‹ Discours parlementairesChapitre 7 sur 57 · AN \ 1 III U · texte numérisé non relu

AN \ 1 III U

Moi, votre créature, iufimc vermisseau qu'un de ■ I enc-

rait.j enflé mon in:1

non tour, j'ai battu de mou front le parvis de toi temples,

rsé ■> petit I»ruit sur ma couehe solitaire des larmes qoe vou

j'ai demandé avec angoisse la révélation du mtaj secrot; et quand

me sols redressé de d • 'lu moins jr

blasphémerai!

A lui, Uvroii. chantre d'enfer et «lu néant, lève donc uu peu u pierre ne-moi l'ovtraga ■ntisrimir qui mmnnnr lstrti vanités de

la terre pour 1rs Jeter S la lace de Dieu ! n iens prendre [»a r la i-f monde viens et grelot f.mi , et que le nom de ion mtenr mil livré i dis risées qui ne finiront plus' Ils disent que ma mil pour l'homme! Dérision! Pour lui

rde champ de bataille on et de tombe! Dites le bruit

•pi il r.iîi en mourant : les plantes pou-vent sur sa fosse, le demeure duo, les Beoves coulent, les oiseaux chantent. hVfl était roi • le l.i nid! lènerait SOU deoil. Lui, roi! Lui qnî s'ujuorc, lui

«jui s'épuise -i espérer!

Quand I - ébranlées craqueront par leur base, \c* peuplel

effrayés se presseront autonrdei premières ratai ;; iu Fouilleront daus tes débrisqnelque principe bafoué qui puisse un instant soutenir l'nli- Res rli.iiicclaiit. Mai-. Dieu couronnera son iruvre; et soufflant sur CCS restaura lions de la peor, il donnera le eacfc rre de l'humanité au d

Alor^ loin iera eonsommé^ les tétons seront abolis, et continnera eomme si l'homme n'avail {amateété.

Ainsi lorsqu'un navire près de BOmbrer BC débat sur la mer, il Frappe de son gouvernail les eaux écornantes qui seeooent sa carène, le

e raelc aux eris de l'équipage; pois tout •."aiiiuie; roeéaa les il peut

quelques petits coquillages, mais rien «le tant d'extsn englouties, et dont la destrnctson na pas même laissé «le traei

RftPABATtOK

; rranl dans la campagne et je marchais au hasard, comme un malheurem doni la raisoa s'est enfuîCi Je me sentais maudil p les hommes pour les avoir trop aimés,: el ]e n'osais lever tes yens wn i«l, une je m'étais Fermé par le blasphème.

ASATIIÊM1L J7

(j dm semblait que l'herbe sécnill Bon dm pn, et que mon souille

enpestaii l'air. Quand les oiseaui voletaient devant moi . je les

voyais efl par non haleine. Mon cesor était brisé par un

teapoir; j'aurais voulu que les nuées descendissent pour

n'écraser.

Elles se (rainaient à l'horizon comme prêtes à ensevelir la terre. elles se dressaient en fantômes bizarres; Je (M royi s de

>ang.

J'entendais autour de nmi comme un gémisseiotinl profond sorti tirailles do sol. Je le prenant pour le sMgtotenieM de l'univers.

.le BC San •(nubien de temps dura ma courte, te soleil BC COtti quand |e tombai de fatigue BOT la mousse d'un rocher.

Ce rocher dominait une vaste plaine, où deux fleir. venaient s unir, après avoir serpenté au milieu des prairies, I rivages étalent couronnés d'arbres variés, dont les rameaux s'inclinaient comme attirés par la f'raiehcur de l'eau qui Rryait à leurs • Et II s", h sant, une brome légère noyai! ee paysage daos

in limpide d'une vapeur flottante, tandis que le monticule où j'étais se trouvait caressé pat une brise parrainée qui frappait mou front et mes joues brûlantes.

coup, dans le gris dn crépuscule, je vis de loin ^avancer près de moi une forme humaine, une femms vêtue de blanc

;èrc était sa marche que le vol d'un duvet ballotté par l'orage, plus gracieuse sa pose que les bonds d'une jeune gaz* Ile.

i voir onduler sa roi ion voile; ou aurait dit qu'elle glissait au-

du sol sans le loucher. Quand j'- pus distinguer son visage, litemenl beau.

El je demeurai saisi d'une crainte vague qui n'était pas Bans i •. il me semblait que mon âme me revenait,

1,1.11* s'assit près de moi, au-dessus de ma tète, en sorte que je pouvais reposer sur ses genoux; el toujours silencieuse, elle prit nue de mes mains dans les siennes.

Alors je tressaillis tout entier-, un froid nerveux crispa ma peau et suspendit le battement de mes artères; ma main séchait sous le tissu délicat de son blanc épidémie , sous la pression délicate di I effilés.

Je sentais ma vie si fortement appelée, qu'elle Inondait mon cœur; et je (rus qu'elle allait se répandre au dehors; j'aurais été trop heureux de mourir.

Je me hasardai de lever les v eux sur elle. Son regard tomba sur le comme nue Fascination. Ce n'était pas l'éclair d'une pensée Ite ni la majesté impérieuse d'un enchantement tyrannique,

38 \NATIIÉME.

Une douceur intime el profonde, chaste comme la volnplé

nÎTes ". e"'' pénétrait jusqu'à la moelle de mes 08, El ses lèvres s lurtfont d*un de CCS ineffables sourires que l'amc sait et ne raconte pas; son Bronl couronné dl 1168808 blondes était plus pur que le bleu du ciel, son cou plot suave que les vierges de Raphaël*, je demeurai muet, enchaîné dans un ravissement céleste. J'étais Incapable de réfléchir ou de parler. — Je ne voulais ui l'un ni L'autre.

i-:i l'aurais défié le temps, assis la sur Dusse, aux pied

apparition; je serais mort asphyxié, quand elle me dit d'une voix plu- harmonieuse nus le roui do soiri Bravera les cordes métalliques d'une harpe éoiienn<> : Croyes>*ous encore!

