‹ Discours politiquesChapitre 15 sur 35 · ÉLECTION DE MM. DÉRÉGNAUCOURT, ETC · texte numérisé non relu

ÉLECTION DE MM. DÉRÉGNAUCOURT, ETC

blique; ea d'autre» termes, à faire une révolution. (Très bien/ Très bien/)

Personne aujourd'hui ne nie que le gouvernement de droit ne soit celui qui a pour base la souveraineté du peuple, s'exprimant par le suffrage universel. Or, Tunique forme de gouvernement qui se concilie avec l'exercice continu, régulier, toujours libre, toujours pacifique de la souveraineté du peuple, c'est la République, une nation ne pouvant d'avance, sans abdiquer sa souveraineté, renoncer à la faculté de choisir pour directeurs de ses destinées les plus méritants et les plus capables. Donc, aussi longtemps que ces deux grandes choses ont été à conquérir : le suffrage universel, qui est le principe de la souveraineté du peuple, et la République qui est sa forme nécessaire, — la politique républicaine a été naturellement une politique militante. Mais ce temps est passé. Le suffrage universel, qu'on disait n'être qu'une utopie, est devenu la plus vivante des réalités. La République qu'on traitait de chimère, est devenue le fait dominant de la situation.

Il n'y a plus maintenant à combattre pour conquérir la souveraineté nationale, ni au point de vue de son principe fondamental, ni au point de vue de sa forme nécessaire. Pourquoi le combat? Nous avons la victoire. Il s'agit seulement de la conserver, et c'est pour cela que le parti républicain est le parti conservateur par excellence aujourd'hui, et qu'en dehors de lui il n'y a«plus que des royalistes révolutionnaires. (A/?/?/aw<imamen^.) Des révolutionnaires dans le mauvais sens du mot ; car il ne faut pas confondre ceux qui ont travaillé à une révolution ayant pour but d'amener la volonté de quelques-uns à s'incliner devant la volonté de tous, avec ceux qui travaillent aujourd'hui à imposer à la volonté de tous la volonté de quelques-uns. Autre chose est de combattre pour le droit, autre chose est de combattre contre lui. Et que font-ils, si ce n'est de combattre contre le droit, ceux qui, dans l'élection de nos amis, ont trouvé matière à des protestations violentes ; ceux qui, ayant l'audace d'appeler à leur barre le suffrage universel, legourmandent, et l'accusent, et le condamnent; ceux qui disent qu'un bulletin de vole est plus à redouter qu'un fusil, et qui, prévoyant bien que l'Assemblée nouvelle sera une assemblée aussi franchement républicaine que librement élue, la maudissent d'avance? Les mauvais révolutionnaires, les voilà. (Bravo/)

Et ce sont eux cependant qui se posent comme les représentants de la politique conservatrice, ce sont eux qui nous attaquent au nom de l'ordre !

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