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PROJET D ADRESSE

aussi, on ce que, dans certaines manufactures, dans les verreries, par exemple, où le travail est très prolongé, on s'est permis d'étendre non pas seulement jusqu'à douze, treize et quatorze heures, mais jusqu'à vingtquatre et vingt-six heures le travail des enfants. (Exclamations et rires.)

Je ne croyais pas avoir besoin d'indiquer à la Chambre que, lorsque j'ai dit vingt-six heures, c'était vingt-six heures de travail sans discontinuer. (C'est évident.) Je n'aurais pas voulu, pour que ma phrase fût meilleure, lïi'arrêter à vingt-quatre heures. J'ai voulu puésenter le fait, dans toute son énormité.

Je dis donc que des enfants travaillent vingt-quatre et vingt-six heures. On se contente de jeter quelques matelas dans l'atelier, pour qu'ils s'y reposent de temps en temps.

Vous avez voulu une protection réelle pour les enfants, et cette protection n'existe pas. Cette réforme qui vous a honorés, il ne faut pas la laisser perdre, au moment où nous sollicitons vivement d'autres réformes.

Je le sais, on excite chez ses amis une sort^ d'irritation, lorsqu'on dit certaines vérités sur la politique qu'on suit en commun avec eux. Mais j'aime mieux l'avenir de cette politique que mon propre intérêt, que ma propre situation. Cette politique, je ne la veux pas seulement victorieuse, je la veux honorée. Je suis plus jaloux d'elle que vous-mêmes. Il ne me suffit pas qu'elle ait la majorité aujourd'hui, je lui veux la vie demain.

Parler comme je parle, c'est, comme le disait hier M. de Peyramont, servir utilement la politique conservatrice, à laquelle je suis dévoué. (Très bien ! très bien!)

CIIAMHRE DES DEPUTES

Suite de la discHssion du projet d'adresse, — Para- (graphe 4 : Instruction publique *.

M. LE Président. — L'ordre du jour appcHe la suite de la délibération de la Chambre sur les paragraphes du projet d'adresse.

La parole est à M. de Gasparin.

Le O a. de Gasparin. — Messieurs, je ne sais pas s'il y a place, dans ce long débat, pour une parole de liberté. (Oui ! oui !)

J'entends, non pas la liberté de 1808, mais la liberté de 1846.

La liberté de 1808 a été assez célébrée de part el d'autre.

1. Le débat — il a occupé plusieurs séances — est engagé à propos de l'ordonnance royale du 7 décembre 1845, qui attribue au conseil royal de l'instruction publique, un pouvoir arbitraire sur les écoles normales que va fonder le gouvernement dans les villes pourvues d'une facultt*.

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Quant à la liberté promise en 1830, refusée jusqu'en 1846, et qu'il est à peine permis de réclamer aujourd'hui, je voudrais en dire un mot à la Chambre. J'y suis, forcé, d'ailleurs, par les paroles qu'a prononcées hier, à cette tribune, l'honorable M. Thiers.

Je ne m'enferme pa&, comme vous le voyez, dans la question spéciale; elle a été épuisée, à mon avis. Je ne sais pas s'il se trouve encore dans la Chambre beaucoup de membres disposés à s'attendrir sur le sort de ces huit petites souverainetés absolues, qui ont été médiatisées par M. le Ministre de l'instruction publique. (On rit.) Je sors de ces étroites limites.

II y a ici deux questions : la petite et la grande, l'apparente et la réelle.

La grande question, la question réelle, celle qui, au fond, nous préoccupe, celle qui a donné de l'intérêt et de la grandeur au débat, c'est la question qu'a touchée hier en passant l'honorable M. Thiers, quand il vous a dit qu'il fallait tendre à l'unité, que l'unité en toutes choses, c'était la grandeur de ce pays ; et quand il a placé, remarquez-le bien, à côté de l'unité administrative représentée par le conseil d'État, à côté de l'unité de jurisprudence représentée par la cour de cassation, l'unité de l'enseignement, représentée par l'Université.

Messieurs, je ne crois pas qu'une parole plus dangereuse, qu'une parole plus contraire aux notions véritables de liberté, pût être prononcée dans cette enceinte.

Nous sommes encore des enfants en fiait de liberté. Regardez les peuples qui la pratiquent depuis longtemps î On l'a dit avec raison ; si le premier ministre d'Angleterre s'avisait de proférer une semblable parole au parlement ; s'il venait y dire que l'unité de l'ensei-

■ t^* l»I^C"i RS P«»LITIQl ES

;:ti»rEnent est nécessaire, que la direction de l'éducation (»ijl»)i(]iie t-st un tl"S privilégies de la couronne, laChambr.' <le*iorninu')e< le croirait fou. Mouvements divers.)

