XXVIII INTRODUCTION
à la psychologie. Et d'Alembert ne tient encore compte ni de l'histoire, ni des sciences de la vie, qui prennent dans la seconde moitié du siècle un développement si considérable!
Comme la chaîne des vérités est fort souvent rompue, il faut faire entrer, dans des Éléments, celles qui sont à la tête de chaque partie et celles qui se trouvent au point de réunion de plusieurs branches, c'est-à-dire, d'un côté, les faits simples et reconnus qui n'en supposent point d'autres et qu'on ne peut ni expliquer, ni contester. Telles sont, en géométrie, les propriétés sensibles de l'étendue; en mécanique, l'impénétrabilité d'où sortiront des définitions qui expliquent, non la nature de la chose, mais la manière dont nous la concevons. De l'autre, il faudra prendre des vérités qui résultent des vérités primitives, mais qui ont au-dessous d'elles un grand nombre de vérités secondaires.
Après la logique et la métaphysique, vient la morale, qui comprend 4 divisions : la morale de l'homme, membre de la société générale, celle des législateurs, celle des Etats, celle du citoyen, auxquelles on peut joindre celle du philosophe. La logique, la métaphysique, la morale sont étroitement unies. De même, la grammaire ne doit être séparée ni de la logique, ni de la métaphysique.
L'étude de la nature commencera par la science des propriétés, de la grandeur en général; par
l'oeuvre XXIX
l'algèbre, à propos de laquelle on développera la métaphysique simple et lumineuse qui a guidé les inventeurs. Puis on passera à la géométrie. Avec les principes de ces deux sciences, le philosophe arrivera à la mécanique, tentera d'en reculer les limites, d'en aplanir Tabord, c'est-à-dire d'en déduire les principes des notions les plus claires et de les étendre en les réduisant. L'astronomie, la plus certaine de toutes les parties de la physique, suit la mécanique. D'après la méthode des mventeurs, on montrera comment on est parti des hypothèses les plus simples pour rendre raison des phénomènes, comment on les a rectifiées par la connaissance plus exacte de ces derniers, et porté ainsi l'astronomie à un haut degré de perfection. On montrera les progrès de l'astronomie physique dans l'explication des phénomènes célestes. Puis on abordera Toptique, où la théorie de la lumière forme un objet presque entièrement mathématique, tandis que la théorie des lois de la vision est encore presque toute à faire; Tacoustique, ou théorie des sons, qui a l'expérience pour base; Thydrostatique et l'hydraulique, la physique générale et la physique expérimentale. Signalons encore, dans les Éléments, un certain nombre d'idées d'une importance considérable. D'Alembert souhaite qu'on fasse un tableau exact, i chaque époque, des révolutions de l'esprit humain; qu'on compose un catéchisme de morale H'usage et à la portée des enfants. Cherchant