Édition de
l'œuvre XXVII
sieurs idées. A la démonstration, par laquelle nous voyons avec évidence la liaison ou Topposition des deux idées, estjoint l'art de conjecturer, qui, fournissanl les diverses nuances du vraisem- Wable dans les sciences où la vérité nous échappe, est traité en 58 pages des Eclaircissements, La grammaire, réunie à la logique, occupe 55 pages de ce dernier ouvrage. Quant h la métaphysique, il faudrait, selon d'Alembert, la borner à la question de savoir comment nos sensations produisent nos idées. La spiritualité, Timmortalité de Tâme, Texistence de Dieu sont des vérités <|u'il faut affirmer, sans trop considérer les difficultés qu'elles présentent. Aussi, des 36 pages ^Éclaircissements qui portent sur la métaphysique, une moitié traite de l'analyse des sens et l'autre expose les difficultés presque insolubles quelle soulève. Pour faire une place aux mathéï^atiques, qui occupent en outre 105 pages des Eclaircissements^ h la physique, à la morale qui prend une importance capitale, — puisque le philosophe demande à la raison et non à la révélation de diriger sa vie, — à Part de conjecturer et à la grammaire, d'Alembert supprime l'ancienne logique. Il laisse également de côté toutes les questions ontologiques ou métaphysiques sur lesquelles on ne peut arriver à une clarté suffisante, et affirme simplement la spiritualité, Timmortalité de Tâme, l'existence de Dieu. Ainsi la métaphysique est ramenée à peu près à l'idéologie ou