:

Non pas dans II tontine île l'égoïsme et des jnulmanrill matérielles, non pas daus les généralités obscures de la philosophie qui eoud les

ANATI1ÈMB

phrases ei laisse les idées, non pas dans le paroxysme d'une raillerie perpétuelle, insouciance Factice qui ne peut satisfaire le cœur qu'en le desséchant. Je veux plus, ci mes frères aussi

• ferons-nous donc, pauvre matière mortelle, df celle effrayante

,ii- d'amour que les ehoaei mortelles u'useni pas? Pourquoi ces

roniinueilcs révoltes intérieures d'une conscience altérée que les

mets ne saiurenl pas ' Pourquoi ces limites désolantes ;* une arihiié qui se déliât dans la mtigne, qui s'irrite de l'impuissance, n blasphème Dieu faute de pouvoir le sabir?

;id la vie déborde mon cerveau, je la sens couler a remplir le monde. Les hommes n'y Font rien, ils sont trop faibles et trop passagers -, et cependant je ne sofa pas plus qu'eus, ils sont autant que moi Où sera l'assouvissement de Uni de passion?

La semence colorée que le soleil détache '^ calice des Henri an butant les perles transparentes de la rosée qui s'y amasse, [reverse Patuiosphère sur la chaude haleine des vents de midi , elle tourbfllonne et se perd capricieuse et lé; inmolns elle se pose, et

conduite par un souffle mystérieui, elle trouve une corolle qui se referme pour voiler ses amonreut embrossements.

V l'insecte le plus vil et que nous foulons aux pieds la nourriture est préparée; il % i i et meurt sans combats et sans tourments. Sa loi

tnplit sur le sol dont il sort, sous le brin d'herbe où chaque soir

Mollit.

Les ruisseaux et les Meuves ne remontent pas leur» pentes ; dociles et Joyeux, Ds courent à la mer en fécondant la terre, en divisant les héritages et les empires.

Les minéraux enfouis dans les entrailles du ftlobc vivent aussi. Ils se

fractionnent et s'unissent; ils s'engendrent en miraculeuses familles

de pyramides et de cristaux. Nul de ces êtres aeéouflré et ne gémit.

L'homme seul serait-il incarné dans la contradiction el la vanité?

des instincts impérieoi qui ne seront jamais satisfaits?

•nlrainé par une loi dérisoire et barbare, tandis qu'autour

de lui tout est sagesse el providence '

One een avalent à le eroire, qui font bon marché fie leurs

us (un les seul vivarcs el lyranniqucs aura foi en Dieu. Car il

ftUl que le torreut s'écoule. La vie humaine est une diftiie mysté-

land la mort l'a brisée, l'âme s'épanche en Dieu, el la destinée

de l'individu est accomplie.

t néant el Folie, .le vais me prendre à jalouser le son plante et du caillou.

Dieu est, parce qu'il me le faut. Et c'en lui qui se révèle à moi, par l'énei; lésircl l'impuissance de mon action.

Maintenant que nous avons Mien, abordons le monde.

IRAI uÉMK.

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