SUR LA PRATIQUE DU DROIT DE RÉUNION
confus qui bouillonnent dan«^ les démocraties, faire un juste départ entre les chimères et les idées réalisables. Par coni-équent, messieurs, débarrassez -vous de ces superûcielles façons de juger les choses.
Allez au fond, et vous reconnaîtrez que, de même que la liberté de la tribune est ici sacrée pour l'instruction et la direction du pays, de même pour éclairer, pour moraliser les masses, il y a une liberté sacrée, nécessaire ; c'est cette liberté que vous raillez, et dont vous ne comprenez pas qu'il vous appartient à vous-mêmes de fiure usage pour instruire les campagnes, pour parlera vos électeurs. Usez-en, mais faites- nous une liberté égale, suivez ces Anglais que vous voulez imiter, faites le fair play.
Voilà comment on gouverne les démocraties. Si vous voulez les bâillonner, de plus robustes bras que les vôtres s'y sont brisés déjà bien des fois, vous y périrez comme vos devanciers, et vous ne laisserez que le souvenir d'une politique auss insensée qu'impuissante. (Applaudissements à gauche. — Réclamations et murmures à droite.)