B MAI I
qui a des loisirs, qui est libre, qui est propriétaire et qui. par conséquent, peut avoir des droits, al la société qui, an contraire, souffre,
travaille, sue à la peine et ne doit pas avoir de droits, ne doit 0OHnailrc que des devoirs, Bflt-Cfl qu'il eal vrai que cette disttnettnn est <li gne dâa légisiatcon du di\-neuvième siècle et du pays qui est a la tête de la civilisation européenne? Oui osera soutenir, à cette tribune, ijue les Indigents sont sans toléré! Ara li société) ki s'ils ont un intérêt capital ;i ee que la société soit bien conduite, si, en définitive, les taules dis législateurs et des gouvernants pèsent surtout SOT
la classe In plus souffrante, la plus Bombrensa celle qui est la plus
déshéritée 'les avantages sociaux, ne comprenez-vou- pus qu'a rôle des devoirs que vous leur imposer, il est indalptnaa&lfl que vous leur donniez des droits'
Telle avait été la sagesse de la constitution, elle avait relevé ces hommes que des constitutions précédentes iraient placés dans DM situation exceptionnelle, cl vous voulez les replonger dans If Servitude et dans la dépendance. {Exclamation» et Jèniyationt à ilroilc.)
Messieurs, l'honorable M Herryervous disait que la classe indigente était aeeablée sous le fardeau du travail, qu'elle n'avait pas la liberté aire pour comprendre l'étendue des defOiTfl politiques, n que là était la raison pour laquelle les législateurs l'eu avaient précédemment exclue.
Messieurs, il est inutile d*cntrcr dans de longs developpern» ffltl pour réfuter une pareille proposition.
On nous disait, dans uu langage que je ne veux pmiii eSBfVef d'imiter ni de réfuter, qu'on connaissait les misères du peuple, qu'on les avait soulagées. Je ne le nie point, puisque VOIU |, dtteff, n faisant élUBl constamment l'éloge de von ieaj vous s?fl|
soulagé les misères du peuple, si vous lei tOiniaiawi, permette/ moi de dire que son cœur est pour vous un livre fermé, vous n'\ ave/ jamais lu. Quelque sympathie que vous ayez pour les soutfraiu peuple, et cette S] mpathie, je ne la conteste pas, vous ne comprenez pas les moyens qui SOOI nécessaires pour relever H dignité Ct pour améliorer si position I gauche ■ Très-bien!) Vous nou> dites, messieurs, que les indigents, ( eux qui sont sans domicile fixe a raison de leurs travaux, ceux qui ne peuvent pas payer la cote personnelle, ceux qui sont précisément dans la situation qui est prévue et édictée par le paragraphe actuellement en difCUSlon, que crux-là, dis-je. n'ont pas la liberté nécessaire pour comprendre Ils devoirs politiques-, que le travail eH pour eux un fardeau trop pesant Mais, permettez : Si je voulais retourner la question, si je rooléll me demander quel est aussi le fardeau de In richesse, si je voulais examiner si ses liens ne sont pas trop souvent des liens de corruption qui forcent a
abdiquer la liberté de sa conscience, est-ce que je ne serais pas dans la vérité? {Humeurs à droite. — A (jaurJie : Très-bien!)
Il serait difficile, à celle tribune, de faire entendre les vérités et les moindres hardiesses que l'orateur de la chaire rend familières à son auditoire; vous ne voulez pas qu'on vous parle le langage de I Évangile, {A droite : Pas par tfefn btmeAê, — A OMCA* : lis n'ont pas In mime édition dr l'Kvanifile que nous.)
Vnns voulez bien que le fardeau pèse sur le pauvre, vous voulez bien que le pauvre ail des devoirs, vous voulez bien le dépouiller de >cv droits ; mais quaud on veut examiner quelles sont les conséquences son. lit-- de la richesse, en vertu de laquelle vous réclamez une inégalité qui n'est pas écrite dans la constitution, c'est alors que vous vous révoltez. Kt si, au lieu de la richesse, vous examiniez quel est le fardeau de la fausse richesse
Voix nombreuses a droite, à l'amendement!
M. .Iules Favre. Je ne suis pas à l'amendement, dites-vous? Quelle est la conséquence de l'amendement? La voici : c'est de diminuer le nombre des exclus, c'est de rétablir le règne de la loi à la place de l'arbitraire que vous voulez faire prévaloir partout avec comptaisauce, et dès lors, je suis dans la question en examinant quel est le contraire de cette classe que \ous \oulcz frapper d'ostracisme. H n'\ a eu aucune dissimulation dans les paroles de M. Berryer; il a bien dit que c'étaient les gens sans domicile fixe et les indigents qui étaient indignes de figurer parmi ceux qui nomment les législateurs. C'est à celte proposition que je réponds, et je suis parfaitement daus l.i question lorsque je rétablis les devoirs et les droits de ceux que vus considérez comme devant être exclus de toute espèce de bénéfice politique dans la société; je suis parfaitement dans la question quand, à la servitude de la misère, j'oppose la servitude de la richesse; je suis parfaitement dans la question quand je demande si la i richesse n'est pas également une servitude, celte fausse richesse, qui consiste à faire parade dune opulence qu'on n'a pas, a lâcher la bride a tous les mauvais désirs, à vouloir briller a lout prix. (Mouvementt divers.) Est-ce que ce n'est pas là, si vous voulez moraliser à tout prix le suffrage universel, si vous voulez sortir des conditions génér pour descendre à des applications techniques et spéi t-ee que
ce u 'est jv.is là un mal que vous devez poursuivre? Est-ce que nous n'en avons pas des exemples illustres? Est-ce que, dans notre histoire, la gloire de Miraheati n'a pas été flétrie par la dégradation et la vénalité? (Mouvement d'approbation à gauche.)
Vous voyez bien combien il est dangereux, combien il est faux, combien il est inconstitutionnel d'établir cette catégorie qui met ainsi les citoyens en présence les uns des autres, qui oppose le riche