M-^si- urs. j" inVn tiens à la question politique; je Koiiblit; (Kts «)ue nous Nommes dans la discussion de ra<lr»->>e. et la Chambre p?utt'tre certaine que je ni*attaclii-rai »xclusivem'?nt, s^Tupulousement à ce côté de la libiTté drnseicnenunt : au oiité politique. < Bruit.)

l'oûc au centre, — Attendez ie silence î

M. Denmousseai \ DE Givré. — On le fait exprès.

M. DE Gaspari.\. — Je dis que la liberté d'enseignement est la première condition d'un gouvernement libre. Kt, par liberté, jentends la diversité possible, facile de renseignement.

Lîi Chambre va me comprendre. Qu'est-ce que le régimo représentatif ? qu'est-ce que le régime de liberté? C'est ropiiiioii publique, prenant un corps pour gouviîrner le pays. Aussi, quel est le point sur lequel se porte avec le plus de jalousie l'attention de tous les amis de la liberté? C'est sur la libre expression, sur la libre manifestation de l'opinion publique.

Or, il va deux manières de fausser l'opinion publique: par l'unité de l'enseignement, qu'on vous propose, et par l'unité de la presse, qu'on n'oserait pas vous proposer. Vous ne voudriez à aucun prix qu'il n'y eût qu'un seul journal, que le gouvernement pût seul parler à l'opinion, propager ses propres idées par le moyen de • la presse ; vous ne le voudriez pas, parce que le gouvernement fausserait ainsi l'opinion, déterminerait seul et absolument nos destinées et nos tendances politiques. Mais comme il ne s'agit plus ici que des générations futures, vous vous inquiétez peu de remettre au gouvernement une arme terrible, une influence exclusive,

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et vous voulez, vous libéraux, vous amis des libertés publiques, vous voulez l'unité de l'enseignement ; vous voulez que l'opinion des générations futures, que leurs tendances, que leurs idées, que leurs croyances, que leurs caractères, soient formés sous l'influence unique du gouvernement.

Ce n'est pas seulement par la considération que je viens de présenter à la Chambre, que la question touche aux libertés publiques ; elle y touche encore par un autre point : à un pays libre, il faut des hommes et des croyances. Avec l'unité d'enseignement, dans un pays où les convictions religieuses ne sont pas uniformes, vous n'aurez ni hommes ni croyances.

Je sais que nous avons tous un ennemi, un ennemi public, sur lequelnous nousruons tous: c'est l'individu, c'est l'homme qui veut être lui et non pas tout le monde. Je sais que nous rêvons un système d'après lequel on fabriquerait, pour ainsi dire, en gros les citoyens ; on leur donnerait à tous la même physionomie, la même empreinte ; on ferait une moyenne de caractères, d'opinions, de croyances : de la petite propriété en toutes choses. (C'est vrai !)

Voilà nos tendances véritables. Et. s'il y a un mot qui nous indispose, une idée contre laquelle on s'insurge, c'est l'idée d'absolu. L'absolu ! et cependant, les grandes choses sont toutes faites par des idées absolues. Parti de la résistance, entente cordiale, autant d'idées absolues qui saisissent l'opinion, qui ont réussi parce qu'elles étaient absolues. Émancipation des noirs, abolition des lois sur les céréales, toujours des idées absolues, présentées comme telles : les seules qui se puissent suivre, les seules qui remuent un peuple, les seules qui s'emparent des intelhgences et des cœurs.

:Ui DISCOURS POLITIQUES

Un lionime dont on a souvent cité les paroles, et avec raison, M. Royor-Collard, en a dit une que je demande la permission de citer à mon tour. U a dit ({u'ii y avait dans ce pays-ci, une grande école d'immoralité (j*ajoute une école de servitude) ; cette école, c'est celle des événements. Et qu'apprend-on, dans Técole des événements ? On y apprend à préférer le fait au droit; on y apprend à avoir plus d'habileté que de doctrines; à abdiquer son opinion propre pour chercher Topinion des masses, pour se perdre dans les majorités; on y apprend à adorer la nécessité, on y apprend à se placer^ non dans la vérité ' absolue, mais, comme on Ta dit si bien, trop bien : dans la vérité relative de son temps, de son pays. (C*est vrai !)

Tel est rcnseifçnement qui se propose, qui se répand, qui pénMro les âmes, qui ruine les individualités, qui abaisse les niveaux. Et vous voulez lui opposer, quoi? réclectisme universel, nécessaire ; Téclectisme philosophique et religieux des collèges de rUniversitél £t vous avez besoin d'hommes, de croyances ; vous avez besoin de ces éléments qui gênent quelquefois, parce qu'ils résistent; vous avez besoin de diversités, de divergences consciencieuses ; vous avez besoin de caractères absolus , indépendants ; et vous n'en voulez pas !