61 je crois! an^c du ciel, émanation mystique tombée du sein de Dieu pour me ramener .'« La vérité I Oui VOUS m'avez rendu la foi! Votre souffle divin ne s'est pal mêlé à mon haleine sans que mon âme réchauffée recouvrai SI Vie demie. Votre parole l'aurait rossusciléc. >i l'intuition de votre regard M l'avait arrachée aux cendre- du seplicisme. Merci, femme! *jiu- Noire nom loi! béni entre tous! Que

l'image de vot et: branlé s'allaelic a ma pensée comme sur les murs

d'une chapelte saint»: la pieuse offrande du marin après la tempête, comme dans no noble conr le souvenir d'un bienfait. Je crois en Dieu puisque vus êtes, et que Dieu Boni vous g créée. Qui que vous soyez, je voua bénis racorni Car vus yeux m'oui aimé, voire bouche mille bus merci* je vais dont vivre, ef le monde n'est

EBc pencha sur moi, et j'aspirai l'atmosphère embaumée qui l'entourail ; je sentis sur mou visage sou haleine de vierge; ses lévrei murmurèrent à mon oreille ; Je suis la charité.

Fille de Dieu, éternelle comme lui , j'ai couvé dans mon sein le genre humain 1 la mamelle, il agrandi s la chaleur de me

lents, ei quand il l fallu, je lui si donne pour le forlifier le « sang de mes juste.-., marqués d'avance comme des victimes d'expiation cl de salul.

Vous, pauvres rejetons de rares sacrifiées* insoucieus

pères qui se sont Bêchées sur leurs fosses, Impatients i la moindre douleur. VOUS (.nies de voire lâche abattement a un triomphe d'incrédulité. I>c voire COUardise vous prenez le droit

A» \ i ni m y

- de blasphémer et de dire : Pourquoi Dieu a-t-il engendré le

Le m. il iir descend pu de lui. Li liberté humaine fi enmolé. Seul BMN tous, l'homme » ; n «-hni-ir. S'H a abusé de Ses fa< nli<s% il en porte lu peine cl ne doit pas se plaindre, a Au commencement Dieu était, et je coexistai" avec lui comme partie de son essence immatérielle. L'homme créé m la terre penje tombai de l'éternelle gloire ainsi qu'on rayon de lumière. ,ic m'emparai de i • is neuves généretions^je les douai de sociabilité ii famour.

M.ih dans l'exubérance de leur vie, elles dédaignèrent Dieu et m'oublièrent J'avais beau les lier en famille . les nouions égoïstes

i l;i discorde.

« Le monde vieillit et se renouvela dans la folie de ces luttes perpétuelles. Le mal se transmettait avec les héritages. Les survivants traienl pas répudier les rapidités et les bainêl mu le four domotique enseignait. Tout «le même <pi'uu saujj impur livre à la •ptiou des Fruits altérés, les rivalités et les dissensions donnaient a cbmroe siècle de nouveaux éléments d'où

Vottft pourquoi leur histoire .-si DflM ebaine ensanglantée; un anneau pur, l'espèce eût été retrempée. Sa nature s'y opposait , limitation et l'habitude entourent le berceau des ftgu naissant-». Leur enfance est celle de l'individu; comparez ce qu'il»» dél <>.'■. cent à ce qu'ils copient, et vous aurez pitié de leur marche vers le

Voila pourquoi la malédiction et la fatalité semblent peser sur la terre : la tache originelle en est la traduction trop véridique; pour l'expliquer et la justifier, regardai BB peu comme les siècles

ntre eux par l'éducation et les gouvernements,

UUSJ lorsque, de temps à .mire, un prophète inspire de Dieu reniait son époque el secouait la lumière d'en liant sur OU ténèbres héréditaires;

« Comme la grande voix du vent d'ouest qui fouette les values soulevées et remue l'Océan jusqu'au fond de son immense coupe, couvre le chaut plaintif des oiseaux marins, les clameurs de ses contemporains effrayés étouffaient sa parole, ou si elle résonnait trop haut, la Force s'en mêlait : et le prophète mourait

Hais a travers tout ce tumulte d'hommes et d'empires, j'ai gardé pied dans le momie; j'ai profité des moindres avantages, je me des plus obscures conquêtes. Lorsque l'adoration et le culte s'emprisonnaient dans le fétichisme, ou s'enrôlaient Boas les drapeau d'une politique guerrière, je me réfugiais dans les académies. Quand leur philosophie dégénéra en vaines disputes et que

- la religion transformée fut prête à me recevoir, je m'abritai sous

» son aile; »•' randimes ensemble, comme deto

«marchent entrelacée*, nous (;randimes pour la régénération

- peuples

Aujourd'hui la religion s*esl imprégnée d'émanations terresl.

• Met caché derrière l'autel de prof.iin- aiul.it ions ; elle a jeté

. eau sainte sur des fronts -omllés du nog des faibles • Bl BOB a

ji.i,OL-. Le marché ne tient que pour elle; moi,

rtC sou aile. Ce qu'elle montre encore, e'est mon souvei

peuples t*| peuvent tromper; Dieu suit que je n*j sui»- plu».

Ilf raid errante, n'avanl plus où poser ma bannière.

- n'est pas assez de quelques eeMlS fidèles que je rceonu.n-,

• faut nue îdc m i défende Cl DM sauve de tOUS le*: <■ teors escroquant mon masque et mou langegft.

• comme depuis deux siècles je l'attendais vainement, je refj

• «ai rers Dirn: fradra-t-il. o mou père, retourner à vous, et lui

- pauvre monde à sa détresse?

- Von* toret comme on IV. mm, ! m systèmes se multiplient cl | rams aussi ; le* uns dessèchent lame, les autres la source

lue ferons-nous de ces générations quand elles torn . rwot fatiguante* au pied de votre inexorable troue '

te* ont gémi, et la souffrance seule leur a répondu. Mail

- nant eHes ntstnntment. Y ou* M les avez pas créées pour s en i oVenirer et \on* mandire.

