E LENDEMAIN DE LA CONSPIRATION DU 16 MAI
; clérical M. Wallon et ses collaborateurs du centre droit ont camisole de force de la République, ilà comment il se trouve qu'on n'a pu échapper à la mort ir l'emploi d'un remède très médiocrement efficace, si Ton à la grandeur du mal. {Sensation.)
iccusera-t-on d'exagérer, quand je parle de la grandeur du £h ! quoi de plus menaçant, je ne dirai pas que l'incident de es, mais que les efforts tentés pour couvrir les complots sur ls il lève à demi le voile? Quoi Se plus attristant surtout, fait du major Labordère mis en disponibilité comme coupa* ivoir déclaré que son épée n'était pas pour être ensanglantée vice d'un crime d'État? (Applaudissements prolongés.) 'il y ait eu depuis le 46 mai jusqu'au 14 décembre conspiraermanente ayant pour but de changer la forme de gouvernec'est ce que nous autoriserait à croire, à défaut d'une te, le langage forcené des journaux de la coalition antilicaine, leurs appels farouches à la force brutale, et cela est nement très grave ; mais j'affirme que le coup frappé sur le Labordère par ceux-là mêmes dans l'intérêt desquels il avait d'avance son concours à la violation des lois, est quelque de plus grave encore. Quel est, en effet, le soldat qui ne se derait pas comme voué fatalement à la perpétration de tous imes qui lui pourraient être professionnellement ordonnés, rdre reçu, il est amené à se dire : « Pour peu que j'hésite, sur à moi! Car, même dans le cas où ceux que je refuse d'égorîmporteraient, ils me puniraient de ne les avoir pas égorgés! » ji ne sent qu'une pareille pratique va droit à promettre un s facile, un succès certain aux plus noirs complots, et à •e la liberté, la fortune, la vie de tous à la merci d'un homme se trouvant au sommet de la hiérarchie militaire et n'ayant parler pour être obéi, pourrait employer l'armée comme une e à broyer des têtes? (Applaudissements.) ourquoi les auteurs ou fauteurs du 16 mai n'ont-ils pas poussé l'à un coup d'État l'audace de leur entreprise? Probablement, 3 qu'ils n'étaient pas, comme on dit, « sûrs de l'armée. » Fort ; mais, s'ils avaient été sûrs de l'armée, grâce aux effets de la rine qui vient d'être appliquée par le gouvernement du 14 dé- )re au major Labordère, que serait-il advenu de la Républide la liberté? que serait-il advenu du pays et de ce gouverent lui-même?
)h! je sais tout ce dont les prône urs de l'obéissance passive