‹ Discours préliminaire de l'encyclopédie (volume 2)Chapitre 15 sur 87 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

parmi les connaissances réelles qui constituent rhistoire et Téloge de Tesprit humain, dont le reste n'est que le roman ou la satire, les principes de nos connaissances certaines; de présenter, sous un même point de vue, les vérités fondamentales; de réduire les objets de chaque science particulière à des points principaux et bien distincts.

VEssai n'est pas moins curieux par ce qu'il omet que par ce qu'il développe ou suggère. Les sciences ont pris, depuis le xvif siècle, un essor prodigieux, mais la capacité de l'esprit ne s'est pas accrue. Des Eléments, ayant la même étendue que ceux d'autrefois, comprenant ce qu'il convient d'enseigner, pour parler notre langage, dans la^ classe de philosophie, doivent donc restreindre la. part de chaque matière. Volontiers on donnera^ la plus grande place aux plus nécessaires ou à celles qui ont fait le plus de progrès et sont les plus certaines. Aussi après avoir, en 36 pages S tracé un tableau de l'esprit humain au xviii® siècle, exposé le dessein, l'objet et le plan général de son ouvrage et la méthode à suivre, d'Alembert consacre 8 pages à la logique, 32 à la métaphysique, 66 à la morale, 9 à la grammaire, 68 aux mathématiques, 72 à la physique. La logique est réduite à une seule règle : trouver les intermédiaires qui nous permettent de comparer plu-

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