\yee donc pitié d'elles, à mon père, car sans vous elb-s . raient encore dan* le froid du néant.

M ^'agitant dans sa gloire prit en pitié la terre :

- Ma prtère fut exaoece, et comme autrefois la philosophie e

• rrngkvi. la liberté me fut donnée pour su-nr. Vierge pure et mafl

• mm*, et *mk grandirons ensemble, et nonsmtrcheronfl entrt A te r*$*n*r»tion des peuples.

seni

Wll

la îvtvctc vient de Dieu comme tout ce qui est bon. si rém ta* a la nature humaine qu'elle semble en dériver

lais i

t'anMul nfere serait nomme. Cens tpu violentent la hbi kn*» ***** attentent donc >raiment à leur vie. . vV»nd ta creamre eut abusé de la force, la liberté fut écras e*r ne nènt eoniL L'histoire n est autre chose que la lutte

ANATIJKME.

laellede: : re les éléments dominateurs: et par

tlonté de Diea Pémaocipati . aduellemcnt.

Kllc est d'abord venue par le glaive, sans les pierres qui ont r.i\aj;e le monde, la moitié de ses habitants aurait encore des fers.

Le tcnipN approche uii 1«> ;ju erres seront maudite ■. q land tomba le barrières qui séparent les nations, les batailles seront mutiles pour les mélanger; c in fondues sous le drapeau de l'Industrie,

ailes s'avanceront, pleines de vigueur, \er» la conque le pacifique du globe.

L'Europe est aujourd'hui la plus voisine de cette ère. L*inst riers'y efface peu à peu ; il est bien cependant qu'il u'\ pél pas tuui à fait, bientôt peut-être il lui faudra rallumer ses brroii el descendre dans l'arène qu'elle a tant de fois arrosée de sang. a un combat «i mort.

Bl tout de même que les ouragans qui embrasent le la terre, auéautisseul ou chassent au loin les vapeurs malfaisantes, IOC des peuples brisera les vieilles hases des IrOnc levât par Dleoce, et toutes les tyrannies secondaire- seront foudroyées Iles.

Hors commencera noire règne j les hommes comprendront qu'ils n'uni que faire de se tendre des pièges, et que, lutte pour lutte, il vaut mieux asservir la nature que l'humanité.

le travail deviendra le but des gouvernements qui n'ont I ju>qu ici que L'agression et la défense. I. 'association cl la discipline seronj consacrées par la toi, les richesses de la société se décupleront avec moins d'efforts ; la ilireetion saura le- féconder. • Mais on ne verra plus comme aujourd'hui u\i petit nombre d'hommes accaparer les produits; chacun en aura sa pari suivant son activité et son talent : et l'éducation lui enseignera les moyens de remployer d'une manière utile.

mine la pluie tombant dans une plaine brûlante rafraîchit les plantes Hé tries et, ranimant leurs racines desséchées, relève vers le ciel leurs télés tristement penchées sur le sol , le bien-être \nifiera lai nations : elles ne connaîtront plus la fureur des dissensions intestines, et tout émues de reconnaissance, elles reprendront, la route des temples désertés, pour adresser à Dieu un cantique d'albjgressc et d'amour.

- Car le blasphème comme la prière s'engendre dans la douleur. L'abondance et la joie que donnent le travail al If libtrté réchauffent le cœur de l'homme : et sa langue se délie en bénédictions.

« Ne faite- pM i'épilaphe du inonde, il vivra plus que ses fossoyeurs, \e .Mies pu non plus l.i ju-tice et le droit ont péri; la justice et le droit lonl étemels.

V* jugez pas l'humanité a la mesure des partis. Ouand un pays fermente pour enfanter de grandes choses, les p -irritent

et se faussent, les intrigants sonnent delà trompetteet font fortune, ils soudoient comme enrOleurs deux émissaires pnbMDtl : l'intérêt et la peur. BeMCDOp d'hommes honnêtes sont leurs dupes.

Alors le droit eM bafoué au nom du droit, la justice dégradée par la justice, et les instruments de ces iniquités s'imaginent faire leur devoir et Httver l'f il Combien de fautes sout dues à l'ignor mee et a l'aveuglement? Vous-même, si prompts ft vous indigner, savez-viui-, re que vous seriez si vous aviez le pouvoir'' Navez-vous

• loin- jamais failli?

Prenez donc garde que la colère ne déhorde vos cœurs. La colère li v. ni fongneu d'Afrique dont la violence enlève le sable et change le désert en un brouillard de gravier. A travers ses nuages qui verrait a se conduire?

i l'on vous persécute, raffermissez vos âmes, et protestez par la douceur. Ceux qui vous frappent sont encore vos irères-, vous ne vous vengerez qu'eu les accablant de votre inuoeence et de leur injustice.

-le vos geôliers : sur la paille des prisons où ils vous jettent manquant de tout et ruinés, vous êtes plus grands par la pttfeACe ' t le courage, que le- urcs de votre ..tptivirë par

leur, coin, leurs compliments officiels et leur épileptique modération. Ft m votre avenir est anéanti. rtssBKX-YOnfl encore, ces m 'nti< es nous seront comptés ailleurs. Vous ne serez pas toujours sous la ver,;c ■!< Ml ennemis.

* Les philosophes \ nus parlent des progrès «le l'humanité: ils soutiennent vos espérances par la pcr-pci tise do sou bonheur futur. ils vous demandent du dévouement pour des générations qui marcheronf sur v<is tombeaux.

Si CM tombeaux devaient vous enfermer tout entiers, vous seriez des héros H 'les sots.

us n'auriez pas le droit de lier aux douleurs et aux privations volontaires de rotre abnégation la femme qui s'est donnée à vous, les enfants qu'elle a r .oirc amour.

