LEDRU-ROLLIN. — I
prendre à porter sa plainle, fait donner un quatre-piquels .^ (c'est-à-dire 25 coups de fouel) à ce malheureux, en pré- — sencc même de la geniiarmerie.
" Lejiif,'e de paix du Moule dénonce le fait au procureur—», du roi, M. Marrait, par une lettre en date du 22 février iS40^ < rappelée dans une autre lettre du 4 mars 1S40. Le [irocu — .■ rciir du roi ne répond pas. Une nouvelle lettre du 7 mar .^ informe le procureur général, M. Bernard ; le procureui^ j général ne répond pas davantage. L'affaire en reste là. !■ "^ [Mouvement prolongé.)
L'honorable M. Chégaray, qui protestait tout à l'heure s: -^f
ënergiquemenl au nom des procureui-s généraux, trouvera-
l-il ce fait assez significatif?
(Ce dépiUé fait observer que ce sotit là des aitégation^^-i tans preuves.) 1
Sans preuves! Ah! je vous citerai bientilt la source incon — testable à laquelle, entre mille autres, je le répète, j'ai, puisé ce fait, et personne ici ne [wurra la récuser, plus qu'il uû l'a été aux colonies. Mais pcrmetleï. auparavant, que je vous cite un abus non moins révoltant, commis, cette fois, non par un juge, mais par un administrateur.
Ici ce n'est plus un esclave à qui on refuse justice, c'estune femme libre qu'on va vendre, en violatioB de lou»- les droits.
Non, Don, ce oe sont point des allégations, je citerai l< dates el les noms.
« La nomm^ Manelle, arrêtée diva^ant (I ). le I' Tembre 1836. resU à la geôle de la Etasse-Terre jusqu'ai 95 février 1858. quoiqu'elle se dit libre. Elle ne îo&tifïai ses allégations, il est vi-ai, {lar aucun litre; mais personnt ne la rrrlamaU, et nul durant cr long rspacr de Un-ps ae fL vakùrdd droit sur elle. Toujours mal«dc, d'ailleurs, et eau