ÉLECTION OS MM. D8RÉGNAUCOUHT, ETC
faire écbjBG & cette puissance d'attraction qu'il semble exercer sur le suffrage universel, tous les partis, excepté le parti radical, se liguent contre lui sous 1# même drapeau, celui de la République, telle que le gouvernement la représente.
Voilà donc où las royalistes en sont venus. Ah ! ils nous par* laient un autre langage, et ils affichaient d'autres prétentions lorsqu'il rédigeaient des manifestes concluant à un compromis entra la monarchie du droit divin et la monarchie constitutionnelle, lorsqu'ils complotaient dans las couloirs de l'Assemblée pour la destructipn de la République, lorsque leur politique courait, essoufflée, de Chantilly è Anvers et d'Anvers à Chantilly, lorsque la seule alliance projetée par eux était celle de la légitimité et de l'orléanisme, non pas seulement contre la République radicale, mais contre la République avec ou sans épithète, contre la République tout court I
Aiq*i, la première conclusion à tirer de la lettre de M. le duc de Broglie est celle-ci : Fatigués de se jeter, comme a dit M. John Lemoine, des drapeaux à la tête, avertis de leur faiblesse par la difficulté qu'ils ont éprouvée à s'entendre sur le choix d'un maître, les royalistes n'ont plus qu'une ressource — triste ressource, qui consiste à invoquer de nouveau le spectre rouge, à se servir du mot radical pour effrayer les consciences timides et les esprits ignorants. — Triste ressource qui consiste i faire tuer la République par la République elle-même, en opposant ceux qui l'aiment d'un amour récent ou timide à ceux qui depuis longtemps lui ont voué uo culte réfléchi et l'ont toujours regardée comme le seul gouvernement digue d'une nation majeure. (Applaudi$$ements.)
U faut, messieurs, déjouer cette manœuvre. Où nos adversaires s'étudient à faire la nuit, il faut appeler la lumière. Il faut avoir raison de cette vague et imbécile puissance des mots, derrière laquelle ce réfugie leur inhabileté à nous vaincre sur le champ de bataille dp l'idée. Il faut leur apprendre que l'armée républicaine qu'Us ont devant eux ne se divisera pas pour leur plaire, que le gros de cette armée ne fera pas feu sur ses éclaireurs, et que s'ils espèrent WôUre aux prises l'avant- garde et Carrière-garde, ils se trompent» (Trk bienJ)
Et d'abord» quel est aujourd'hui le parti conservateur? Le parti conservateur, messieurs, c'est le parti républicain, c'est nous» (Bmvol Bravoï) Et pourquoi? par une raison bien simple : c'est que, pour vivre, la République n'a rien à renverser, tandis qu'aujourd'hui^ pour vivre, la monarchie aurait à renverser la Repu-