Mail tout de même que l'humanité est immortelle et que sa jeunesse toujours nouvelle est formée du (i générations entées lu unes sur les autres, l'homme créé par Dieu a sa valeur individuelle que les vers de la fosse ne dévoreront pas. Chétif atome perdu sur la rhaine immense des âge», il sent il fond de sa conscience l'empreinte énergique d'au indestructible personnalité. Tout pelil dans le monde, il ne vit passeuleniciit nomme la plante, pour donner à la terre sa parure, sa foret, H Mineure rt la pourriture de ses membres; il vil mal pour lui : et lui est ici-bas trop riche de désir et d'amour, trop pauvre d'action et de jouissance, pour n'avoir pas une autre destinée.

•• Comme les vapeur* légères descendent des hautes régions atmoisqu'au Fond des vallées, puis, après avoir erré tristeen brouillards qui se trainenl, remontent sur un rayon de U, et vont ge perdre dans le sublime espace ouvert à leur volatilisation, l'âme de l'homme, soupir de la divinité tombé sur la matière pour la vivifier, 8'exhak cl s'abiiue daus l'ineffable splendeur de .sou origine céleste.

celles qu'une pure affection a rapproché*! se confondent p..ur jaunis sous l'aile de Dieu, dans le vaste ravissement d'un éternel baiser; et toutes forment autour de son trône un hwnme sans fin, un hymme de bonheur cl d'adoration. • Rassurez-sous donc et supportez vaillamment le poids du jour; li soir viendra, et la fraîcheur, et la récompense pour ceux qui lauroiit méritée.

'uaud vous voyez vos projets de la veille renversés, vous ne

i trouvez contre vos ennemis- que des paroles d'indignation, pour

. vous-mêmes que des pensées Rabattement. Nommes de peu de

avez-vous jamais cru que l'humanité tomberai! Où déshérence r

Vos souffrances sont grandes : comparez-les | celles, de roi pères

■ qui n'ont pas désespéré, et vous rougirez de voire faiblesse.

. Ayez confiance en Dieu qui régit tout, s il vous demande votre • liberté, vulrc fortunée! votre vie, c'est qu'il saura vous en indemniser.

Raltfez la violence cl ne souillez pas vos mains dans le sang de ères.

• Le sang ne lave pas le sang. Le pardon et l'oubli seront votre vengeance, cl vos amis sacrifiés vous smmmii gré d'épargner leurs meurtriers.

31 ANÀTHÈME.

Ftâunis&ex-VOUS donc et travaillez sans relâche ;i démasquer les

■ méchants, afin que livrés au mépris de loua, Ui tombent ci nu m

■ relèvent plus : mita ne les frappez pas à terre, I.- vaincus dc\icn-

■ nent sacrés et leurs bourreau* infâmes.

■ si vous voulez que la justice soit avec vous et vous profite, ne

■ l'exilez pas de tua écran. Kyei le courage de la respecter vis-à-vis .. de ceux mêmes qui l'oublient, et votre vertu sera encore un bon

cal; Car toi ou lard l'homme recueille le prix de sa droiture: et

■ i bien cachée que soit uuc mauvaise a» lion, elle perce toujours

■ au dettors.

« Soyez lents a blâmer les intentions secrètes. Combien de fois ne

- vous étes-votu pa> trompés? Combien de fois n'avez-vous pas fait « le mal dans des mes pures? Celui qui, en condamnant une faute, o suppose l'erreur de son frère, ressemble au général qui, la victoire

[gagnée, lai<sc une porte de son camp ouverte pour les déserteurs qui s'y s. uniront réfugier.

■ Mais avant tout aimez le peuple : (pie votre vie appartienne au\ petits. Chacun de ces hommes qui travaillent à la sueur de leur

« front est autant que vous. Dieu a donné aux uns la force, aux ■* auires l'intelligence, boya as<rz justes pour soutenir et conseiller eux qoj vous nourrissent.

: quelqu'un d'eux est dans la peine, tendez-lui la main, si elle « est vide, consolez-le: votre sourire lui est dû: le malheureux ren-

- contre tant de sfM ésl que voire parole amie i\ lève son

• âme abattue, comme après forage le veut du nord qui sèche l'eau

■ dont ! nui inondés.

Ouand la souffrance allumera dans leurs orurs les iiammes de la >• jalousie, enseij;uez-leur les angoisses des puissants, et la réeom-

• pense destinée aux pauvres. Donnez-leur du travail, et leurs ciii-

■ santés inquiétudes s'é\anouiroul.

« Acceptez la défense de leurs droits menacés et ne craignez rien.

i La calomnie ne pèsera pas une once contre votre courage-, parlez

■ haut et franc Ne vous laJBSCtl pas intimider par des hommes qui ne peuvent après i ou t que vous ruiner; vous êtes plus forts VOUS,

i vous les pouvez déshonorer. Le dévouement qui vous coûtera h

- repos n empéchàt-il qu'une injustice, il faudrait eue m e vous réjouir; in vous êtes créés pour la vertu, et non pas pour la molle tranquillité de l'égoisme.

-i h • I « ';;oi)t inonde votre cu?ur de son fade cl mortel poison, si roua seuiez votre Constant * fléchir sous h: poids de nos maux, -i fOS amis vous abandonnent et vous évitent malheureux après « avoir bu à votre coupe, cl ri île vos rires aux jours de votre prospérité, souvencz-\ou> que Dietl vous aime et que la vie est courte.

« Le désespoir a bon marché d'une âme on l'amour est éteint. Il ne terrasse pas celle qui est chaude encore. Aimez donc, et vous ne serez jamais si délaissé que vous ne trouviez quelque bonne action à faire.