Je parle en présence d'une opposition. (L'orateur se tourne vers la gauche.) On peut trouver parfois que l'opposition gêne; qu'elle empêche que nous ne soyons toujours d'accord. Eh bien, je prétends que c'est cette gêne-là, qui fait notre vie et notre force. (Très bien!) Je prétends que nous serions tous affaiblis, si nous ne rencontrions plus de divergences; si

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nous arrivions à cette unité que Ton rêve, que Ton veut, et qui est ia mort.

Je comprends, Messieurs, que ceux qui veulent Tunité telle que l'entend M. Thiers, je comprends que ces hommes-là admirent les institutions impériales et les traditions de Louis XIV ; je le comprends à merveille.

Oui, on nous parle de liberté, et en même temps on nous cite continuellement les décrets de 1806, les décrets de 1808, les décrets de 1841. Tout cela (voua l'oubliez sans doute) a été rendu dans uii lenaps où il n'y avait ni journal, ni tribunal, ni voix indépendantesnulle part; où une seule voix se faisait entendre, ou une seule pensée se produisait ; pensée. assurément très forte, mais très despotique.

J'ai entendu souvent; avec surprise, accoler le mot de liberté et les noms de Louis XIV et de Bossuet. Con^ tinuellement; on nous jette ces noms-là.

Bossuet faisait la théorie, pendant que son maître faisait la pratique. Bossuet demandait, justifiait la persécution; Louis XIV raccordait, la mettait dans ses édits. Voilà la vérité.

La liberté ! Elle a eu trois noms sous Louis XIV : elle s'est appelée Port-Royal, et la charrue a passé sur les débris de Port-Royal ; elle s'est appelée la Réforme, et les réformés ont rempli les bagnes et peuplé les pays voisins; elle s'est appelée rUltiamontanisme (oui, Tuliraraontanisrae a été une des formes de la liberté ; c'était une protestation contre l'unité de ce temps-là, contre l'unité de Louis XIV) et on a marché sur l'ultramontanisme, et on a fait les quatre articles, et on a tenu l'assemblée' de 168^.

Après cela, il y eut unité. Une seule pensée, une seule croyance: rien qui ne fût timbréet approuvé à Versailles.

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Alors, It» be:ui idéal de votre système fut réalisé. (Rumeurs.)

Il est fâcheux dVln» seul de son avis ou à peu près. (Non! non!)

Voilà vos traditions, vos traditions de liberté; je vous les laisse. Quant ù moi, j'étouffe dans cette atmospht'Tt> des souvtMiirs de Tcmpire et de Louis XFV; j'étoutru là, il me faut lair de mon temps, Tair de nos institutions. J'ai Iwsoin de me retrouver au niilicu de mes contemporains, d(; mes concitoyens, au milieu de nos idées et de nos lois.

Et ici, combien de témoins s'élèvent en faveur de la cause que je soutiens ! De tous les cAtés, ne l'oubliez pas (on l'oublie trop), de tous les côtés, de nobles défenseurs vitmnont soutenir cette o^use. Sous la restauration, pas un des amis des libertés publiques ne Ta désertée ; tous voulaient la liberté, la liberté vraie, large de l'enseigncîment ; non pas celle que vous avez mise dans votre rapport (Mouvement.), dans votre projet de loi; cette liberté menteuse, contraire aux promesses de la charte, et dont nous ne voulons à aucun prix (Bravo! à droite.); cette liberté que vous nous accordez par parcelles imperceptibles, de manière qu'il y ait moins de collèges libres après qu'avant. Non, ce n'est pas de cette liberté que voulaient ses vrais amis.

Vous vous rappelez peut-être, avec quel dédain M. Benjamin Constant repoussait les ordonnances de 1828, qu'on prétendait lui donner comme écjuivalent de la loi d'enseignement ; vous vous le rappelez, Messieurs, et je pourrais prendre et sur les bancs des ministres et dans le cx)nseil royal des exemples fameux : M. Guizot, M. Ducliâtel, M. Saint-Marc Girardin, M. Dubois! tous ont soutenu la liberté, la vraie, la liberté d'enseigne-

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ment qui ouvre largement les portes, qui veut créer la diversité dans le pays, qui veut qu'il y ait plusieurs enseignements, qui veut une concurrence réelle ; et non pas cette liberté menteuse, qui met partout l'Université, et ne voit pas de place à côté d'elle. (Interruption.)

Je ne retiendrai pas longtemps la Chambre, elle peut en être sûre. (Parle-z! parlez!)

