‹ Discours politiques de m. Gambetta: Deux lettres à un conseiller généralChapitre 37 sur 45 · SDR LES NOUVELLES COUCHES SOCIALES · texte numérisé non relu

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fonctionné depuis vingt ans, ayant fonctionné d'une manière plus ou moins libre. . . (Interruptions à droite.)

M. Dahirel. — Malgré vous!

M. Henri Fournier... et ayant été interrompu après le 4 Septembre.

M. le vicomte de Lorgeril. — Qu'avez-vous fait après le 4 Septembre? (Rumeurs à gauche.)

M. Henri Fouhnier. — Pourquoi n'a-t-il pas fonctionné après le 4 Septembre ?

M. Gambetta. — Le suffrage universel a fonctionné, ,.

M. Dahirel. — Malgré vous! (Réclamations à gauche,)

(Des interruptions sont échangées entre les membres qui siègent à droite et à gauche.)

M. Gambetta. — Le suffrage universel ayant fonctionné...

M. Dahirel. — Malgré vous ! (Nouvelles réclamations à gauche.)

M. le président. — Veuillez ne pas interrompre.

M. Gambetta. — Le suffrage universel, je le répète, ayant pendant vingt ans fonctionné sous l'empire, ayant fonctionné à partir de la paix... (Interruption.)

M. Dahirel. — Malgré vous !

M. Gambetta. — Malgré moi, je vais vous le dire ; mais lais- «ez-moi parler.

Plusieurs membres à droite. — Pourquoi l'avez-vous confisqué ?

M. Gambetta. — M. Dahirel prétend que c*est malgré moi.

A droite. — Oui! oui !

M. Gambetta. —Oui! oui! Après? Quand vous le répéterez cent fois!

Un membre à gauche, — On veut vous empêcher de continuer ; ne répondez pas !

Un autre membre à gauche, — M. le président oublie de rappeler à l'ordre les interrupteurs. Si nous interrompions ainsi, nous serions rappelés à l'ordre.

M. LÉON Gambetta. — Le suffrage universel ayant foQd<»

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lionne dans différentes circonstances, avant comme après la guerre, — non pendant la guerre, — et j'estime encore, monsieur Dahirel, qu'il ne pouvait pas fonctionner pendant la guerre... (Exclamations ironiques à droite.)

M. Dahirel. — Je demande la parole.

M. LÉON Gambetta. — Eh bien, le suffrage universel... (Interruptions à droite.)

Un membre à droite. — Au lieu de consulter le suffrage universel, vous avez pris le pouvoir.

M. Gambetta. — Oui ! il était enviable, le pouvoir, dans ce moment-là! (Exclamations à droite.)

Quelques membres à droiic. — Pourquoi Tavez-vous pris?

.M. Gambetta. — Je ne l'ai pas pris. (Si! si! à droite.) En ce moment, personne ne voulait ^e le disputer. (Nouvelles et bruyantes interruptions à droite.)

Si vous vouliez me permettre de compléter ma pensée, je terminerais brièvement et je vous fatiguerais moins de ma présence.

Un membre à droite. — Oui ! — Très-bien !

A gauche. — A l'ordre! à Tordre! Bruit prolongé.

M. ToLAiN. — Que rinternipteur mette son nom à VO/jîciel, afin qu'on le connaisse.

M. Schoelcber. — C'est une inconvenance.

M. Gambetta. — Me^:sieurs, je comprends toutes les impatiences ; mais vous pourriez renoncer à ce système de provocations peu courtoises, car je suis résolu à aller jusqu'au bout (Très bien ! très-bien l à gauche) et à ne pas manquer de patience, pour mon compte.

Eh bien, messieurs, dans les observations que vos interruptions ont si souvent coupées , j'avais Thonneur de dire, après avoir esquissé très-brièvement les résultats naturels des divers régimes électoraux, que le suffrage universel lui aussi a mis au jour dans cepa\s-ci une nouvelle couche sociale, et j'ajoute que c'est cette nouvelle couche sociale que depuis deux ans on voit apparaître partout, sage, modérée, patiente, maîtresse d'elle-même (Interruption à droite), capable de

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