« D'ailleurs, qui vous répond de l'avenir? Si vous ne pouvez compter sur le bonheur, comment croirez-vous à la perpétuité du mal? et qui vous dit que demain votre sort ne changera pas? Espères donc, et Dieu, qui sait vos plus intimes douleurs, fera le reste. « Celui qui rejette sa vie comme un fardeau qui l'écrase, a perdu tout amour et tout espoir. Il a cessé d'être homme. Il est mort quand il se tue.

u Vous vous apitoyez sur l'Europe, et vous croyez ses nations aat » abois parce que sur divers points de son territoire les idées sont u en avant des faits, parce que la force et le droit, dans les incidents « de leur duel, sèment de débris et de ruines le théâtre où vous vivez.

u Vous annoncez que les sociétés vont se dissoudre parce que u l'égolsme s'y est infiltré, parce que les grandes bannières sous « lesquelles l'humanité a cheminé vous semblent déchirées, et que « deux' camps sont formés, défendus, l'un par l'obstination et la « peur, l'autre par les souffrances et les menaces.

u Et quand le bruit des dynasties écroulées et des empires qui se « remuent, quand les gémissements des victimes torturées, les cla- « meurs vengeresses, les cris d'alarme des puissants, tremblants sur i leurs sièges qui craquent, viennent troubler votre repos-, le monde « est en péril, dites-vous, il ne tiendra pas contre l'orage : contre u l'orage qui dure voilà sept mille ans.

« Vous regardez les peuples, et les voyant enchaînés, accablés « d'impôts, foulés aux pieds : quel sera leur réveil? Puis les chefs a des royaumes; si rien ne les arrête dans leurs folles dissipations, u qui acquittera leurs dettes? Et vous rêvez de réactions et de pillage, « vous rêvez de banqueroute et d'oppression éternelle.

« Vous entendez nier Dieu et blasphémer les plus saintes affec- ■ tions : les hommes ne croient plus; ils retournent à la brutalité.

« Sachez qu'il n'en est rien.

• Aujourd'hui les assemblées politiques sont devenues les pouru voyeurs des monarchies décrépites. Elles flanquent leur chance- « lante vieillesse avec les richesses et les libertés populaires. Elles

« s'cstimeul grandes el fortes toutes les fois que de leurs délibérations peuvent sortir uu trop de scandale quelques millions pour » leur maître. qucl(|ues chaînes rie plus pour leurs concitoyens El i beaucoup d'hommes parmi elles n'ouï d'autre morale que la peur, la pire de toutes.

i . -assemblées feront des phrases et du mal; mais elles passeront. « Peut-être même dans leur sein, en dehors des tripotages houleux

• qui se eaelieut MUS leurs travaux, se lèvera un i mou nu, pour leur

■ dire: Représentants du peuple, je I Ml rappelle à l'amour du pruple' ■ Kt sa voix sera couverte par un tonnerre de murmures. Mais lui

« s'en effrayera peu; car Dieu sera dans son rieur; d commuera

■ donc : Vous n'avez qu'une mission, el vous la détestez! Vous

■ salissez votre érainente dignité à faire de l'ordre qui vous renvoie

■ les mains garnies, et vos créatures placées. Et pour soutenir l'édi-

■ ficc où vous parade/, \ous et les institutions rtdlltes I l'oinl-ie

- desquelles vous vivez, le pauvre peuple s'épuise el meuriàla peine.

- Moi, je vous as eiti> qu'il est prêt à perdre patience, qu'il est \m

• de la corruption cl de l'esclavage que vous voulez lui inoculer.

.. Vos lois deviennent chaque jour insuffisantes pour contenir la i lumière qui déborde sur lui; vous pouvez bien élever encore la

■ muraille, un jour viendra que M MSS surchargée s'écroulera et

• vous ensevelira mos dei rainée.

• A l'heure où je vous parle, à vous bien nourris et bien m -tus. il \

- a des vieillards qui expirent de misère et de froid, de petits enfants i qui, faute de ressources, prennent des leçons de débauche et de s larcin; des femmes qui se vendent pour avoir du pain.

Il tendis qu'autrefois on leur prêchait la résignation et I«. i sauce, on leur enseigne l'égalité; vous-mêmes, unis osez plier le genou devant leur» guenille- vous vous êtes lait une garde d'boni neur de leur» haillons, souvenez-vous de S part. nus et fie la jacquerie!

- «Juand vos minisirrs sont interpellés, ils répondent par des raille- " ries et des emprunts. Ils arment des soldats et prétendent écraser « les souffrance- pu la mitraille; moi je vous dis qu'ils les rendent

- plus saignantes, cl que pour un ennemi qui vous tombe, dix se

- lèvent pour le venger.

i Je von- propose donc d'ajourner toute discussion, cl de vous

- déclarer eu permanence pour vous occuper sans relâche des moyens de soulager le peuple. — Ne dites pas que nous sommes impuissants.

Nous avons eniiv les maius le crédit de la nation, nous disposons de «es richesses. Nos devanciers l'ont Criblée de deltes; nous les i payerons ,i non- n'emprunterons plus que pour montrer au peuple « comment les capitaux peuvent fructifier.

AN AT lift ME. 37

Rom étudieront chacune des provinces de l'empire, nous les lierons entre elles par des canaux cl des routes «le fer, nous décuplerons rechange en décuplant les produits; nous dessécherons les terres inondées, nOU arroserons les plaiiu:> arides, nous emisr-

nuis des mines, doqi augmenterons nos troupeaux. Nous ouvrirons oos caisses au travail; nous changerons no- casernes OH manufactures, nos forteresses en télégraphes, cl l'émeute sera v.-iincne

lais, et la prospérité nous rendra plus forts que les cachots, les visites domiciliaires et les promotions de valets.

Et de même que dans une nuit célèbre on vil la féodalité convertie briller de ses propres mains les titres que les siècles avaient scellés de leurs respects, il se trouvera des liomiues pour accueillir ces parole^ ci saluer de leurs applaudissements relui qui les aura prononcées.

nus à l'œuvre ils balayeront les abus qui ruinent le peuple, IlSlfl civile, sinécures, agiotage, marehés tripotes, fonds secrets; et les cohortes imputes de la police seront licenciées, elles s'cv.inouironl dans la fange.

