E LENDEMAIN DE LA CONSPIRATION DU 16 MAI
n pareil langage, qu'aurait-on pu répondre?
le répète donc : passer sous les fourches eaudines d'une e dissolution était impossible. Mais alors, c'était la lutte \ à son plus haut degré d'intensité; c'était la résistance jusbout, avec ce qu'une résistance de cette nature entraîne de cations redoutables, de poignants sacrifices et de périls... >.mentJ)
supposons maintenant que, les constitutionnels du Sénat reculé devant l'horreur des conséquences qui viennent d'être ées, et le chef de l'État se contentant de choisir des ministres : à la Chambre, on eût atteint la fin de l'année sans que le t eût été voté, quelle série de calamités d'un autre genre, ion moins terribles, la France n'aurait-elle pas eu à subir? n'ai pas besoin de vous dire, mes chers concitoyens, que le le refuser le budget est à mes yeux absolument sacré, rien t plus propre que l'exercice de ce droit à arrêter le despo-
à le mater, à le vaincre. Je connais l'Angleterre, j'ai étudié istoire, et je n'ignore pas que c'est le maniement de cette e force, le vote du budget, qui a fini, après de longues luttes, ndre la nation anglaise maîtresse d'elle-même, fut un temps, en Angleterre, où les Communes, composées ux chevaliers par comté, de deux citoyens par cité, de deux ;eois par bourg, attendaient, tête basse, qu'on leur demandât ['elles avaient à donner au roi, valets qui nourrissaient le e. Quel chemin les Communes anglaises ont parcouru depuis! ti! c'est qu'elle était bien autrement lourde et tranchante que pières des hauts barons, l'épée qu'ils avaient mise, sans le r, entre les mains du peuple, le jour où ils avaient imposé au 3an cette magna char la qui portait : « Aucune taxe ne sera
sans le consentement du Parlement. » Toute l'histoire des tes du despotisme chez nos voisins d'outre-Manche est con-
2 dans 'ces deux lignes. Les Anglais sont devenus libres, en int la main à leurs poches et en criant à leurs rois : « La té, ou pas d'argent! »
lais ceci reconnu, il faut bien convenir que ce serait chose e gravité immense que le refus du budget passant de l'état de ace à l'état de réalité. Il est même difficile de concevoir, là où familles innombrables ne vivent que du budget, une perturbasociale plus profonde et des souffrances plus aiguës que celles résulteraient du refus de payer les impôts donné pour corol-
3 au refus de les voter. Eh bien, c'est à cette perturbation