M. Garni£r-Pagès. — Parlez! vous êtes sincère!

M. DE Gasparin.— C'est plutôt une protestation qu'autre chose, que j'apporte à cette tribune. (Parlez! parlez!) Voilà mes témoins, voilà ceux qui se placent à côté de . moi, devant moi; oui devant moi; derrière lesquels je marche dans cette bonne guerre ! Et je pourrais non seulement invoquer les hommes, mais encore les événements.

Savez-vous, Messieurs, que la révolution de 1830 s'est faite aux cris de Vive la liberté d'enseignement! (hiterruption nouvelle.)

On m'interrompt î Lisez la proclamation du général Lafayette aux habitants de Paris, vous y verrez...

M. DuPLN. — C'est la charte de l'hôtel de ville. (Bruit.)

M. DE Gasparin. — Vous y verrez la liberté d'enseignement, avant qu elle fût inscrite dans la charte.

U7ie voix. — On est d'accord .

M. DE Gasparin. — Je sais que tout le monde est d'accord. Nous sommes d'accord, nous le répétons sans cesse. Nous voulons tous la liberté de l'enseignement.

Eh bien, je le nie. Nous voulons la liberté vraie, et vous voulez la fausse ; vous voulez l'apparente exécution des promesses de la Charte. (Approbation sur plusieurs bancs.)

Messieurs, d'où vient qu'àcôté de tant de témoignages.

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lors(iue tant d'hommes, de toutes paris, ont élevé It voix pour cette cause, je me retrouve seul?

M. DE Lamartine. — Nonînou!

M. DE Gaspahin. — Presque seul.

1^ raisou est très simple : rUaiTersité a été habile cl heureuse, elle a crié au jésuite! Et, dans ce paysoi ou subordonne si aisément tous les principes à toutes les passions, toules les conviclions à toutes les circonstances, ceux qui défendaient la liberté d'enseignement, lui ont tourné le dos. (C'est celai)

Je ne crois pas avoir besoin de faire ma profession de foi, au sujet des jésuites.

Un membre. — Vous êtes un jésuite l (ËjLclamatioitf et rires.)

M. DE Gasparw. — Je suis un jésuite? (Bruit.)

M. DE L'EspÉE. — Ne prenez pas cela au sérieux.

M. DE Gasparin. — Je disais (et j'insisterai davantage sur cette i>ensée, puisque j'ai été interrompu) je disais que je n'avais pas besoin de faire ma professsion de foi au sujet des jésuites. Je déclare qu'il n'y a pas ^ans cette Chambre un seul membre, un seul ! qui voulût exprimer, comme je le ferais, ses répugnanoes pour les dogmes ultramontains (Mouvement.); et non seulement ma répugnance, mais ma méfiance. (Éooatez! écoulez!)

Je ne veux paraître dupe à personne; je ne veux pas qu'on croie que je me berce d'illusions, que j>e œ iie à certaines protestations libérales. Elles sont sincères ici, cliez plusieurs des honorables défenseurs de la liberté d'enseignement ; ils en ont donné des preuves; ils ont voulu la liberté pour les autres comme pour euxmêmes : je crois complètement à leur sincérité. Mais en dehors des enceintes législatives, je le déclare bien

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haut, pour qu'on n'attribue pas les paroles que je porto à cette tribune à de fausses espérances et à de iausses idées ; en dehors des enceintes législatives, je ne crois pas au libéralisme du parti ultramontain. Je n'y o-ois pas, parce que la liberté que les hommes de ce parti veulent en France, ils ne la veulent pas, là où ils pourraient rétablir; la Belgique exceptée (Mouvement.) ; noble exception, à laquelle on ne rend pas assez hommage. (Rumeurs.) A cette excepUon près, tous les pays où Ton pourrait exercer son influeace, où Ton pourrait réclamer la liberté, tous Jes pays où on rétouife, où elle n'existe à aucun prix, à aucun degré, dans aucune mesure, tous ces pays sont oubliés, par le parti qui se montre si libéral chez nous. (C'est vrai !)

En halie, il n'y a pas un Italien qui puisse manifester une dissidence quelconque, sans encourir des peines graves. Eu Espagne, pas un Espagnol, en Portugal pas un Portugais. Aujourd'hui encore, les prisons de Ûardère sont pleines d'hérétiques* !

Oui, Messieurs, en 1846, il y a des hommes condamnés pour crime d'hérésie ; et l'on voit le clergé portugais faire déposer sur le bureau de la Chamln'e des pairs de Lisbonne, une proposition destinée à aggraver ces indignes lois. L'Amérique méridionale est absolument asservie : là, pas la moindre dissidence possible, pas une seule garantie de liberté ! li me serait facile de parcourir ainsi le monde entier, de visiter avec vous tous les États où la voix du parti ultramontain pourrait être ««tefidue, où son influence pourrait s'exercer, et vous verriez le même spectacle se produire partout !

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