- De bmtes paris l'élèveronl dof écoles, des banques, des ateliers-, il n'y aura plus d'oisiveté el de un -ère que pour les paresseux, de corruption que pour les méchants, i. éducation et la religion diminueront chaque jour leur nombre.

md un noble coursier emporté parune ardeur fougueuse traîne son char à travers les buissons et les rochers, s'il tombe et demeure

ié dans ses harnais qui {'étouffent, on le voit se débattre avec rage, et de ses muscles tendus ruisseler une sueur d'indignation et de souffrance; mais ses entraves brisées, il se redresse, l'œil en feu, et secouant au veut sa crinière éehevelée, il bondit el s'élance plein d'une vigueur nouvelle : le sable jaillit MMU ses pieds, et l'air le s u u | la volée.

Uns! le peuple émancipé et son joug rompu, prendra possession du monde; ainsi courra-t il dans la carrière de la civilisation où sont glorieuses cl ne s'achèlent par aucun sacrifice. » Prenez donc patience, o vous tous qui souffrez, car Dieu est grand, voire avenir est borné, celui de l'humanité est infini. Prenez patience et comprenez que les maux que vous endurez préparent le bonheur el la richesse de vos fils. — Aimez-vous les uns les autres, et le temps viendra où ces semences de morale recueillies par la religion renouvelée porteront leurs fruits de paix. Kl du sein de la vie éternelle où vous reposez, vous verrez vos

ml. mis régénérés mêler vos noms et l'histoire de vos malheurs I leurs chants de reconnaissance, de science cl de travail. -

PRONONCÉ A L'ASSEMBLÉE NATIONALE LE 9 MAI 1818

Dan* U discujuion des eonrlucioni de la commluion chargée d'examiner la i| notion de la oOMUtntton rj'tin pouxoir exécutif inlftrinidir* .

Peux propositions avaient été soumises a l.i commission : la première consistait à nommer, dans le sein de I 'Assemblée, une commission de cinq membres qui désignerait les miuistres et dirigerai! BB gouvernement ; la seconde était de confier directement a l'Assemblée , par la voie du scrutin individuel, la nomiuaiiou de neuf minisires a portefeuille et d'un monstre sans portefeuille, chargé de les présider. La commission avait conclu a l'adoption de la seconde proposition, qui fut combattue par MM. Jules Favre et Lamartine ■ par l'Assamblée nationale,

laquelle procéda a La Domination de la GonUBtalon executive du gouvernement.

Citoyens,

Je ne puis, en aucune manière, accepter les paroles qui viennent de terminer le discours que vous venez d'entendre.

la question qui s'afjite dans cette enceinte est de la plus haute gravité, non pas pour 1< - pnnmilHllj qui doivent complètement disparaître, mail pnur les principes, que nous ne saurions offrir vu holocauste, ni a un parti, ni à une individualité quelconque, sans menacer le bonheur et la paix de notre patrie.

Huant a moi, e'est au nom de ces principi -, e'cafl au nom des idées pratiques que je vous supplie de m'accorder quelques instants d'attention, afin que je puisse vous dire que, dans ma conviction profonde . la proposition qui vous est faite par la commission est dangereuse, inopportune, pleine d'embarras et de périls.

Cette proposition eil celle-ci : de confier à l'Assemblée la nomiualion directe, et par conséquent la révocation du ministère «pu doit

fonctionner sous ses ordre*; de mire disparaître le pouvoir intermédiaire 'i'"- dam imites les sociétés civilisées, riiez fous les peuples, l'est constamment placé entre l'autorité consinuantc législative et l'autorité administrative. Telle e-l la question.

Or, permettez-moi de vous le dire, il est un premier point sur lequel uous sommes tous d'accord : c'est qu'il faut que le pouvoir «pu sortir* de vos déflbéntiOUI SOU un pouvoir énergique el fort, -ni h «.animent armé pour êtfi prêt, dans toutes les cin ■otistauces, à exercer la volonté nationale avec rapidité, avec sécurité. (Oui, oui!)

61 ce pouvoir n'est pas investi de cette forer, s'il n'est pas créé dans ces conditions, s'il peut être le jouet de l'esprit, de parti, so\ez sûrs que ce pouvoir perdra complètement les destinées de notre pays. (Cari vrai.)

(juellcs sont les conditions par lesquelles nous investirons le pouvoir qui doit agir, sons voire délégation, de l'énergie sans laquelle notre pays pourrait être livré à l'anarchie et au malheur? C'est que ce pouvoir soit condensé en un petit nombre de mains , Bette condition, c'est (pie ce pouvoir ail une action qui puisse incessamment

s'exercer sur les classes inférieures avec la maturité de la délibération,

sans doute, mais aussi avec, la rapidité et avec le secret de l'action M le pouvoir est nommé dans d'autres conditions, sov cz sOrs qu'il conduira le pays à d'inévitables bouleversements.

Or, permctiez-moi d'envisager en face la proposition de la commission, telle qu'elle est l'onn niée, et de vous demander si nue assemblée délibéraute, et surtout celle devant laquelle j'ai l'honneur de parler, est en mesure de nommer le pouvoir ministériel, de le révoquer au besoin et d'agir avec lui. Voilà, en effet, les trois grandequestions qu'il s'agit d'élucider, car évidemment elles dominent toutes les autres, nu'unc. as>emblée délibérante puisse, en temps ordinaire, nommer ses ministres, choisir les aptitudes, taire cesser les dissidences des personnalités . .irriver enfin a cette œuvre qui, de tout temps, a été difficile, la composition d'un cabinet, c'est ce que tous les esprits éclairés peuvent révoquer en doute, et j'ai été heureux d'entendre l'un des orateurs qui m'ont précédé à la tribune, le citoyen l.herbcttc. vous dire que la question actuelle ne devait pu être résolue avec les principes ordinaires, que c'était une question de circonstances.

nuaut i moi. j'écarte complètement cette considération. Je rrois que le jour où l'Assemblée nationale élue par le peuple est entrée dans celte enceinte, elle y a amené avec elle le règne du droit commun; qu'il faut rrspecler les principes, qu'il faut sans doute, et jusqu'à la mort, défendre la révolution, mais la défendre avec intelligence en même temps qu'avec courage.

î) MAI

«»r, je vous disais qu'on reconnaissait en principe qu'une assemblée délibérante étail Impuissants à taire des choix ministériel-, si si cela est vrai en principe, s'il faut reconnaître qu'un scrutin sorti d'une assemblée de neuf cents membres a, pour ainsi dire, toute* les chances contre lui, pour que la nomination qui sortir. i ioU une BOminatioQ • i r • ha-ard, une u >miu.iiioii de partis, une nomination qui fon<- I \nnMiii m île. des personnalités tout a fait incompatibles, que sera-ce lorsque celle assemblée Dfl tare plui placée dans des

éditions ordinaires, quand elle sera a .sou berceau, que les personnalité.- s'ignoreront elles-mêmes ; quand H sera impossible de sj voir sur le fronl duquel la lumière devra descendre.' Vous êtes précisément dans «elle situation, et il vous est impossible, à l'heure qu'il «-si, quand II s'agit, prenez-y garde, de choisir des hommes qui dans les différentes branches de l'administration doivent servir le pays, il vous est impossible d'avance de savoir quel est celui qui >'-t le plus capable, et ensuite de savoir si voire scrutin ne fera pas oaltre un ministère dont les personnalités seront complètement antipathiques les unis aux autres.

Voilà pour la question de Domination, et, COUUns vous le voyez, je DM liens ici dans les principes; je ne fais aucune espèce d'indication •lr personne; je ne veux pas jeter de débal irritant dans cette discussion. Je dis, pour me résumer sur ce premier point, qu'une assemblée délibérante, surtout une assemblée délibérante qui vM à son quatrième jour, est impuissante à nommer un bon ministère. ' m!)

Mais ce n'est pas tout. Je dis que vous allez rencontrer des difficulté- énormes qui vous déconsidéreront, qui énerveront le pouvoir AuutiMM), lorsque vous serez dansj la nécessité de destituer vos

Iniinisires. car il faut envisager cette question de front, avec fermeté, lire illusion sur -c- conséquences, il est évident que FAensjn- Wée pesant tout entière sur un ministre qui agira MWJ SCI ordres,

■ aucune espèce d'intermédiaire, le ministre ne peut être révoqué nue par elle.

Il faudra donc, toutes les fois qu'une critique sera adressée contre le pouvoir d'un ministre, contre un de ses actes, que la Chambre en soit sai-ie ; il faudra que la Chambre en connaisse; il faudra que la Chambre fasse comparaître à sa barre le ministre donl l'administralion sera blâmée, afiu d'entendre ses explications ci de 1rs juffer. (Cal vrai!)

<>r, remarquez dans quelle confusion, dans qurlle anarchie, dans quel danger vous vous précipitez, .le dis dans quelle confusion. Sa temps de calme, je ne crois pas qu'il y etU un seul homme de valeur qui voulût accepter le pouvoir à la condition d'avoir à en rendre

un essamment compte à une assemblée de neuf cents personnes.

( W-nUiinrnls en sens divers.)

lt in- ici un appel, non pas aux sentiments, non pas aux passions, miSi aux hommes pratiques, i ton cens qui ont touché le ptflroftrj à tous cem <|iii savent ce que c'est que l'administration; je demande «•'il est possible que jamais un homme «le valeur quelconque (je répète mon iiioii EODSeote I «ubir tOOtOS loi prrséeutions, «ouïes loi humiliations qui seraient ta SOnséqOeiICe il ives exclamations.)

Citoyens, ce qui se ptflSC iei me prouve que vous (tes incapables de destituer dei ministres en connaissance de CBOSS [murmures et l'iuii -, car vous ne savez pas entendre l'expression d'une opinion, et quand une opinion vous choque, au lieu de laisser s'expliquer l'orateur, c'est par des murmures et par des clameurs que fou procède/

| l'n s-bieit! très-bien! — llruil.

Vous voyez hien que j'ai raison de vous dire que, pour instituer, pour juj;er. pour di-liluer un ministère, il faut un pouvoir plus calme que le voire [rumeurs), qui ait aussi davantage le secret de ses ! in us. Kt prenez gante Latsseiwoni avec moi conduire dSJU les détails de la question, car e'esl dans ses détails qu'on juge ses périls, .le vous ai du que dans les circonstances ordinaires, à mon sens, s'est mon opinion.ua homme de valeur n'aeeef OU le ministère à la condition de rendre compte, non pas de l'ensemble de son système, mais de chacun de ses actes, mais rlune nomination, d'une révocation, à une assemblée telle que la votre

[Interprétations et rumeurs diverse t.)

Pu mm m Hmmas. CTèsi vrai! perles I parles 1

doyen .h 1.1s Kavio. .l'ajoute que, dans les circonstances extraordinaires oii nous nous irouyons placés, relie position deviendraii intolérable, et qu'elle aurait non-seulement pour résultat la m coupe réglée de tous les ministres que vous nommerez, mais encore les lottes les plus énergiques et lw ptoa Violentes que vous déchaîneriez bot le pays quand il n'y aurait pas pour les contenir un pouvoir plus mesuré et plus calme que le votre. (Assentiment.)

Ce que je dis, je rail le prouver.

Quelle sera la situation 'les iniuislres que vous nommerez? Ils auront à répondre à Mm le> partis éparpillé* sur les bancs île eetle assemblée, la tache sera déjà fort rude, te ne sera eependant pas la plus pénible. Mai', en dehors, il y a d'autres partis, ei si je vous l'i-pr » lie, si j,- nie reproche à moi-même, quand je MUS IV mon bain, d avoir cette juvénilité qui tu» que l'expansion de mon opinion me. happe, que sera-ce fies partis placll en dehors de cette enceinte, et qui as savent pas mettre sur leurs lèvres le frein de la minorité? qui, Impatienta de la saisir, uc c prenant pai les dlfRcnltea prati-

mai ma. 13

es, voient des crimes partout OÙ il y a des fautes, et votent une tteiûte portée a la sécurité du pays dans une mesure qui quelquefois ut le sauter?

Faut-il ici, citovens, nous faire l'histoire des injustices des partis? serait assurément un hors-d'œuvre, et peut-être un danger. Il mjIïiI fie le signaler, il suffit tle dire que le ministre que vous nom-

» lierez n'échappera p.i-a cette nécessité, que tous les jours des dénouai pleuvront contre lui dans cette enceinte, que tous les jours es sociétés populaires viendront vous le signaler comme tFftOtdUOl e pays.

1 h quoi! lorsque, pendant ces deux mois de gouvernement provire, nous avons vu, contre les hommes dévoués qui ont consenti I prendre le timon difficile des affaires, les calomnies les plus infâmes *tre répandues j Ilots et venir battre le pied de PHÔtel de ville où liaient assis, est-CC que DOttfl ne soinmes pas en droit de prévoir que ce> enseignements du passé Seront la leçon de l'avenir? Est-ce que MOI ne sommeipai en droit de prévoir que les mêmes hostilités, 1rs mêmes prissions, viendront attaquer ceux (pif vous eonvrirez d'un bouclier impuissant? Vous serez placés dans cette alternative ou fie tout ëtoiitler i la tribune, ou de dire : .Notre souveraineté est telle, qu'elle empêche l'expression de l'opinion publique, nu hien vous devrezexaminer ces pl.dntes qui seront déposées contre les ministres, ios deviez kl examiner en séance publique, il faudra que le ministre , que le ministre se justifie, et si vous entendez le ministre, vous entendrei son iccusateur.

dis-jc! je parle «les hostilités qui éclatent entre les ministres

et «pu prendront naissance dans le seJo des partis, il faut être plus

ferme, il faut être plus tort. CCS difficulté!, elles naitront aussi

ailleurs, n'en doutez pas-, elles naîtront dois le sein même du pouvoir

ériel. Là, les individualités se heurteront, et faute d'un pon-

ij reine pondérateur qui puisse faire dans l'ombre cesser ces

fiss.jiiimeuls. elles viendront éclater au grand jour, et alors quel

le déplorable spectacle qu'offrira cette arène? On verra des

monstres luttant pour ainsi dire corps à corps avec un système, avec

uue id nue mesure; les secrets d'Étal seront révélés; les

des seront accumulés, et, je vous |e demande, m mflicd de ees

[complications, de ces accusations, île ces récriminations ardenl : le pouvoir? où sera si force' comment puurra-t-tl Voilà cependant, messieurs, les conséquences inévitables de la mesure que vous voulez prendre. Je vous g| dit qu'a mon sens la nomination d'un ministère était périlleuse -, qu'il vous était extrêmement difficile, dans l'état où vous êtes, de diriger heureusement \os

M S (.» I.Ut S PARLEMENTA IRBS,

choix, Mais quand j'aborde cette secundo question de destitution, vous voyez à quels pélilfl elle nous conduit, a quelles impossibilitéelle tait échouer le pouvoir. Ksl-i e tmil, cependant? Non; cl il faut encore, au nom des idées pratiques, si la Chambre veut bien

n'entendre quelque instants encore, que je développe ma pc

!rz.' parlez!)

.lai commencé par dire qu'à mon sens, au milieu des conjonctures graves dans teequeDea nom nous trouvons placée, il était indispensable que le pouvoir fût puissamment armé, que son action fut prompte, efficace, infaillible pour ainsi dire, et en même temps ie me mil inquiété, en nom de ces idées, qui pour moi sont la lumière de la raison et de la vérité, de la combinaison qui VOUi est proposée.

Veuillez remarquer, citoyens, qu'ainsi que je vous le dilata tout à l'heure, dans les Klals, même les plus démocratiques, jamais, à aucune époque, les assemblées délibérantes ne se sont emparées du pouvoir exécutif et du pouvoir administratif.

«in vous | cité litul à l'heure l'e\emple de la Convention, et rément personne ne dira que la Convention ne fut bien jalouse de ses droits. Nous devons imiter la Convention dans ce qu'elle | de grand, de noble, de généreux, de pratique ; mais son histoire est Sanglante pnot que nous puissions éviter ses fautes, nuelleaélé l'une des principale! fautes delà Convention? Précisément d'affaiblir et d'énerver le poii\oir qu'elle avait créé, car, dans le principe, vous ■ ■•/., elle avait nommé des ministres, et a coté de chaque ministèreelle avait constitué une commission née d'elle et qu'on appelait commission executive. Or. vous allez voir, citoyens, combien la fur.-.des eiio-e», la logique des idées, prouvent en dépit des vaines institutions des hommes

En dehors de ces ministères, s'était formé un comité sans min qui. inquiet de l'anarchie qui régnait au milieu de tous ces petits corps délibérants, lesquels, comme autant de tronçons, cherchaient vainement à se rapprocher, voulait ressaisir et constituer le pouvoir sous un nom vague, le Comité de salut publie.

ou'arriva-l-il? C'est qu'au bout de quatre mois a peine ton autres comités avaient été désertés par la puissance de l'idée, et qu'il ne restait sur leurs ruines que le Comité de salut public, qui absorba le pouvoir. Ce qui s'est fait par une révolution, nous venons VUUf demander de le faire par votre sagesse, par des institutions mûrement réfléchies.

Le Comité de salut public fut une nécessité, parce que, encore une il esl impossible qu'une grande assemblée puisse efficace exercer le pouvoir exécutif en agissant directement sur le pouvoir ministériel.

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